Faites confiance aux bots pour défricher vos données

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Dans le Big Data, beaucoup d’informations restent inutilisées. Certains espèrent pouvoir mettre bon ordre dans ces données non structurées. Mais vouloir organiser les données est une erreur stratégique ; la bonne approche consiste à utiliser des outils analytiques, voire sémantiques, pour naviguer dans ce flot d’informations, efficacement et sans tri préalable. C’est ici que les bots vont jouer un rôle des plus précieux.

Le Big Data permet d’accéder à des ensembles massifs de données. Mais il semble difficile d’en tirer profit. De fait, seule une portion des données non structurées présentes dans un flux Big Data seront transformées en bout de course en informations utiles.

Et ces données ne sont pas seulement exploitées par des systèmes analytiques ou des analystes. Elles sont aussi accédées par des personnes souhaitant arriver directement à l’information voulue, sans traverser une forêt d’éléments inutiles.

Structurer et organiser les données : une fausse bonne idée !

Le piège serait de vouloir faire le tri à tout prix dans ces données. Un flux Big Data ne se rationalise pas, il s’exploite. Peu importe que seule une partie de ce qui transite par ce biais soit utilisée. Il faut voir ce qui est réalisé de plus par rapport à un entrepôt de données classique et non le potentiel non réalisé.

Un data warehouse est un entrepôt de données conçu spécifiquement pour des usages précis. Fort logiquement, tout ce qu’il contient a été collecté, trié et traité en vue d’une utilisation maximale de l’information. Avec le Big Data, ce sont des flots de données non structurées sur lesquels l’entreprise travaille. Pour en tirer quelque chose d’utile, l’analytique lourde est requise.

L’intelligence artificielle pour l’exploitation des données

L’analytics permet de faire ressortir de la valeur utile des données brutes. Mais sa mise en œuvre n’est pas à la portée de tous. Que faire quand l’utilisateur veut lui-même accéder à des données non ou peu structurées ?

Les solutions sémantiques entrent ici en jeu. Ces solutions d’intelligence artificielle (IA) peuvent comprendre les questions des utilisateurs et les traduire en requêtes qui seront appliquées aux flux Big Data. Lorsqu’elles sont présentées sous la forme de ‘bots’ (pour robots), elles sont même prêtes à l’emploi.

Les bots deviennent de plus en plus sophistiqués et courants. Ce sont eux qui répondent à vos demandes vocales sur votre smartphone et qui sont capables d’aller trouver la réponse voulue sur le Net ou dans vos données personnelles.

Nous pouvons prédire qu’il sera bientôt possible d’acheter ces agents intelligents de la même façon qu’un logiciel classique ; sur étagère. Les bots sont appelés à prendre une place de plus en plus importante dans le digital workspace.

Attention ! L’IA ne peut supplanter l’utilisateur

Le Big Data analytics est devenu la règle et les bots tendent à se multiplier en entreprise. Capacité d’analyse des données et de compréhension des besoins des utilisateurs se conjuguent ainsi dans des systèmes de plus en plus sophistiqués.

Toutefois, l’Intelligence Artificielle ne doit pas être le seul atout de l’entreprise. Il ne faut jamais négliger l’Intelligence Naturelle, c’est-à-dire la capacité qu’ont les collaborateurs d’une société à trouver et mettre en valeur des informations. Ceci peut passer par des techniques issues directement du travail collaboratif : recommandations, notations, groupes d’expertise, etc.

Il ne faut pas essayer de trier les flux Big Data : contentez-vous de bien analyser et de bien rechercher. L’analytique lourde et les bots sont ici pour vous aider. Mais n’oubliez pas l’importance du facteur humain. Rien de tel qu’un collaborateur en chair et en os pour mettre la main sur la pépite qu’aura raté un bot. La sagacité garde souvent le dessus sur la capacité de traitement.

David Feugey

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David Feugey

Ancien du monde de la finance devenu journaliste, je décrypte les nouvelles tendances et technologies. J’aborde régulièrement les thèmes de la programmation, du calcul de haute performance ou encore de l’open source. Programmeur depuis mon plus jeune âge, je m’adresse avant tout aux DSI.
En Bref, au technicien (voire au geek) qui sommeille en chaque informaticien.