Social learning et pratiques collaboratives

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80 % de ce que l'on apprend vient de l'informel, des échanges, des retours d'expériences, et n'est pas pris en compte dans l'entreprise au titre de l'apprentissage organisationnel.
En effet à l'inverse des activités des "cols bleus" dont les diverses phases d'activités sont relativement visibles dans un process de production et qui ont l'habitude de collaborer, les activités des "cols blancs", sont génératrices d'immatériels et surtout d'informels (via les échanges, rencontres, observations, expèriences) qui bien qu'aboutissants à tels ou tels résultats ou à tels livrables (par exemple une étude), ne sont pas réinjecter et capitaliser dans l'organisation.

Thierry de Baillon et Frédéric Domon cofondateurs de l'agence Socialearning,
une agence conseil en organisation et en stratégie collaborative, nous éclairent dans cette interview vidéo en deux parties, sur ce qu'est le social learning.
Il dressent ainsi le constat de quelques abus de langage quant à la notion par exemple de collaboration qui serait une réalité répandue dans l'entreprise.

Selon Thierry de Baillon, il n'en n'est rien d'autant plus que le peu de confiance que les managers accorderaient à leurs collaborateurs ne risque pas d'encourager la collaboration qui, qualifiée comme telle ne serait que du travail d'équipe loin des communautés de pratiques (COPS).

Les vrais collaborants ne seraient-ils pas les cols bleus, les ouvriers, artisans, compagnons dont l'activité est visible, transparente, dont les pratIques se transmettent et intégrent la mémoire de l'entreprise ? L'entreprise 2.0 n'est donc pas l'apanage des seuls travailleurs du savoir.
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Nicolas Jacquey
Blogger Anonymous

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