Virtualisation des réseaux : la transformation digitale à grande vitesse

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Déployer une architecture IT à l’autre bout du monde, la configurer et la piloter en quelques clics, c’est ce que permet la virtualisation des réseaux. A la clé : une transformation digitale agile, performante et rapide. De quoi rester à la pointe !

La virtualisation des réseaux, une réponse aux besoins générés par le Cloud

Peu à peu, le Cloud computing devient la norme : selon une étude IDG, 20 % des entreprises européennes de plus de 500 salariés ont migré plus de la moitié de leurs applications vers le Cloud et 44 % devraient l’avoir fait à l’horizon 2020. S’appuyer sur le Cloud comme vecteur de transformation digitale induit des défis organisationnels et techniques : cela entraîne des besoins de connectivité, quelle que soit la localisation des utilisateurs par rapport à leurs infrastructures IT, ainsi que la nécessité, pour les administrateurs, de pouvoir piloter les infrastructures de manière centralisée. Tout cela devient possible avec la virtualisation des réseaux !

Cette innovation repose sur deux technologies majeures :

  • le Sofware Defined Network (SDN), un modèle architectural dans lequel l’intelligence du réseau est centralisée sur un contrôleur plutôt que distribuée sur les équipements ;
  • le Network Functions Virtualization (NFV), qui concerne la dématérialisation des fonctions réseaux (firewall, routeurs, sondes applicatives, etc.) devenues logicielles et combinées à des serveurs banalisés.
  • Pour Thomas Sourdon, Manager Orange Consulting, les bénéfices de la virtualisation des réseaux sont clairs : « migrer son réseau vers des solutions SDN&NFV permet de centraliser le pilotage, de réduire les erreurs humaines et de gagner du temps lors du déploiement des services réseaux, mais aussi d’en simplifier l'administration et par là, de réduire les coûts ».

 

Un déploiement accéléré des infrastructures IT

Avec la virtualisation, le déploiement des réseaux s’accélère : le responsable informatique peut déployer de nouvelles solutions logicielles de manière centralisée grâce à un contrôleur unique et automatisé. Une seule commande est répercutée sur l’ensemble des équipements. La configuration d’un équipement suit une logique « plug and play » qui adopte la simplicité de branchement d’une box grand public. Même idée pour le paramétrage d’une fonction réseau avec le principe « zero touch déploiement » (ZTD) dans lequel les solutions s’auto-configurent.

« Grâce au virtuel, ajouter une fonction réseau pourra se faire à distance, sans intervention humaine - ni sur site, ni à distance - et sans interruption de service, le tout en seulement quelques minutes », explique Thomas Sourdon. « Le gain peut aussi être économique, puisqu’on ne paye pas le hardware associé à une fonction et que l’on adopte une logique de paiement à l'usage. ».

Pour les entreprises souhaitant mettre en place rapidement des réseaux mondiaux faciles à gérer, il s‘agit clairement d’une avancée : elles peuvent déployer des capacités réseaux à la demande, en fonction de l’évolution de leur activité, tout améliorant l’expérience de l'utilisateur final.

Une administration simplifiée pour les responsables réseaux

En plus d’automatiser la configuration et de mettre à jour des fonctionnalités à distance, la virtualisation facilite la mise en place de mécanismes de performance applicative : accélération TCP (Transmission Control Protocol), compression, déduplication… Elle renforce aussi la visibilité sur les flux, afin de pouvoir réagir instantanément et automatiquement à des dégradations de services en re-routant les flux vers des liens disponibles et plus adaptés à l’usage.

Les réseaux SD-WAN, qui s’inscrivent dans la mouvance du SDN, suivent la même logique : le routage par application permet de prendre en compte les besoins applicatifs, le niveau de criticité et la performance constatée sur les différents chemins physiques pour les aiguiller vers le réseau le plus adapté. Les flux métiers peuvent aussi être routés selon leur criticité. Le système repose sur un contrôleur central dans lequel les règles d’aiguillage du trafic sont implémentées et transférées automatiquement aux équipements sur site. Le SD-WAN simplifie la configuration des réseaux hybrides mixant réseaux publiques et privés : ces derniers deviennent ainsi accessibles à toutes les entreprises, quelles que soient leurs ressources et leurs compétences.

Si de nombreuses entreprises se tournent désormais vers la virtualisation, l’innovation continue dans le domaine des infrastructures IT, ce qui peut rendre complexe le choix des solutions les plus adaptées. « Tout avance très vite dans le monde des réseaux », conclut Thomas Sourdon. « Lors du déploiement de solutions virtualisées, œuvrer en co-management permet de s’appuyer sur un partenaire qui porte les services dans le réseau ou dans le Cloud, tout en minimisant les risques technologiques. Cela n’empêche pas de rester indépendant et de garder sa capacité à configurer ses options et sa sécurité. »

 

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