Un triptyque gagnant vers la ville intelligente : collecter, traiter et certifier les données issues des objets connectés

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La ville du futur ne sera pas nativement intelligente, résiliente, durable et inclusive ! Ses acteurs devront être capables d’orchestrer les données issues des objets connectés distribués sur tout le territoire pour délivrer des services innovants, de la valeur et des expériences incomparables aux « utilisateurs » de la ville. Pour autant, ceci devra se réaliser dans un cadre visant à promouvoir la transparence et le respect de la vie privée tout en garantissant la provenance et la qualité des données.

Une ville intelligente, ce sont des objets connectés et une infrastructure télécom sécurisée

Nous observons tous une augmentation significative du nombre d’objets connectés dans notre vie quotidienne. Elle va de pair avec une diminution de la taille et de la consommation des capacités de calcul, du coût marginal de connectivité, des prix de stockage et de traitement des données. A terme, la démocratisation des objets connectés et leur miniaturisation, va permettre la déclinaison du qualificatif « Smart » partout dans la ville : home, building, transport, grid, utilities, logistics, retail, infrastructures, advisors, robots, dust… Chaque objet connecté émettra les données qu’il capte et/ou traite vers un système plus centralisé. Toutes ces données viendront alimenter des lacs de données hétérogènes. Pour leur permettre de transiter, Orange investit chaque année dans le développement et le déploiement de nouveaux moyens de connectivité (5G, Lora, LTE-M…) toujours plus performants et sécurisés.

Une approche bicéphale de transparence et d’anonymisation des données

Afin d’alimenter ces réservoirs de données (auxquels seront appliqués les approches Big Data qui créeront la structure et la valeur), les différents producteurs de données décentralisés devront les partager sur des plateformes ouvertes. En France, la démarche « open data » s’accélère, la loi Lemaire, applicable en Octobre 2018, en est un bon exemple.

Face à cette transparence, un autre poids lourd : la protection de la vie privée ! Nos experts travaillent le sujet de l’anonymisation des données depuis plusieurs dizaines d’années. Cependant, il faut imaginer la complexité de gestion des plateformes smart-city alimentées par les traces numériques laissées par l’ensemble des activités « smart » de la ville. Comment assurer que l’ensemble des données anonymisées mises en commun ne permettront pas, par recoupement, d’identifier les usagers et leurs comportements individuels ? Cela correspond probablement à la définition d’un « wicked problem » et c’est indéniablement une véritable problématique de Recherche ! Les experts d’Orange y travaillent, auprès de quartiers, villes et communautés de communes.

Aujourd’hui, des acteurs étatiques de protection existent en France. Demain (en mai 2018), de nouvelles démarches de protection de l’usager (le RGPD) seront mises en œuvre au niveau supra-étatique, avec des sanctions dissuasives à la clé (entre 2 et 4% du CA mondial)…

Un mode de garantie d’origine et de qualité de la donnée

Une fois atteint l’objectif de l’« open Data » -fait de lacs de données où se déversent des flots de données cyber-sécurisées, récentes et anonymisées, sans risque d’inférences liées aux modèles prédictifs (security by design)- un libre accès est donné aux acteurs économiques pour favoriser la créativité des start-up, la libre concurrence et la création de nouveaux services. La question de la fiabilité de la donnée est alors sur la table ! Afin d’éviter l’écueil GIGO (Garbage In Garbage out) dans les systèmes d’intelligence artificielle, une notion de traçabilité de la donnée doit être établie. Chez Orange, nous investiguons de nombreuses approches innovantes, en interne, avec des clients et des partenaires, différentes solutions en lien avec la gestion du consensus multi-tiers, et notamment, de type Blockchain (Ethereum, Hyperledger Fabric…) mais aussi des déclinaisons de cette chaine comme par exemple IOTA. Cette dernière approche (de type graphe acyclique dirigé) diffère de la blockchain dans la gestion du consensus. Ses fondateurs visent à créer une place de marché qui permettrait d’automatiser l’échange de données issues d’objets connectés en supprimant les intermédiaires. Plusieurs partenaires ; comme Microsoft, Samsung, Cisco, Accenture, Deutsche Telekom, Engie, Schneider Electric ; sont ainsi impliqués dans cette phase de POC. Est-ce à dire que cette approche sera la solution ? Nous ne le savons pas encore mais nous nous devons de participer à ces phases exploratoires.

Pour délivrer de la valeur aux acteurs

Chez Orange Consulting nous accompagnons nos clients en capitalisant et mobilisant l’expertise de l’ensemble des entités du groupe Orange pour délivrer de nouveaux services centrés sur les acteurs de la ville intelligente. Nous construisons le futur avec les autorités, nos partenaires et nos clients pour tendre vers cette ville intelligente : résiliente, durable et inclusive.

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Compan Jérémie

Je suis Manager chez Orange Consulting sur des sujets liés aux Smart Cities. Après une thèse de doctorat sur la production énergétique en 2050, j’ai intégré le monde du conseil pour accompagner les entreprises et les collectivités dans leurs projets de recherche et d’innovation. J’ai ainsi l’opportunité de travailler sur des activités novatrices, voire disruptives, où l’impact des transformations digitales sur les organisations et leurs business models est significatif.