Tour du monde de l’interopérabilité : défis, usages et succès

Partager

En 2020, la taille des données liées au secteur de la santé dans le monde entier devrait atteindre un chiffre astronomique de 2,3 milliards de gigaoctets, et les sources et la nature même de ces données seront différentes : des signes vitaux pour la surveillance des pathologies aux images haute résolution pour l'établissement d'un diagnostic, en passant par les dossiers de pharmacie pour la prescription de médicaments et les données génomiques.

Cependant, ces données doivent être entre de bonnes mains pour s’avérer réellement efficaces. Les médecins et le personnel soignant peuvent travailler plus intelligemment, prodiguer des soins plus efficaces et s'impliquer davantage s'ils accèdent plus rapidement aux informations des patients. Le défi auquel la plupart des établissements de santé ont toujours été confrontés est de s'assurer que les informations circulent efficacement et en toute sécurité pour les bonnes personnes, où qu'elles se trouvent.
 

Téléchargez le nouveau guide d’Enovacom

« Tour du monde de l’interopérabilité : défis, usages et succès »

Bien que de grandes avancées aient été franchies dans l’adoption et l’élaboration de normes d’interopérabilité, par le biais d’une réglementation gouvernementale et de travaux menés au sein des communautés locales de santé, il reste encore beaucoup à faire et beaucoup de difficultés à surmonter.

Les prestataires de soins de santé sont confrontés à diverses priorités, notamment la migration et l'organisation des données, l'amélioration des flux d'informations tout au long du parcours du patient, l'échange de données sensibles de manière automatique, sécurisée et fiable au niveau régional et la fourniture d'informations médicales vitales au personnel.

Des programmes d’interopérabilité réussis par des organisations du monde entier

En Europe, l'implémentation de dossiers patients informatisés constitue la priorité des établissements de santé. La deuxième priorité consiste à faciliter l'échange d'informations de santé avec des fournisseurs externes.

Mais ces objectifs peuvent-ils être réalisés sans normes mondiales d'interopérabilité ? La norme HL7 FHIR est-elle la réponse ?
« L'adoption (de la norme FHIR) a été remarquablement rapide », déclare Rik Smithies, directeur technique de HL7, au Royaume-Uni. Cependant, malgré un désir d'utilisation d'une norme gagnant en rapidité et en simplicité, les implémentations à grande échelle et les success stories s'avèrent peu nombreuses pour les établissements de santé.

Un leader numérique spécialisé dans la santé mentale au sein du NHS, le système de santé publique britannique, contrecarre actuellement cette tendance. L'Oxford Health NHS Foundation Trust (service de santé britannique basé dans la région d'Oxford) a permis à son personnel non technique de créer des interfaces entre logiciels susceptibles d’apporter des avantages importants en matière de sécurité et d’efficacité. La raison ? Créer des interfaces améliore le partage automatisé d’informations, notamment pour le service de Pharmacie dans ce cas concret.

1 000 kilomètres à l’est, dans trois villes suisses, des innovations ont été apportées en matière de partage sécurisé d’un million d'essais cliniques annuels et d'amélioration du flux d’informations de santé. Thierry Müller, directeur informatique d'Unilabs, nous raconte comment le leader suisse des fournisseurs de service de diagnostic a conçu plus de 150 interfaces en seulement six mois afin de réduire le nombre d'outils utilisés par le personnel, dans le but d'automatiser l'échange de données entre laboratoires et médecins.

À l’échelle nationale, le Canada a accompli des progrès considérables dans l’adoption de solutions d’accès à l’information sur les soins de santé. Les autorités du pays ont déclaré récemment avoir économisé un milliard de dollars canadiens, soit 5,6 millions de visites d’urgence, grâce au déploiement de nouvelles technologies. Cette réussite est due en grande partie à l'investissement du pays pendant deux décennies dans le développement de l’interopérabilité.

L'harmonisation des soins représente un défi pour la plupart des pays, de même en France où un travail collaboratif a été mandaté dans les régions en 2016 pour améliorer les soins et réduire les coûts avec l’apparition des GHT (groupements hospitaliers de territoire). Le groupe hospitalier Sud Bretagne est devenu une référence nationale grâce sa stratégie d’interopérabilité qui lui a permis d'implémenter et s'approprier une plateforme unique, dans le but de superviser plus facilement les flux d’informations et de les centraliser au sein d’une seule plateforme d’interopérabilité - indispensable pour gérer plus de 18 000 messages par jour.

Si vous souhaitez faciliter l'échange et le partage de données de santé en toute sécurité dans votre hôpital ou votre région, découvrez le dernier guide d’Enovacom :
« Tour du monde de l’interopérabilité : défis, usages et succès » pour en savoir plus sur les stratégies et les succès de projets d'interopérabilité du monde entier.

Marie Cecere
Marie Cecere

Véritable passionnée des dernières technologies dédiées à la e-santé, je suis de près les nouvelles tendances d’aujourd’hui : médecine prédictive, Big Data, IoMT, etc. Au sein d’Enovacom, filiale d’Orange Business Services, je suis en charge de déployer les campagnes marketing et communication.