L’empreinte carbone annuelle moyenne des technologies numériques s’élève à environ 6%¹, portée par une consommation électrique élevée, l’accumulation des déchets électroniques, l’épuisement des ressources et les besoins en refroidissement à l’eau des centres de données. Ces enjeux carbones stimulent l’innovation : systèmes plus sobres en énergie, infrastructures alimentées par des énergies renouvelables, méthodes de recyclage renforcées et pratiques d’éco-conception. Autant de leviers qui contribuent à réduire l’empreinte environnementale globale et à façonner un avenir plus durable.
La consommation électrique des centres de données européens progresse de 7% par an et représente désormais 2,5% de la consommation totale d’électricité dans la région. D’ici 2035, elle pourrait tripler, sous l’effet de l’adoption croissante de l’IA, du calcul à forte densité via des unités de traitement graphique (GPU) et de l’essor de l’usage du cloud et de la 5G.²
S’agissant de l’eau destinée au refroidissement, les centres de données hyperscale peuvent absorber près de 19 millions de litres par jour, soit de quoi couvrir les besoins d’une ville de 30 000 à 40 000 habitants.³
S’associer pour atteindre la neutralité carbone
Le Plan de progrès numérique bas-carbone, d’une durée d’un an et co-conçu avec EDF, assurera le déploiement et suivi d’actions visant à réduire l’empreinte carbone des services majeurs d’Orange Business fournis à EDF.
Aux côtés d’EDF, Orange Business cherche à accroître l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de son ‘’Scope 3’’, générées indirectement par l’ensemble de la chaîne de valeur, au moyen de programmes de partenariat structurés, tels que celui-ci. Orange Business collabore activement avec l’ensemble de son écosystème pour répondre à cet enjeu. Les émissions du Scope 3, qui se produisent dans les activités en amont et en aval des entreprises, sont particulièrement complexes à traiter, en raison de leur nature et des difficultés de mesure.
Définir et hiérarchiser les voies de décarbonation
Ensemble avec EDF, Orange Business a identifié plusieurs axes pour ce plan. En premier lieu, il s’agira de mesurer l’empreinte carbone des services fournis à EDF. Orange Business examine également la rationalisation du nombre d’ordinateurs utilisés par les collaborateurs. Le fait que les salariés utilisent plusieurs PC augmente le carbone « incorporé », du fait de la fabrication et du fonctionnement, mais aussi de la consommation énergétique liée à l’usage des technologies de l’information.
Orange Business prévoit de réduire la consommation des services managés dans les centres de données et de diminuer les émissions carbones de la flotte mobile mise à disposition d’EDF, notamment en recourant à des appareils reconditionnés. Par ailleurs, les deux entreprises travaillent de concert pour sensibiliser à cette problématique, afin de l’intégrer à leurs responsabilités et à leurs programmes d’éco-conception.
Des indicateurs clés de performance sont établis avec EDF pour chaque domaine, assortis d’une stratégie de gouvernance. Pour les services informatiques, Orange Business suit et calcule déjà l’impact global, y compris les déplacements des collaborateurs. Pour le matériel, l’entreprise examinera la durée de vie des systèmes et l’utilisation d’équipements reconditionnés, dans certains contextes. Enfin, s’agissant de la formation à la sensibilisation, les sociétés observeront le nombre de salariés qui complètent le parcours dans un délai donné.
Accélérer la progression climatique
Nous nous trouvons à un moment charnière de l’action climatique, et Orange Business œuvre en étroite collaboration avec l’ensemble de son écosystème pour faire avancer les choses. En s’associant à EDF au travers de cette initiative commune bas-carbone, Orange Business agit pour contribuer à bâtir des entreprises plus résilientes et maintenir l’habitabilité de notre planète.
¹ Al, data, and computing: shaping infrastructures for a decarbonised world Report, The Shift Project, 2025-11-19, https://theshiftproject.org/en/publications/al-data-and-computing-shaping-infrastructures-for-a-decarbonised-orld/#:~:text=Today%2C%20contrary%20to%20many%20forecasts,consumption%20threshold%20of%201%2C000%20TWh
² Yañez-Barnuevo, Miguel, Data Centers and Water Consumption, 2025-06-25, https://www.eesi.org/articles/view/data-centers-and-water-consumption
³ Barrowwclough, Nicholas, Data Centre Magazine, 2023-11-16, https://datacentremagazine.com/articles/transforming-data-centre-cooling-for-a-sustainable-future
Maxime Echene
Maxime Echene est Responsable RSE (Zone France) chez Orange Business. Au sein de l’équipe Stratégic Deal/ Boost ESG, dédiée à la structuration et à l’accompagnement des forces de ventes quant aux demandes RSE des clients, il s’intéresse plus particulièrement à l’accompagnement des forces de vente et à leur montée en compétence. Il contribue aussi à l’animation d’une communauté de 30 ambassadeurs RSE afin de diffuser les critères ESG au sein des métiers. Il contribue via une veille active, des participations aux salons métiers et à certaines avant-vente à porter la voix des clients auprès des équipes stratégiques RSE Orange Business. Il a organisé la réalisation et la signature du premier plan de progrès avec notre client EDF et va organiser son suivi et sa mise en œuvre. Il contribue aussi activement aux réflexions du groupe sur la prospective de la RSE. Après 10 ans de conseil en organisation et 15 ans de gestion de programme IT, marketing et business développement, Maxime a récemment suivi un master of science sur le sujet des limites planétaires et contribue dorénavant en interne et en externe à faire connaitre la redirection écologique et son écosystème.
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