Les bonnes questions à se poser pour transiter vers les réseaux hybrides

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Les réseaux hybrides présentent un double avantage : réduire les coûts d’infrastructure et améliorer les performances de la connexion. Mais pour tenir ces promesses les équipes projet devront se poser quelques questions en amont du déploiement.

 

Cartographier les besoins et les prioriser
Jusqu’à récemment, le trafic intranet était plus critique que le flux internet pour de nombreuses entreprises. Sous l’effet du déplacement de certaines applications vers le Cloud, la donne change.    

Il devient stratégique de réaliser un inventaire exhaustif des besoins au sein de l’entreprise pour garantir la performance du réseau. Ainsi, l’équipe projet doit identifier le trafic critique internet et intranet, en évaluant :

  • le besoin de bande passante,
  • les spécificités du trafic (débit symétrique/asymétrique, sensibilité à la latence, sensibilité à la perte de paquet…),
  • la matrice du trafic : entrant/sortant, centralisé ou maillé,
  • les exigences de disponibilité, par flux ou par site.


Penser contraintes technologiques et budgétaires
Le choix des solutions techniques est particulièrement sensible pour les entreprises internationales. En effet, avant de déployer une architecture uniforme, dans tous les pays d’implantation, quelques questions s’imposent :       

  • Les sites de l’entreprise sont-ils éligibles au raccordement à l’internet très haut débit ? Par exemple, la fibre répond au fort besoin de bande passante des applications internes et externes accessibles en SaaS.
  • À quelle capacité de raccordement au réseau WAN l’entreprise peut-elle accéder, et avec quel budget ? Afin de réduire les coûts, il peut être préférable de choisir délester une partie du trafic MPLS, sur internet.
  • Des solutions de performance applicative peuvent-elles augmenter la performance des applications sans redimensionner le débit des accès ?
  • Existe-t-il des équipements de sécurité réseau sur les sites de l’entreprise ? Si oui, leur exploitation limitera les investissements liés au déploiement du réseau hybride. Sinon, des solutions opérées seront préférables.


Penser sécurité
En cas de migration vers une architecture WAN hybride, la chaîne Proxy http, intégrant notamment les services de filtrage d’URL et d’antivirus, doit faire l’objet d’une attention particulière. Pour les entreprises dotées d’une architecture centralisée (un point unique de sortie internet, avec une chaîne Proxy http centralisée) la compatibilité avec un réseau WAN hybride (accès à internet distribué) n’est pas assurée.

L’architecture Proxy http devra donc elle aussi évoluer vers un modèle distribué, avec des fonctions intégrées sur un équipement du site, ou vers un modèle Cloud, en optant pour un service « Security as a Service ».

Garder un coup d’avance
Migration des applications dans le Cloud, nouveaux équipements mobiles, nouveaux usages multimédias… autant d’évolutions qui impactent le besoin de bande passante très rapidement ! En cas de changement technique il est donc essentiel de garantir la flexibilité de la solution, tout en assurant la sécurité et la performance.

 

Pour aller plus loin

>> Les réseaux hybrides : qu'est-ce que c'est ?

>> Orange Consulting : nos experts à l’écoute de vos questions sur les réseaux hybrides