Entreprises et COP21 : le numérique au service du climat

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La COP21 s'est achevée à Paris le 12 décembre 2015 sur un accord pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C « par rapport aux niveaux préindustriels ». Ce sommet a mis en lumière la très grande implication des entreprises et l'affirmation du digital comme priorité pour atteindre ces objectifs.

L'occasion pour Orange Business Services de convier le 15 janvier ses partenaires aux Jardins de l'Innovation pour explorer les pistes et leviers numériques capables d'aider les entreprises à réduire leur empreinte écologique.

Les entreprises engagées pour le climat : les exemples d'Orange et Schneider-Electric.

  • Les 3 leviers d'action d'Orange

Christine Albanel, Directrice exécutive en charge de la RSE chez Orange, est venue rappeler l'engagement du groupe sur ce sujet. Depuis plusieurs années, l'entreprise cherche à mettre la digitalisation au service de l'action responsable. Hier par la création de la Fondation du numérique solidaire, aujourd'hui par un objectif ambitieux de réduction de 50% des émissions de CO2 par usage client à l'horizon 2020 (et par rapport à 2006).

  • Cette action s'appuie sur 3 leviers :

- Une meilleure utilisation des ressources, notamment via l'optimisation de l'architecture des réseaux ou le partage des infrastructures, ainsi que la généralisation de la norme HQE (qui a déjà permis de réduire la consommation d'énergie du Groupe de 40% depuis 2006) et la transformation des flottes de véhicules vers l'hybride.

- La généralisation du recyclage de smartphone avec la récupération des anciens mobiles (objectif de 30% des mobiles à l'horizon 2020) ou la mise en place d'offres de reprise au moment de l'achat.

- Le développement de l'écoconception, via une présentation des offres en fonction de leur bénéfice environnemental ou des actions de soutien aux clients les plus vertueux.

  • Schneider-Electric : 0 carbone en 2030

Gilles Vermot-Desroches, Directeur du Développement durable chez Schneider-Electric a rappelé l'objectif de neutralité Carbone auquel s'est engagé le groupe en 2030. Pour atteindre l'efficacité énergétique, la mobilisation des collaborateurs et le recours à la data et au numérique sont des solutions incontournables.

Pour ce faire, Schneider-E. a développé l'outil Baromètre Planète et Société, qui fixe des objectifs à 3 ans répartis sur 12 trimestres. Une quinzaine d'indicateurs sont ainsi notés et révisés en fonction des progrès effectués.

Autre levier pour l'entreprise, une plus grande intégration des énergies renouvelables. Si elles étaient chères auparavant, leur prix a beaucoup baissé ces dernières années. Depuis deux ans, près de la moitié des nouveaux Kwh de la planète proviennent du solaire.

 

Orange développe ses partenariats pour co-construire des solutions

  • Orange Business Services s’engage aux côtés de ses partenaires

Thierry Bonhomme, Directeur Exécutif d'OBS a réaffirmé la volonté du Groupe de mettre à disposition de ses partenaires ses infrastructures réseaux et de développer l'interaction entre internet et objets pour aider les entreprises à réduire leur consommation d'énergie.

Il a illustré son propos par l'exemple du partenariat entre Orange, Régus et la Caisse des Dépôts et Consignations pour la mise à disposition des bureaux à distance, ou encore le développement de la visioconférence, qui a déjà permis à l'entreprise d'économiser plus de 30% de rejets de CO2 grâce à la réduction des déplacements internationaux.

  • Le cas de la ville durable

L'urbain est également un champ d'application privilégié de ces solutions. Du fait de l'explosion urbaine, 66% de la population mondiale vivra dans les villes en 2050. Le défi sera alors de créer une ville durable, attractive, capable de s'adapter à ces évolutions et d'aider ses habitants à vivre mieux et plus longtemps. Cela passe notamment par un meilleur pilotage des besoins et usages via le déploiement d'outils de service et d'analyse, et par des actions plus concrètes (recyclage, bâtiments durables...).

Preuve de cette tendance, les initiatives fleurissent d'Amsterdam à Barcelone, et de l'Inde aux Emirats Arabes Unis. De son côté, la France est définitivement rentrée dans la course. Notre pays vient par exemple de créer l'Institut de la Ville Durable, qui vise à faire travailler ensemble les champions tricolores du secteur.

