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L'open data s'invite aux Microsoft TechDays'12

L'open data s'invite aux Microsoft TechDays'12
2012-02-162014-07-01actualitésfr
J'ai eu le privilège d'être invité pour participer à la Techdays TV consacrée à l'Open Data. Animée par Anicet Mbida, journaliste à 01 Business. La table ronde avait pour objectif d'aborder très largement le sujet, autour d'un producteur de données, Pierre-Paul Pénillard, directeur...
Publié le 16 Février 2012 par Marc Ribes dans actualités
l'open data s'invite aux Microsoft TechDays'12

J’ai eu le privilège d’être invité pour participer à la Techdays TV consacrée à l’Open Data, animée par Anicet Mbida, journaliste à 01 Business. La table ronde avait pour objectif d’aborder très largement le sujet, autour

  • d’un producteur de données, Pierre-Paul Pénillard, directeur open data pour le CG71,
  • d’un ré-utilisateur, Florent Santin, responsable développement à Infinite Square,
  • et des experts industriels du domaine, Frédéric Romanczuk de Microsoft et moi-même.

Une demi-heure pour aborder des thèmes comme l’origine de l’Open Data, ses enjeux, sa situation en France, la réalité et les limites du concept, c’est court. Quelques points majeurs sont néanmoins ressortis de cette discussion animée, que vous pouvez retrouver ici.

l'open data : état des lieux

Le premier point est relatif à la définition de l’open data, pour convenir que le spectre est très large, et est encore amené à s’élargir. Cela est lié dans un premier temps aux catégories de producteurs. Administrations, collectivités, établissements publics, tous ces échelons administratifs possèdent des mines de données.

Données budgétaires, environnementales, météorologiques, de mobilité, culturelles, statistiques, d’état civil, archives… devant la profusion de données existantes dans les systèmes d’information, que faut-il ouvrir ? La réponse de Pierre-Paul Pénillard est simple et directe : tout !

La vraie question à se poser en effet serait de savoir pourquoi ne pas ouvrir certaines données. En fait, la limite ultime est fixée par la loi, car l’ouverture des données détenues par les administrations ne doit concerner ni les données nominatives à caractère personnel, ni les données sensibles et de sécurité, ni les données soumises à la propriété intellectuelle.

En revanche, selon mon analyse, le vrai potentiel de l’open data ne se limite certainement pas à la seule exploitation de données statiques, telles qu’on peut aujourd’hui en trouver sur les différents sites nationaux comme data.gouv.fr mais également data.gov.uk en Grande-Bretagne, ou territoriaux, dont la liste ne cesse de s’allonger.

producteurs et utilisateurs des données : quels enjeux ?

En fait, le vrai potentiel de l’open data sera révélé par les types de réutilisations et l’impact qui en découlera. Impact démocratique et citoyen, pour tout ce qui touche à la transparence du fonctionnement de l’État, et impact économique pour la création de services à valeur ajoutée et l’utilisation des données dans une logique de business intelligence.

De façon symétrique, l’atteinte de ces impacts appellera des données de plus en plus riches, qu’elles soient produites en temps réel ou extraites des bases de données de l’administration après anonymisation.

Cela a permis de mettre en valeur un autre point essentiel. Entre les producteurs qui, dans une démarche d’ouverture et de transparence, libèrent « des » données, et des ré-utilisateurs, qui veulent pouvoir consommer des données provenant de multiples sources avec des contraintes de formats et de fiabilité, tout un écosystème d’intermédiaires devrait se mettre en place pour tirer le meilleur parti des deux mondes.

De façon un peu triviale, pour faire le lien entre un producteur de pommes et un consommateur de compote, soit ce dernier produit lui-même sa compote (donc récupère et manipule les données avant de leur donner un sens) soit il s’appuie sur un industriel qui va lui mettre à disposition un produit fini, c’est-à-dire des jeux de données en nature, volume et qualité qu’il attend pour se concentrer sur leur exploitation.

bilan

Le message subliminal qui doit en ressortir est que l’open data ne s’arrête pas à la création d’applications citoyennes pour s’informer sur l’évolution des dépenses de l’État ou être alerté en fonction de son profil allergène à certaines essences d’arbres. Elles vont en effet se développer et apporter une grande richesse, pour laquelle les fonctionnalités cartographiques seront décisives.

Les programmes mis en place pour accompagner cette communauté de développeurs sont essentiels. Mais d’autres applications en découleront, par exemple pour les médias qui auront énormément d’analyses à produire, de façon récurrente, sur la base de ces données, mais également pour les chercheurs, qui pourront comparer des données inédites sans collecte préalable, et pour les entreprises, qui pourront disposer d’éléments complémentaires dans leurs prises de décision.

Pour tous ces champs d’applications, la nature, la disponibilité, la qualité, la fraicheur, la sécurité des données seront la clé, et nécessiteront des intermédiaires pour industrialiser la collecte, le stockage, la transformation et la diffusion des données.

Marc

credit photo : © Sergey Ilin - Fotolia.com

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