COP21 : le digital sauvera-t-il la planète ?

De l’avis quasi-général, la conférence COP21 a été un succès. La résolution finale a été approuvée par 195 chefs de gouvernements ou leurs représentants, elle a fixé l’objectif ambitieux de limiter l’accroissement de la température à 2°C voire 1,5°C d’ici 2100.

Chaque état va prendre des objectifs de décroissance d’émissions de gaz à effet de serre qui seront revus à la baisse tous les 5 ans, etc. Parmi les anecdotes instructives de la COP21, on notera la demande des USA de remplacer dans la formule d’engagement sur les objectifs le verbe « shall » (doit) par le verbe « should » (devrait) pour éviter une ratification par le Congrès qui se serait avérée plus qu’hasardeuse.

Mais au-delà de ces presque 200 pays présents, ce sont 7.000 villes, 5.000 entreprises et 500 investisseurs qui se sont engagés au Bourget à être acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique. Les solutions proposées incluent bien évidemment le secteur énergétique – un remplacement massif des énergies fossiles par les énergies renouvelables - la promotion des villes durables, la gestion de l’eau à l’échelle mondiale, mais aussi un meilleur accès de toutes les populations à l’éducation et à la santé.

Et le digital, dans tout cela ?

D’abord, les technologies du Digital ont été pleinement reconnues comme faisant partie de la solution, que ce soit par la mesure du réchauffement (les capteurs climatiques disséminés sur la planète connectés par les technologies mobiles, ou l’observation par satellite des effets du réchauffement climatique tels que la désertification ou la fonte des glaces), ou la lutte contre le réchauffement. Toutes les solutions techniques qui permettent d’éviter les voyages (audio, web vidéoconférences, télétravail) traitent à la source la réduction des émissions de CO2. Les Data Centres de Cloud Computing sont le plus souvent optimisés en matière de climatisation (Power Usage Efficiency factor proche de 1, soit 1KWh consommé pour 1KWh utile et permettent la consolidation de data centres non optimisés, avec des PUE souvent supérieurs à 2. Les technologies de l’Internet des Objets et du Big Data sont parties intégrantes des projets de villes durables, mais permettent aussi d’optimiser la consommation d’eau des cultures irriguées.

Orange est impliquée à de nombreux titres dans ces solutions : en participant à une initiative majeure de l’ONU, le Challenge Data for Climate Action, démarche d’Open Innovation du Laboratoire Big Data des Nations Unies, Global Pulse. Mais aussi dans la promotion de la technologie LoRa (Long Range) qui permettra de déployer un réseau de l’Internet des Objets à l’échelle mondiale. Ou encore en faisant baisser de 21% les émissions de CO2 par client grand-public depuis 2006. Impliqué dans la transformation digitale de l’entreprise, Orange Business met tous ces savoir-faire et ces expériences au service de ses clients dans le monde entier.

Donc, non, le digital ne sauvera pas le monde, mais toutes les solutions efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique intégreront des technologies digitales, et permettront aux personnes de travailler de façon plus harmonieuse dans un monde moins émetteur de gaz à effet de serre, moins pollué, gérant mieux les ressources d’eau douce sur la planète et traitant mieux ses déchets. L’intelligence collective sera stimulée par les synapses de l’Internet des Objets et les mémoires vives du Big Data, dans un monde foncièrement collaboratif. Alors, oui, il fera bon vivre dans un monde irrigué par le digital.

Axel Haentjens

A Suivre lundi 15 janvier à 9h00 en vidéo live, la conférence : COP 21, comment le digital peut aider ?
 

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Axel Haentjens

Directeur des Partenariats Cloud et Services Digitaux d’Orange Business, ma mission est d’animer une communauté de partenaires pour développer des propositions de valeur commune à l’intention de nos grands clients français et internationaux. Entré en 1995 dans le Groupe Orange, j’ai été successivement Directeur Stratégie et Marketing de Transpac, Directeur du Marketing de Global One, Senior Vice President Strategy d’Equant, Directeur du Marketing et de la Communication Externe d’Orange Business, et plus récemment Directeur Marketing et International d’Orange Cloud for Business. En parallèle à mes différentes fonctions, je gère la Communication sur la Responsabilité Sociale d’Entreprise d’Orange Business depuis 2006.