Valérie David, Directrice du Développement durable du groupe Eiffage et Béatrice Felder, Directrice d'Orange Applications for Business ont également présenté le projet #Smartseille. Cette Smart City à la française développée dans la Cité Phocéenne et labellisée « démonstrateur industriel pour la ville durable » est portée par plusieurs entreprises (Orange, Eiffage, EDF...) et se conçoit comme une vitrine du savoir-faire français en la matière. Les solutions numériques proposées sont pensées pour être reproductibles dans d'autres pays, notamment de la Méditerranée.

Objets connectés, télétravail et applications : les pistes explorées

  • Cap sur les objets connectés !

Marc Pasquier, Directeur Général d'Eolane, ETI française spécialisée dans la sous-traitance électronique, la sécurité de personnes et la vidéosurveillance, était aux côtés de Luc Bretones, Directeur du Technocentre d'Orange.

Depuis quelques années, Eolane investit dans les objets connectés, notamment les capteurs d'usage. Les deux entreprises ont d'ailleurs activement collaboré sur le projet de la Cité de l'Objet Connecté d'Angers, un des nouveaux symboles de la très populaire FrenchTech, et destiné à fédérer les agents du secteur.

Si les avantages des objets connectés dans la lutte contre le réchauffement climatique sont aujourd’hui indéniables, leur valeur réside aussi et surtout dans la simplicité des usages et le suivi des données. Alors que 50% des données humaines seront générées par les objets en 2020, leur retraitement par des datacenters fiables, sûrs et faibles consommateurs en énergie sera essentiel.

  • Nomadisme et télétravail : une chance pour l'environnement

Si cette tendance n'est pas nouvelle, son rythme s'accélère.

Premier facteur : les évolutions technologiques. Depuis l'irruption de l'iPhone en 2007 qui a entraîné une révolution de l'internet mobile, la plupart des salariés sont aujourd'hui très connectés. Preuve à l'appui, un e-mail sur deux est ouvert depuis un mobile ou une tablette !

Deuxième facteur : les exigences sociétales. L'arrivée de nouvelles générations aux méthodes de travail différentes, associée à l'avènement de la parité homme/femme (avec un meilleur partage des obligations domestiques), poussent la généralisation du télétravail.

Si le bénéfice de cette révolution est réciproque pour entreprises et salariés, cela vaut aussi pour l'environnement. En effet, un télétravailleur rejette 0,8 tonnes de CO2 de moins chaque année qu’un travailleur au bureau. Il économise aussi (en moyenne) 2 heures de temps de transport quotidien.

Jean-Luc Vallejo (Directeur Marketing Management Mobility) et Fabien Junique (Directeur Talent Management) ont rappelé l’accord signé par Orange en 2009 pour favoriser le télétravail. Cet accord a mis en place des solutions face à l'éclatement des équipes, en les aidant à se rencontrer dans des télé-centres créés en partenariat avec Regus.

  • Le lancement de DigiCOPLife

Gilles Sabatier, Directeur du Développement et des Partenariats commerciaux d'Orange, a présenté la nouvelle plateforme de co-innovation et de partage des connaissances : DigiCOPLife. Créée par un collectif d'entreprises, d'associations et d'institutions et de start-ups fédérées par l’organisation TMForum, la plateforme permet la mise en commun d'idées et de données dans le but de créer des applications.

Elle propose la mise en place de courts streams, d'une durée de 6 mois entre l'idée et le lancement, qui sont divisés en 3 étapes :

  • Appel à idées (réalisé en décembre 2015 et janvier 2016) ;
  • Sélection et proof of concept (au premier semestre 2016) ;
  • Go to market des applications  créées (d’ici fin 2016)

C’est officiel, la COP21 a définitivement mis l'environnement au centre des priorités stratégiques des entreprises. Le sommet a accéléré le lancement de multiples projets. Il a aussi positionné le numérique comme une solution incontournable au problème du réchauffement climatique. Pour autant, nous devons nous préparer à la phase plus complexe du suivi et du bilan. En cela, la transparence des entreprises sera essentielle. Orange s’est clairement engagée dans cette dynamique.

Boris

Pour aller plus loin :

COP21 : le digital sauvera-t-il la planète ?

Orange partenaire officiel de la COP21

Boris Vallano

J’ai travaillé dans le milieu de la finance/assurance au sein de la compagnie hollandaise Aegon, puis du comparateur LesFurets.com, avant de me consacrer pleinement à l’écriture. Passionné par la transformation digitale et les innovations qui nous amènent vers la ville de demain, j’apporte aujourd’hui mon éclairage aux entreprises et au grand public.