Thomas Vergouwen, Directeur Marketing et Relation Clients, et Véronique Pepin, Chef de produit marketing mobile, reviennent sur cette évolution : ses déclencheurs, ses cinq leviers, et les enseignements à retenir pour toute organisation qui s'interroge sur l'opportunité d'évoluer vers des terminaux plus performants.

Quand le catalogue ne suit plus les usages

Pendant plusieurs années, le parc mobile d'Orange Business reposait sur une logique d'optimisation budgétaire : terminaux entrée et milieu de gamme, neufs ou reconditionnés. Mais l'évolution des usages professionnels, le renforcement des exigences de sécurité et la montée des attentes collaborateurs ont rendu nécessaire une remise à plat de l'offre.

  • Une insatisfaction mesurable chez les collaborateurs : le sujet mobile s'est hissé dans le top 3 des irritants lors d'un sondage interne, avec 20 % des verbatims concernant directement le terminal – choix perçu comme limité, performances jugées insuffisantes au regard des usages demandés.
  • Une qualité d'expérience difficile à homogénéiser : 66 % des techniciens se déclaraient insatisfaits des performances de leur terminal. Un signal qui reflétait avant tout l'écart grandissant entre les capacités des appareils disponibles et l'intensité des usages terrain.
  • Des contraintes logistiques croissantes : ruptures de stock difficiles à anticiper, livraisons irrégulières, palettes refusées pour non-conformité, accessoires manquants – autant de frictions opérationnelles qui pesaient sur la gestion du parc.
  • Une incompatibilité avec les projets stratégiques : les terminaux du catalogue ne permettaient pas le pré-enrôlement sur Microsoft Intune, et 80 % du parc n'était pas compatible avec la solution Mobile Desktop – une technologie permettant d'utiliser son smartphone comme poste de travail à part entière.

« L'insatisfaction sur l'offre mobile était dans le top 3 des irritants du dernier sondage. 20 % des verbatims concernaient le mobile : choix limité, performance insuffisante, pannes trop fréquentes. »

Quand les chiffres parlent

Ce n'est pas un seul événement qui a provoqué le changement, mais la convergence de plusieurs signaux faibles devenus incontournables. La satisfaction en baisse, les demandes de support en hausse, la complexité opérationnelle et les besoins croissants en termes de sécurité et de compatibilité ont finalement conduit la DISU à remettre à plat sa stratégie.
La question n'était plus : « Peut-on se permettre le premium ? » mais plutôt : « Peut-on encore se permettre de ne pas y aller ?

Cinq leviers pour une offre mobile rénovée

La nouvelle stratégie mobile 2026 de la DISU repose sur cinq axes complémentaires :

  • Des modèles plus haut de gamme proposés à tous les collaborateurs (hors contrats courts), pour garantir fiabilité et compatibilité avec les usages professionnels actuels.
  • Une durée d'utilisation allongée à 4 ans, y compris pour les techniciens, afin d'étaler l'investissement et de maximiser la valeur de chaque terminal.
  • Une part du reconditionné maintenue à 15 % du parc pour les profils d'usage moins intensifs et préserver une logique RSE cohérente.
  • La mise en place d'Orange Reprise, permettant de récupérer la valeur résiduelle des appareils restitués.
  • L'intégration de modèles compatibles Mobile Desktop (dont les Samsung DeX), ouvrant la voie à de nouveaux usages et à une plus grande flexibilité.

« Avec des mobiles plus performants, nous pouvons pré-enrôler les appareils sur Intune dès réception, sécuriser davantage notre parc et proposer des usages innovants comme le Mobile Desktop. C’est un gain sur tous les fronts.»

