underground : Quand le digital nous (pour)suit partout

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Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous parler de mon expérience « personnelle » sur l’intégration du digital dans notre environnement. Ce n’est un secret pour personne, le numérique fait partie intégrante de mon métier et c’est avec passion que je partage ma vision professionnelle sur les changements que cela génèrent au sein des entreprises. Pourtant, tout comme vous, je suis aussi une consommatrice mobile et cross-canal, qui aimerait parfois se « déconnecter » !

le digital on l’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…pas du tout !

Dernièrement, j’ai profité du weekend du 1er mai pour faire une bonne coupure loin de ma routine habituelle. Et c’est autour d’une tasse de thé So British et quelques scones que je suis allée m’aérer les neurones en espérant pouvoir m’approcher le plus possible du flegme britannique ! Seulement, je n’avais pas imaginé qu’à Londres, où le prix des transports en commun est bien plus élevé que la moyenne, le voyageur urbain était constamment sollicité ( ou devrais-je dire pollué ) par des publicités commerciales numériques. Somme toute, je voulais une coupure et du changement, je n’ai pas été déçue du voyage…digital !

le digital dans les lieux publics doit-il être informatif ou commercial ?
ecran LCD metro ratp

Quand on prend le métro tous les jours, on peut dire que le digital est une vrai bénédiction : j’utilise fréquemment les applications mobiles comme celle de la RATP pour visualiser mon parcours : aller au plus vite, au plus pratique, connaitre le trafic, éviter les zones en travaux ou les lignes incidents. Et  lorsqu’il n’y a pas de connexion possible ( wifi ou 3G/4G ), quel bonheur de savoir à la sortie du métro si mon bus arrive prochainement grâce aux nouveaux écrans LCD !

Mais voilà, quand le métro se modernise cela passe aussi par une nouvelle génération de panneaux publicitaires. Si à Paris je suis plutôt amusée par ces nouveaux spots d’une dizaine de secondes qui remplacent habilement les anciens panneaux lumineux, ce n’est pas le cas à Londres.

les londoniens sont tombés dans le panneau !

Quand le beaucoup se transforme en « too much », le consommateur se sent agressé. Et c’est mon ressenti, face à cette nuisance visuelle, qui interfère aux quatre coins du trajet :

  • prendre le métro à Londres c’est d’abord utiliser l’escalator, c'est-à-dire subir la dizaine de «  Digital Escalators Panels » ( écrans de  la taille d’une affiche sous format publicitaire) avant d’arriver en bas
  • attendre le métro sur le quai, c’est participer inconsciemment à une projection de publicité format «  poster » ( XTP - Cross Track Projection)
  • - sortir du métro, c’est sans échapper  aux écrans LCD proposant plusieurs publicités numériques.

Et pour un peu que vous décidiez de finir le chemin en bus, ce sont les abribus qui vous proposent 3 publicités différentes ! En gros il n’y a pas de répit pour le repos visuel et sonore.

la Digital Detox : Déconnecte-moi avant que je ne disjoncte !

La Digital Detox, kesako ? C’est une philosophie de vie pour certains, ou une position de rébellion pour d’autres, mais au final l’envie est la même : débrancher ! Une chose est sûre, c’est dans l’air du temps : car au final pas mal de personnes sont concernées :  41% des internautes français déclarent ne pas pouvoir se passer d’internet plus de 3 jours, et pourtant  62% veulent se déconnecter volontairement, évitant ainsi le phénomène « F.O.M.O » : Fear Of Missing Out.

Ce phénomène, je n’y ai pas échappé puisque déjà, je fais partie de ces personnes qui vérifient constamment leur boites e-mail ou leur compte. C’est pourquoi, comme beaucoup, j’adhère complètement à ces moments de déconnexion. Mais y’en aura-t-il d’autres  ?

Adeline Brogard

Crédit photo - Saty Bhat - Fotolia.jpg

Adeline Brogard

Je suis consultante au sein du pôle de compétences Relation Client & Innovation d'Orange Consulting, entité conseil d'Orange Business Services, et accompagne les entreprises dans la réussite de leur transformation numérique.  Aujourd'hui, je travaille sur les services de "parcours client cross canal" et je m'intéresse particulièrement à l'évolution des usages multi-terminaux des consommateurs. Intéressée par le web et les nouvelles technologies, j'aime découvrir les tendances digitales de demain et les transformations qu'elles apportent dans notre approche de la relation client