Impression 3D, en route pour la 4ème révolution industrielle

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Le secteur de l'impression 3D pourrait ainsi générer, au niveau mondial, 12,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2018, et même dépasser 21 milliards en 2020

« 3D Printing : The Next Revolution in Industrial Manufacturing », UPS & The Consumer Technology Association, Mai 2016.

L’impression 3D arrive en entreprise et elle amène avec elle une nouvelle façon d’envisager son activité. Grâce à elle, l’entreprise va pouvoir tester à peu de frais les produits de demain, mais aussi fabriquer au plus près des besoins du client. Bienvenue dans une nouvelle ère industrielle…

Concevoir autrement

En premier lieu, l’impression 3D trouve sa place lors de la phase de conception d’un nouveau produit. Cette solution technique qui commence à intégrer les bureaux d’études favorise la création de prototypes rapidement et permettant d’impacter des modifications avec une grande réactivité.

Toutefois, l’impression 3D révolutionne bien plus profondément encore la conception : sa très grande adaptabilité et les progrès accomplis par cette technologie permettent désormais de réaliser aussi bien des pièces très complexes que d’autres au design plus simple… sans impact sur les coûts de production. Résultat : les concepteurs gagnent en liberté et peuvent imaginer des pièces n’obéissant qu’à des contraintes techniques.

À l’écoute des avancées technologiques, General Electric a par exemple lancé un concours visant à repenser le design d’une pièce de moteur d’avion, afin de la produire en impression 3D. La proposition retenue a permis de réduire de plus de 83 % le poids de la pièce !

Une autre approche de la fabrication

L’impression 3D permet d’exploiter des matériaux toujours plus variés, sans contraintes de taille. Pour les industriels, les avantages sont nombreux :

  • Plus besoin d’investir dans de nouvelles machines ni un nouvel appareil productif pour fabriquer de nouveaux produits : une imprimante 3D suffit,
  • Il devient beaucoup plus aisé de fabriquer une pièce sur le lieu où elle sera utilisée, les coûts de transport sont ainsi économisés,
  • Plus besoin de constituer des stocks : l’impression se fait à la demande, en passant très facilement d’une pièce à l’autre.

L’impression 3D marque un tournant dans la production de masse : cette technologie n’impose plus de produire de grandes quantités pour abaisser le coût unitaire de production et amortir les machines. Le calcul de rentabilité change avec ce procédé : le coût unitaire ne varie plus en fonction du volume produit.

Repenser la commercialisation

À terme, on peut imaginer une fabrication à la demande, sur le lieu de vente, d’un produit « sur mesure », pleinement adapté à la demande du client. Pour l’entreprise l’enjeu est de taille : plus besoin de stocker un article en différentes tailles et couleurs.

La chaîne d’opticiens LISSAC teste déjà l’impression 3D pour proposer à ses clients des montures personnalisées : un prototype est imprimé en magasin et validé par le client, puis fabriqué de manière traditionnelle. Mais demain, le modèle final pourrait être directement imprimé en 3D. Ce qui imposerait une nouvelle vision de la supply chain !

De nombreux produits finis pourraient être imprimés en 3D, tout comme des pièces détachées. Le SAV des entreprises ne fait qu’entamer sa révolution !

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