Les bénéfices attendus : maîtrise du TCO, sécurité, efficacité

Les retours attendus de cette évolution sont multiples et s’inscrivent dans trois dimensions complémentaires : la maîtrise du coût total de possession (TCO), l’efficacité opérationnelle et l’expérience des collaborateurs. Pour les gestionnaires de flotte, c’est avant tout un impact direct sur le TCO : la durée d’utilisation portée à 4 ans lisse le coût d’acquisition sur une période plus longue, tandis que le mécanisme Orange Reprise valorise les appareils restitués et compense partiellement l’investissement initial. Ces deux leviers combinés permettent de contenir le surcoût d’un terminal premium dans des proportions maîtrisées. La DISU prévoit par ailleurs de mesurer précisément le gain TCO réalisé sur la durée, un chiffre à préciser une fois les premiers cycles complets. Pour les équipes IT et marketing, c’est un gain opérationnel mesurable : moins de tickets support à traiter, moins de ruptures à gérer, un enrôlement Intune facilité dès la réception des appareils et une sécurité accrue du parc. Les coûts cachés liés à la gestion de terminaux sous-dimensionnés (temps passé au support, incidents récurrents, incompatibilités à contourner) constituent souvent une part significative du TCO réel, fréquemment sous-estimée dans les analyses initiales.

Pour les collaborateurs, des appareils plus performants et mieux adaptés à l’intensité des usages se traduiront mécaniquement par une satisfaction en hausse, notamment chez les techniciens. C’est aussi un signal fort envoyé en interne : investir dans les outils de ses collaborateurs, c’est investir dans leur productivité et dans l’attractivité de l’employeur.

Les quatre enseignements à retenir de cette démarche

Le parcours de la DISU est riche d'enseignements pour toute organisation qui gère un parc mobile et s'interroge sur l'opportunité d'évoluer vers des terminaux premium.

Premier enseignement : le coût visible n’est pas le seul coût. Les économies réalisées sur l’achat de terminaux d’entrée de gamme ou reconditionnés peuvent être absorbées par des coûts cachés : tickets support, insatisfaction des collaborateurs, risques de sécurité, incompatibilités bloquantes. Une analyse complète du coût total de possession (TCO), intégrant la durée d’utilisation, la valeur résiduelle à la restitution, le coût du support et les gains de productivité, est indispensable avant toute décision. C’est souvent cette analyse qui change radicalement la perception du différentiel de coût entre un terminal d’entrée de gamme et un modèle premium.

Deuxième enseignement : la durée d’utilisation est un levier de maîtrise budgétaire. Porter à 4 ans la durée de détention permet d’étaler le coût d’un terminal premium sur une période plus longue, tout en bénéficiant d’une meilleure valeur résiduelle à la restitution. Associé au dispositif Orange Reprise, ce modèle contribue à réduire le TCO net de manière significative par rapport à un renouvellement plus fréquent sur des terminaux moins performants.

Troisième enseignement : la compatibilité avec les projets stratégiques doit être un critère de sélection à part entière. Sécurité, MDM, nouveaux usages – un terminal mal dimensionné peut bloquer des initiatives importantes pour l'ensemble de l'organisation.

Quatrième enseignement : le changement se prépare, se pilote, et se mesure. La DISU prévoit de mesurer à la fois l’évolution de la satisfaction utilisateur via un sondage dédié et le TCO réellement constaté sur la durée du cycle. Une démarche itérative et outillée, qui permettra d’ajuster les volumes selon la demande réelle et de disposer de données chiffrées pour objectiver les arbitrages futurs.

« Si c'était à refaire ? On le referait, sans hésiter, mais en associant encore davantage les managers et les utilisateurs clés en amont, pour lever les résistances plus vite. »                           

Conclusion : le premium, un investissement, pas une dépense

L'expérience de la DISU l'illustre concrètement : il n'existe pas de réponse universelle en matière d'équipement mobile. Le bon choix dépend des usages, des contraintes techniques et des ambitions de chaque organisation. Lorsque les usages professionnels évoluent, que les exigences de sécurité se renforcent et que l'expérience collaborateur devient un enjeu de performance, monter en gamme n'est pas un luxe, c'est une décision stratégique, appuyée sur des données, qui génère de la valeur pour l'ensemble de l'organisation.

Orange Business, qui a choisi de faire ce chemin pour ses propres équipes, est en mesure d'accompagner ses clients dans une démarche similaire, qu'il s'agisse d'optimiser un parc existant, de trouver le bon équilibre entre différentes gammes, ou d'évoluer vers des terminaux premium. Avec l'expertise, les offres et les outils pour y parvenir dans les meilleures conditions.

Auteur

Thomas Vergouwen

Directeur Marketing et Relation Clients, Environnement de travail numérique – Orange Business

Thomas Vergouwen pilote la stratégie marketing et la relation clients pour l'environnement de travail numérique chez Orange Business.

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