Atchoum

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A moins d'être à des milliers de kilomètres de toute civilisation, je pense que vous êtes au courant de la nouvelle apocalypse informatique prévue. Elle a même un nom de code, vous voyez ? Ceux et celles  qui m'ont répondu bug de l'an 2000 ont presque raison avec dix ans de retard. Non, il s'agit de « grippe A « . Ne cherchez pas, ce n'est pas un virus ... informatique, mais un virus tout court.

Eh oui, un simple virus (normal) parvient à faire les gros titres de la presse informatique, après ceux de la presse généraliste. Mais qu' a-t-il donc ? Ben , rien, c'est un virus de grippe qui est prévu avec des statistiques de mortalité guère différentes d'un autre « simple » virus de grippe (Bon, si l'on veut être un peu plus précis, il inquiète un peu plus que les autres car il peut toucher toute la population et pas seulement la population à risque pour ce genre de maladie, à savoir les très jeunes et les très vieux), on est très loin de la fameuse grippe espagnole (même si l'on peut la surnommer grippe mexicaine).

 

Comme le fameux bug du millénaire, elle a le don d'ouvrir les esprits à la sécurité. Depuis la possibilité d'une pandémie, tous les dirigeants d'entreprise se demandent comment continuer leur activité si... Et sont prêts à dépenser des sommes folles pour compenser... Halte là, un plan de continuité d'activité ou plan de reprise d'activité ne s'improvise pas, il faut parfois des mois pour le mettre en place. Mais là, on a pas le temps, alors comment faire ? Le premier point est vital pour le succès, il faut identifier. Identifier les activités clés pour l'entreprise, et ceux qui les font fonctionner, on en déduira donc, les outils informatiques indispensables à redonder au moins. Ensuite, si les personnes ne peuvent se rendre à leur travail pour des raisons de pandémie, ou manque de transport en commun, les équiper pour réaliser certaines tâches indispensables chez eux ou ailleurs. Ces deux premiers points sont en général réalisés, mais il manque le point d'orgue : le test. En effet, il faut tester si l'infrastructure technique tient le coup, si les personnes restent joignables pour tous (annuaire de crise). En général ce dernier point indispensable n'est pas réalisé, soit par manque de temps, soit parce qu'il n'est tout simplement pas prévu. Et comme tout plan de continuité doit aussi être mis à jour (annuaire, nouvelles applications,...) pour la prochaine pandémie.

Nicolas Jacquey
Philippe Maltere

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