Croyez-le ou non, l'entreprise de demain sera digitale

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Dans l’entreprise d’aujourd’hui, une certitude s’est imposée : qu’il vienne injecter de l’innovation dans des activités "traditionnelles" ou qu’il permette à une génération de start-up innovantes d’éclore à l’international, le digital est désormais au cœur de toute activité.

Transformation digitale : vous pensiez passer à côté ?

Dans une précédente contribution, je soulignais le fait que l’entreprise digitale est désormais une réalité. Incontournable, le digital favorise l’émergence de nouveaux produits et services, et raccourcit le délai de commercialisation. Il permet également de réinventer les relations et les interactions avec le client et offre l’opportunité de générer de nouveaux revenus.

La première étape consiste à définir soigneusement sa stratégie. D’une part, le digital a modifié les habitudes de consommation d’utilisateurs qui formulent des attentes toujours plus poussées. D’autre part, les entreprises qui souhaitent faire passer l’engagement client à la vitesse supérieure doivent élargir l’éventail des interactions digitales avec ceux-ci et optimiser la captation de données qualifiées, notamment grâce aux objets connectés.

De nombreuses entreprises collectent et extraient d’importants volumes de données. L’enjeu est désormais de parvenir à transformer cette masse de data en intelligence artificielle, en vue de mieux accompagner les clients dans leurs décisions d’achat et de créer de nouveaux revenus pour l’entreprise.

En partenariat avec Orange, Siemens capitalise sur une approche digitale pour transformer son activité : convaincu que l’avenir de l’industrie passe par les technologies numériques, le géant allemand s’est engagé dans le « jumelage digital ». Cette stratégie reposant sur l’utilisation de capteurs et d’une machine virtuelle affiche des résultats d’ores et déjà impressionnants. L’écart de performance entre une machine et son jumeau digital est inférieur à 1 %, le temps de mise en route est réduit de 70 % et la productivité est accrue de plus de 10 %.

Le mouvement est en marche !

Partout où le digital est adopté les résultats sont déjà visibles : chez Starbucks, aux États-Unis, les paiements mobiles représentent désormais 21 % de toutes les transactions opérées dans son réseau. À la clé, une hausse de 18 % de son chiffre d’affaires au dernier trimestre 2015.

Une récente étude menée par CA Technologies révèle que les entreprises du Royaume-Uni adoptent massivement la transformation digitale. Parmi elles, 86 % ont déjà observé ou anticipent une croissance de leur chiffre d’affaires.

Les start-up dans le vortex de la transformation digitale

Le digital ne se contente pas de transformer les secteurs industriels traditionnels, il est aussi moteur de changement pour les start-up. Il leur permet de faire passer une idée du statut de simple innovation à celui de réalité sur les marchés internationaux dans un laps de temps réduit. Bien appréhender le digital, c’est l’aborder non pas comme un moyen de se développer ou de survivre, mais bien comme accélérateur de l’innovation, favorisant les technologies disruptives.

Les technologies présentant des atouts pour les start-up sont multiples : le Cloud diminue les coûts d’infrastructure et réduit le time-to-market, les réseaux sociaux offrent de nouvelles voies d’accès au marché ou d’interaction avec les clients, et le Big Data permet une analyse des données avec une granularité forte en vue de développer des produits ou services très ciblés.

Parmi les start-up innovantes, Orange s’est rapproché de Konetik, qui propose une solution innovante de gestion de flotte destinée aux PME. La société britannique a développé une solution plug-and-play et peu onéreuse reposant sur des capteurs et des cartes SIM fonctionnelles dans toute l’Europe.

Développer le digital : mode d’emploi

En premier lieu, pour tirer pleinement profit du digital, il s’agit de comprendre que celui-ci n’est pas exclusif. Marketing, relation commerciale, processus industriels, service client… toutes les activités de l’entreprise sont concernées. Les organisations doivent donc adopter une approche de bout en bout pour fournir une expérience utilisateur globale.

Au moment d’établir leur stratégie de transformation, nombreuses sont les entreprises à se demander par où commencer et où réside le potentiel de progression le plus élevé. Si la DSI est aux avant-postes de ce mouvement, toutes les unités métiers doivent lui emboîter le pas. C’est précisément sur ces points qu’Orange met son expertise au service de ses clients : définition des objectifs de transformation en matière d’espace de travail et d’organisation interne, mais aussi amélioration de l’offre de produits et services offerts aux clients.

Pour conclure, rappellons que d’ici 2018, 67 % des dirigeants du Global 2000 placeront la transformation digitale au cœur de leur stratégie d’entreprise. Saurez-vous prendre le train en marche ?

Helmut

Read the article in English : Digitally transforming – how the smart enterprise improves the business

This article was first published on LinkedIn Pulse here.

Helmut Reisinger
Helmut has over 20 years experience in enterprise markets and solutions. Prior to his appointment as Head of the International Business he was SVP Europe & Russia, CIS at Orange Business Services since he joined Orange in 2007.
 
Based in Vienna, Reisinger reports to Thierry Bonhomme, president and CEO of Orange Business Services and is a member of the Executive Committee. Prior to joining Orange Business Services, Helmut was vice president Western Europe at Avaya Inc. Before joining Avaya, Helmut was CEO of private equity owned NextiraOne Germany and a member of their European Executive Committee.
 
Prior to that, Helmut also held several leadership positions during his nine-year tenure with Alcatel Austria with his last position being managing director of Alcatel’s enterprise activities in Austria. 
 
A native of Austria, Helmut is a graduate of Vienna University for Economics and Business Adminsitration, CEMS Masters Program at WU Wien with terms at Hochschule St Gallen and ESCCA Angers. 
 
Helmut speaks German, English, Spanish and French.