infobésité et OpenData : révélateur d'un besoin humain ?

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Je lisais récemment que Facebook a créé une nouvelle fonctionnalité où encore plus d'informations sont capturées et retransmises à vos « amis ». Par exemple, vous « aimez » le statut d’une connaissance, ça défile en haut à droite de l’écran de vos « amis ». Bonjour l'infobésité !

Quand je couple cette notion d'infobésité grandissante aux initiatives gouvernementales liées à l’Open Data, je me demande : comment va-t-on gérer toutes ces informations provenant de cette ouverture des données publiques ?

gérer l’information et sa valeur : un process mécanique ?

Au départ, on peut imaginer, comme Facebook, ne donner que les inputs entrés manuellement par l’utilisateur : je choisis d’uploader telle photo, c’est un choix direct de ma part de le partager avec mon entourage, c’est donc qualitatif. Ok.

Maintenant, si on passe à des informations plus poussées telles que celles liées à l’Open Data, qu’en est-il ? Le modèle de Facebook ne convient pas : on a besoin de pouvoir nuancer les informations plus en profondeur. Impossible de laisser la tâche à une machine tant la diversité des informations est immense. Comment retirer de la masse de données quelque chose de qualitatif et intéressant pour une situation X ?

retirer de la valeur de l’infobésité, un besoin d’humains ?

L’unicité des situations fait qu’il n’existe pas de méthode : les données utiles pourront provenir de tellement d’endroits différents que si une machine peut déceler certaines informations utiles, il lui sera impossible (au moins à l’heure actuelle) d’engrenger tout le contexte. Et sans ce contexte, comment penser à utiliser telle donnée plutôt qu’une autre ?

Alors, rien d’extraordinaire, les gens s’occupant de bases de données ne sont pas nés de la dernière pluie mais tout de même… Maintenant, les données iront bien plus loin que ce que l’on aura mis dedans soi-même. Il faudra faire preuve d’imagination pour penser à utiliser tel ou tel aspect d’une situation. Comme quoi, au moins pour aujourd’hui, une machine sans pilote risque fortement de ne pas faire un travail pertinent.

Rémi