le Cloud Computing boosté par la crise ?

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Depuis le début de l'année, le Cloud Computing fait l'objet d'innombrables articles dans la presse spécialisée, mais aussi généraliste. Pas une seule semaine ne s'écoule désormais sans qu'un constructeur ou un fournisseur n'annonce une offre de Cloud Computing... ( pour ceux que ça intéresse : voir l'offre flexible computing d'Orange Business Services)

Pour rappel, cette nouvelle tendance permet aux entreprises de ne plus être propriétaires de leur infrastructure informatique mais d'accéder par internet à toutes sortes de services et ressources moins coûteux.

 

En période de crise, les services informatiques sont priés de réduire leurs budgets. Le Cloud Computing peut alors constituer une partie de la solution, en permettant aux PME notamment de mieux maîtriser leurs dépenses. Pour autant, ses avantages vont bien au-delà de la simple réduction des coûts...

1.    Les investissements matériels sont réduits, remplacés par des dépenses de services. Plus besoin d'acquérir de gros serveurs, ni d'équiper les utilisateurs de machines puissantes. Lors du déploiement d'une nouvelle application, l'entreprise se contente d'acheter des ressources, en fonction de ses besoins.
2.    La solution est plus flexible : les dépenses informatiques peuvent être réduites lorsque l'activité de l'entreprise ralentit.
3.    La rapidité de déploiement est accrue. La Direction des Systèmes d'Information (DSI) est ainsi plus réactive dans sa réponse opérationnelle. Un point essentiel à prendre en compte.
4.    Le coût de développement est drastiquement réduit, voire divisé par 2 dans certains cas !
5.    Le risque financier est limité : si l'application ne convient pas, l'entreprise peut tout simplement « y renoncer ».
6.    L'entreprise accède à des services complémentaires - en termes de sécurité en particulier - et bénéficie de l'expertise de son prestataire, sans avoir besoin de recruter de nouvelles compétences.

In fine, le Cloud Computing serait l'occasion de moderniser son système d'information et d'optimiser ses processus. Cette solution permettrait même de répondre aux objectifs du Green IT, en rationalisant l'utilisation des serveurs mis à la disposition des entreprises (capacité de calcul, stockage, etc.) et donc la consommation électrique.

Résultat : l'institut Gartner annonçait en mars dernier que les revenus mondiaux des services de Cloud devraient dépasser 46,4 Mds $ en 2009, et atteindre 150,1 Mds $ en 2013, selon une étude mise en ligne par « Les Echos ». Des chiffres d'un optimisme étonnant, puisqu'un an plus tôt, ce même institut, comme d'ailleurs le cabinet de conseil Ovum, soulignaient «l'immaturité économique» de l'externalisation des ressources numériques.
La crise aurait-elle effacé toutes les incertitudes émises à propos de cette technologie ?

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Yann Gourvennec

Je suis spécialiste en systèmes d'information, marketing de la highTech et Web marketing. Je suis auteur et contributeur de nombreux ouvrages et Directeur Général de Visionary Marketing. A ce titre,  je contribue régulièrement sur ce blog pour le compte d'Orange Business Services sur les sujets du cloud computing et du stockage dans le cloud.