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Les défis de l'Internet des Objets

Les défis de l'Internet des Objets
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France Stratégie, organisme de réflexion et de prospective dépendant du Premier Ministre, a publié récemment une note d’analyse consacrée à l’Internet des Objets. Passage en revue des principaux éléments de l’étude.
Publié le 26 Février 2015 par Joevin Canet dans open data
Les défis de l'Internet des Objets

France Stratégie, organisme de réflexion et de prospective dépendant du Premier Ministre, a publié récemment une note d’analyse consacrée à l’Internet des Objets. Passage en revue des principaux éléments de l’étude.

Selon les estimations, le nombre mondial d’objets connectés pourrait passer de 15 milliards aujourd’hui à 50, voire 80 milliards d’ici 2020. A bien des égards, cette déferlante est la promesse d’un avenir radieux, à condition de relever les nombreux défis qui l’accompagnent.

la réorganisation autour des plateformes d’échanges

Pour France Stratégie, il ne fait aucun doute que « les plateformes joueront un rôle clef dans la structuration du secteur ». Non seulement, elles géreront les échanges de données, mais donneront aussi « accès à des services qui pourront être améliorés sur la base des retours des utilisateurs et des données d’usage ». Android Auto,  Android Wear de Google, mais aussi le Challenge DataVenue d’Orange permettent de se faire une idée assez précise de la place que ces plateformes occuperont à l’avenir. Les constructeurs automobiles, préparant l’envol des voitures connectées, initient d’ailleurs des partenariats avec les principaux opérateurs numériques.

le Smartphone sur la sellette ?

Face à l’avènement de ces plateformes, France Stratégie s’interroge sur l’avenir du sacro-saint Smartphone. La note souligne en effet que si «l’arrivée à maturité du marché du Smartphone va a priori inciter les acteurs de l’Internet des objets à se structurer autour de ce dispositif », il n’est toutefois « pas acquis que les plateformes d’intermédiation des smartphones s’imposeront. Le smartphone ne tiendra cette place que si les écosystèmes associés perdurent et si les plateformes des futurs objets numérisés (montres, lunettes, télévisions avec Box Internet, tablettes – qui sont une extension des smartphones) ne font pas concurrence en fournissant des écosystèmes plus attractifs. L’adaptation au grand public de plateformes à vocation industrielle sont une autre possibilité ».

les entreprises : s’adapter ou mourir ?

Nous en avons déjà souvent parlé sur le blog, les entreprises doivent opérer leur renaissance digitale pour reprendre le thème du dernier 01 Business Forum. France Stratégie enfonce le clou et anticipe « la marginalisation des acteurs qui n’auront pas opté pour [les] plateformes » développées par les grands opérateurs numériques. Face à elles, l’entreprise traditionnelle est radicalement appelée à se transformer ! « Les services liés aux objets connectés nécessitent de repenser les logiques économiques actuelles. Les entreprises traditionnelles doivent adopter des organisations plus horizontales pour favoriser la diffusion de l’information et la prise d’initiatives personnelles, mais aussi investir plus que par le passé dans l’innovation et le déploiement d’outils informatiques ». A défaut de cet effort, la menace est réelle. « Les entreprises qui ne réussiront pas à adapter leurs modèles de production ou d’organisation à ces mutations perdront progressivement la valeur générée par leurs activités, jusqu’à potentiellement disparaître ».

la place de la France et de l’Europe

Même si la France est actuellement bien positionnée sur le marché des objets connectés,  (le succès des startups françaises au dernier CES de Las Vegas en témoigne), France Stratégie redoute clairement une trop grande emprise des acteurs nord-américains. « L’absence de plateformes numériques européennes autour desquelles articuler leur diffusion et leur utilisation va poser rapidement la question du partage de la valeur et de la survie des activités historiquement établies en Europe » souligne ainsi l’organisme.  « Pour que la France et l’Europe soient pleinement acteurs de cette révolution », la note insiste sur la nécessité de «faciliter l’expérimentation des projets, créer une plateforme ouverte dédiée aux services publics pour l’Internet des Objets, faire de la sécurité et de la protection de la vie privée un avantage concurrentiel, soutenir les industriels européens dans la standardisation de leurs technologies et renforcer la présence européenne au sein des instances de normalisation».

La question des normes sera effectivement cruciale, même si « différents standards coexisteront très probablement au vu de l’hétérogénéité des applications ». Pour autant, « l’absence d’entreprises européennes d’envergure fait peser le risque de se voir imposer des normes en ne respectant pas les standards européens. Une forte présence européenne dans les enceintes où se discute et se décide la normalisation en est d’autant plus importante ».

intelligence artificielle, cloud et Big Data

A cela s’ajoute la question complexe de l’interconnexion d’objets aux caractéristiques très différentes qui «imposent de développer des architectures intégrant de fortes contraintes d’adaptabilité, de sécurité et de latence ». France Stratégie signale ainsi l’apparition « d’opérateurs très bas débits, comme Sigfox ou M2oCity, [qui] se sont par exemple positionnés dans le transport de données de très petites tailles ».

Le temps de réponse entre l’objet connecté et le cloud devra également être suffisamment rapide pour éviter la congestion. A cet égard, « la future norme 5 G devrait permettre une gestion plus dynamique des ressources échangées et des notes de transmission de données plus fluides et en temps réel » estime France Stratégie.

Transmettre, c’est bien ; comprendre et opérer, c’est mieux. « La multiplication d’objets connectés hétérogènes nécessitera [par conséquent] une puissance de calcul de plus en plus importante pour le traitement des données et le recours à des services distants de stockage et d’analyse de contenus ». L’intelligence artificielle devrait ainsi irriguer en masse les systèmes d’information. Elon Musk, le co-fondateur de Paypal, Tesla et SpaceX, mais aussi l’astrophysicien Stephen Hawking, ou encore plus récemment Bill Gate, se sont épanchés sur les craintes que leur inspirait un progrès mal maîtrisé de l’intelligence artificielle. Selon eux, une menace diffuse, mais bien réelle, pèse sur l’humanité. Comme quoi, nos petits objets connectés soulèvent bel et bien de grandes questions.

Joévin

crédit photo : © bakhtiarzein

2 Commentaires

  • 10 Juin 2015
    2015-06-10
    par
    Adrien
    D’après une étude réalisée par le cabinet International Data Corp (IDC), le marché mondial de l’internet des objets devrait se développer d’ici 2020 pour atteindre 1.700 milliards de dollars soit 1.525 milliards d’euros. C’est un domaine où la France a vraiment une carte à jouer pour conquérir les marchés internationaux, reste à faire converger les approches. Les entreprises françaises, dont les PME, doivent croire dans leur mutation vers le numérique, afin d’être à l’affut du développement incroyable du domaine de l’internet des objets. Mais cette transition numérique doit toucher toute la structure de l’entreprise, car cette transformation ne se limite pas à des questions de technologies. Pour l’IA, les raisons d’avoir peur ne sont pas celles qu’on croit. http://www.usine-digitale.fr/article/intelligence-artificielle-les-raiso...
  • 10 Mars 2015
    2015-06-10
    par
    Vincent
    Il est vrai que le monde de l'internet, comme le monde du logiciel est en train d'accélérer la cadence en matière de vitesse de production et de diffusion de l'information, nous aurons bientôt trop de données à traiter pour effectuer une veille digne de ce nom, il faudra donc à nouveau créer des logiciels de traitement de données assistées...

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