Devices IoT : acheter ou construire, quelle est la meilleure recette ? (1/2)

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Développer un projet IoT s’apparente, dans la démarche, à un jeu de construction : assembler un device, de la connectivité réseau, une plateforme IoT et un applicatif de restitution des données autour d’une solution unique. Et pourtant, c’est loin d’être un jeu d’enfant !
Cet article est rédigé en deux parties : acheter et construire. Commençons par étudier l’acquisition de ses objets auprès d’un fournisseur.

Tout d’abord, une vague de question envahissent les esprits en ce qui concerne les équipements:

  • Comment évaluer la fiabilité des produits sur le marché ?
  • Qui sont les grands distributeurs ?
  • Existe-t-il des marketplaces, des comparateurs online ?
  • Quels sont les critères pour benchmarker un device ?

Ensuite, le choix des fournisseurs est lui aussi un réel casse-tête… Entre les PME françaises qui assurent une proximité mais pour lesquelles on s’interroge sur leur viabilité financière et les grands groupes chinois qui jouissent d’économies d’échelle, mais qui n’assurent peu ou pas de relais en local, difficile de s’y retrouver.

Acheter c’est bien, faire le bon choix c’est mieux

Force est de constater qu’en 2019, l’offre IoT est au rendez-vous. Saisissez « capteur de température », « capteur de places de parking » ou encore « capteur de compteur d’eau » sur Google, pléthore de choix s’offrent à vous. Les sites de fournisseurs sont multiples : français, européens, chinois et même depuis quelques mois quelques marketplaces IoT dédiées au marché entreprises, comme Datavenue Market.

L’optique de s’approvisionner auprès d’un fournisseur est efficace en soi : économie sur les étapes de conception, prototypage, industrialisation et fabrication… C’est moins de CAPEX et un temps précieux économisé pour s’assurer un meilleur time-to-market !

Cependant l’achat nécessite de prendre en compte plusieurs paramètres : la vérification de la qualité des objets et les choix de fournisseurs.

Tester, c’est se préparer

Étape indispensable avant d’installer un device IoT au sein de vos infrastructures ou de le mettre entre les mains d’utilisateurs : valider les produits… et les fournisseurs ! Un device IoT, ça se teste. Une comparaison des fiches techniques des différents produits est malheureusement loin d’être suffisante.

Commencez plutôt par demander à chaque fournisseur de vous envoyer un sample. Vous pourrez déjà apprécier la maturité industrielle du produit et la réactivité du fournisseur.

Seconde étape : sur la base de ces samples, procédez à des tests in situ. Rien de tel qu’une mise en situation des devices IoT pour valider l’adéquation fonctionnelle. Dans le cas où le fonctionnel ne vous convient pas à 100%, vous avez toujours la possibilité de négocier auprès du fournisseur une customisation du firmware embarqué. Il vous demandera en retour un engagement de volume en contrepartie.

L’idéal est de pouvoir également valider l’autonomie des devices, leur performance radio, leur interopérabilité avec les réseaux des opérateurs, leur robustesse en cas de choc ou de chute et potentiellement leur niveau de sécurité si l’usage s’avère critique.

La difficulté de cette « 2ème série » de tests réside dans le fait qu’elle est délicate à réaliser soi-même, car elle nécessite un équipement technique colossal et particulièrement coûteux. Certains fournisseurs sont capables de fournir des résultats de ces tests plus sophistiqués, mais c’est loin d’être la majorité. Deux solutions dans ce cas : soit vous passez outre ces tests en mesurant les risques associés, soit vous externalisez cette prestation à un expert du marché.

Considérons que les tests de devices vous amènent à une short list de 3 ou 4 devices. Le choix ultime résidera dans l’appréciation du fournisseur. Vérifiez son assise financière et sa viabilité, qualifiez sa politique de sécurité, sa politique qualité, sa politique RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise)… Autant d’étapes indispensables pour garantir un choix éclairé. Il convient également de vérifier le lieu de fabrication, les conditions SAV, le niveau de support et enfin les délais de livraison.

Dernier point non négligeable à considérer : vos clients et utilisateurs finaux vont probablement vous demander des adaptations fonctionnelles et techniques au fil du temps. Quelle sera la capacité du fournisseur à vous accompagner sur de futures évolutions du produit ?

Vous l’aurez compris, prendre le temps d’apprécier les produits et fournisseurs, c’est avant tout s’éviter des problèmes demain.

Dans la seconde partie de l’article, nous étudierons une piste radicalement différente : concevoir soi-même un device IoT !

Hélène Calvet

Après la TV sur ADSL et la e-santé, je suis embarquée dans une nouvelle aventure d’innovation depuis plus de trois ans : l’Internet des Objets. Convaincue des perspectives offertes par l’IoT pour réinventer les business des entreprises, j’officie en tant que chef de produit IoT.