E-santé rime avec données ? Elémentaire mon cher Watson !

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Près de 100 000 applications sont d’ores et déjà disponibles sur iOS, Android ou Windows avec une prédominance d’apps pour ceux et celles qui souhaitent rester en forme. Gadgets pour les uns, compléments indispensables à la gestion de la santé pour les autres, dans l’ensemble patients et praticiens y trouvent autant leur intérêt que ce soit pour améliorer les services et/ou le suivi de la santé.

Les enjeux financiers sont immenses : on estime le marché de l’e-santé à plusieurs dizaines de milliards d’euros pour les 10 prochaines années.

Et cela réveille l’intérêt de mastodontes comme IBM, Google ou Apple. D’ailleurs si elles tentent aujourd’hui l’aventure de l’e-santé, c’est aussi parce qu’elles ont une position stratégiquement favorable pour le faire : elles sont présentes chez la population, dans le cloud, sur le web… Bref elles ont de forts atouts pour étudier les usages

Google, IBM et Apple à l’assaut de la santé digitale


Google en tête, suivi de près par IBM et Apple, se lancent à l’assaut de la santé digitale, sans frein pour l’instant car ce domaine d’application n’intéresse pas que les entreprises privées. Avec la promesse de potentiellement réduire les coûts liées à la santé, l’e-santé fait en effet vibrer les gouvernements qui suivent de près à cette révolution.

Le problème est leur subjectivité, voire leur naïveté, vis-à-vis de cette passionnante évolution : s’ils y voient leur(s) intérêt(s), ils ne semblent pas se rendre compte des conséquences possibles des transformations à l’échelle planétaire que pourraient provoquer ces futurs géants de la santé digitale…

les données : le nerf de la guerre …


Observons la relation médecin-patient « classique », le médecin rassemble différents types de données :

  • Il apprend à connaître le patient, son historique…
  • Il  l’écoute décrire ses symptômes, décrypte leurs significations,
  • Il acquiert des connaissances médicales générales ou spécialisées pendant plusieurs années afin d’être en mesure d’orienter le patient vers des analyses plus poussées…

La première étape est donc d’amasser les données médicales… Avant de digérer ces données pour analyse.

En s’installant sur le marché de la santé, les entreprises telles que Google, IBM ou Apple, tentent de suivre ce schéma et visent à proposer des services médicaux toujours plus personnalisés, à des « patient-clients » devenus toujours plus insatiables. On assiste ainsi à un véritable boom du nombre de solutions et objets connectés.

La donnée est au cœur de chacune d’entre elles : sans information, pas d’analyse.

Une fois ces données collectées, comment les traiter ?


Car c’est justement cette analyse qui donne toute leur valeur à ces données. Avoir les données brutes n’a que peu d’intérêt, il faut savoir les utiliser !

Idéalement, il faudrait donc une machine intelligente qui puisse, comme le médecin ou le scientifique, effectuer une analyse scientifique des données récoltées en confrontant l’ensemble de ces données à un modèle de signification. Cette machine serait alors capable de donner un avis fiable sur l’état de santé du patient.

Mais vous connaissez peut être WATSON, système d'intelligence artificielle lancé par IBM, capable d'analyser toutes les données médicales des patients présentés, et de les croiser avec des millions de références d'autres dossiers pour dégager un diagnostic ultra-précis de la maladie ?

Prometteur non ?

Richard.

 

crédit photo : © olly - Fotolia.com

 

Richard Billaudel

Spécialisé en relation client / citoyen / patient, j’accompagne aujourd’hui des clients publics et santé dans leur transformation numérique et organisationnelle.
Caractéristiques ? Né curieux, avec une fâcheuse et souriante tendance à l’ironie…