Technologies M2M : la ville de demain sera connectée ou ne sera pas

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À l’horizon 2050, l’ONU estime que 66 %(1) de la population mondiale vivra dans les villes. Alors pour faire cohabiter tout le monde de façon fluide, les centres urbains doivent se réinventer… et les technologies M2M ont un rôle à jouer dans cette transformation.

Devenir une Smart City : mode d’emploi

Afin de se préparer au défi qui les attend, les centres urbains cherchent des solutions qui font entrer l’intelligence en leur sein. Le mouvement Smart Cities, exploitant les données issues des capteurs disposés dans la ville, a été adopté par de nombreuses agglomérations.

En matière de technologie M2M, ou machine to machine, les applications ne manquent pas ! Voici un aperçu des solutions déjà existantes :

  • Les routes connectées sont parmi les plus prometteuses. Mieux mesurer le trafic ou encore détecter les nids de poule sont parmi les nouvelles perspectives ouvertes aux gestionnaires des infrastructures routières.
  • Couplées à un système de gestion intelligente des feux tricolores, reposant sur le Big Data, elles pourraient permettre d’éviter les embouteillages, voire de désengorger certains axes.
  • Certaines villes comme Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne) ont expérimenté des solutions de parking intelligent : des capteurs sans fil installés dans la chaussée détectent en temps réel le nombre de places de stationnement restantes et les transmet à un panneau d’affichage.
  • Wavre, une commune de Belgique, a pour sa part mis en place un éclairage public connecté qui ne s’active qu’au passage d’un piéton, d’un cycliste ou d’un automobiliste. Un système qui a permis à la commune de faire d’importantes économies en réduisant sa facture d’énergie de 85 % !

Zoom sur Alba Iulia, la première Smart City roumaine
En Roumanie, Orange accompagne le projet de transformation de la municipalité d’Alba Iulia en Smart City. Ce projet global vise à améliorer la vie urbaine dans toutes ses dimensions : près de 120 hotspots Wi-Fi, alimentés par une connexion en fibre optique, ont été installés dans les principaux lieux de la ville – monuments, musées, universités, gares – ainsi que dans les bus municipaux. L’éclairage public et la consommation d’eau et de la pollution de l’air font également l’objet d’un dispositif digital dédié, visant à optimiser leurs usages.

Le dispositif prévoit également d’impliquer directement les habitants de la ville. « E-Alba Iulia » repose sur 2 applications : l’une permet d’interagir directement avec la municipalité, tandis que « Civic Alert », favorise la remontée en temps réel des disfonctionnements constatés sur les équipements publics.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passer à la Smart City : mode d’emploi

Après quelques années de déploiement, d’Auckland à Bangkok en passant par Jeddah ou Bogota, 3 approches semblent se démarquer quant à la manière d’aborder la smart city :

  • la méthode dite « de l’ancre » : elle repose sur le déploiement d’une application unique pour gérer un problème urgent comme les embouteillages. D’autres applications viennent ensuite enrichir le dispositif au fil du temps,
  • la méthode « de la plateforme » : un socle infrastructurel flexible est bâtit de façon à pourvoir prendre en charge toute une palette d’applications et de services intelligents,
  • les « villes bêta » : elles consistent à tester une multitude d’applications sous forme de pilotes pour connaître leur performance avant de décider des déploiements à long terme.

(1) Source : World urbanisation prospects, ONU, juillet 2014.
 

Pour aller plus loin

>> Une planète à préserver grâce aux données
>> Smart Cities : au cœur des nouveaux enjeux des métropoles