Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.

internet, patients et médecins : du chemin à parcourir

internet, patients et médecins : du chemin à parcourir
2013-04-152014-04-02relation patientfr
A l’heure de l’internet mobile, du « cloud » et de la 4G,et alors que nous consultons nos données bancaires via des applications mobiles ou que nous achetons à peu près n’importe quel produit en ligne (même les médicaments !), il est encore rare de voir des sites web de professionnels de santé…
Publié le 15 Avril, 2013 par Caroline Crousillat dans relation patient
internet, patients et médecins : du chemin à parcourir

pourtant les patients ont changé !

Internet est devenu la source d’information de référence y compris dans le domaine de la santé. Il a révolutionné la façon dont les patients s’informent sur l’état des connaissances médicales et dans le domaine des soins en général. Que ce soit pour une migraine, un mal de dos, à l’annonce d’un diagnostic médical ou encore pour un simple bobo, 7 français sur 10 se sont déjà renseignés sur Internet, 65% l’ont déjà consulté pour en savoir plus concernant une maladie ou ses symptômes et 37% pour rechercher des témoignages d’autres patients.

Le développement des sites communautaires (sur le modèle de Patients like me aux Etats-Unis) marque également une nouvelle étape. Les patients, ou plutôt e-patients, deviennent de vrais acteurs de leur santé. Ils échangent leurs informations, en parlent et deviennent de véritables experts de leur pathologie.

patients - professionnels - Internet : un trio de choc !

Beaucoup de praticiens entendent aujourd’hui leurs patients leur parler de l’information qu’ils ont trouvée sur le Web ce qui suscite commentaires et inquiétudes dans le monde médical… En effet, si le médecin est toujours la référence et la première source d’information en matière de santé, il doit désormais faire face à une concurrence en ligne.

Pourtant si on se réfère à un sondage de l’Ipsos pour le CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins) intitulé Internet ne remplace pas encore le médecin, le Web semble être plutôt être perçu par ces derniers comme un partenaire, une aide qui facilite la discussion avec son patient et qui ne nuit pas à la confiance entre les deux parties.

Par ailleurs, fort de la confiance dont ils bénéficient auprès de leurs patients, les médecins ont toute légitimité à diffuser ou rediriger de l’information fiable et certifiée sur leurs sites, blogs mais aussi sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Le Livre blanc du CNOM sur la Déontologie médicale sur le web datant de décembre 2011 a ouvert la voie et encourage les professionnels de santé à participer plus largement au web.

Selon les recommandations du conseil national de l’ordre des médecins, pour présenter son activité professionnelle, le médecin peut ainsi disposer d’un site Internet accessible par l’intermédiaire d’un portail ou d’un établissement. Il peut aussi créer seul ou en association son propre site.
Il reste néanmoins tenu à certaines règles :

  • le site est destiné à l’information du public sur le médecin et son activité, et peut également fournir des informations de santé en général
  • il ne doit pas se présenter comme un moyen promotionnel ou publicitaire
  • l’adresse de ce site web personnel peut figurer sur les ordonnances et entête des courriers professionnels.

Certes, pour beaucoup de médecins, ces sites se limitent encore en terme de contenu à un niveau informatif (spécialité, horaires d’ouverture, adresse, numéro de téléphone). Mais face à des patients plus qu’habitués à l’usage d’Internet , le minimum est de proposer  une présence, même sous la forme d’une « plaquette informative ».

Il faut d’ailleurs noter que même si nos médecins sont peu technophiles et ont peu de temps à y consacrer… créer un site est très facile !
La méthode est éprouvée : il suffit de 3 clics, d’un coup de téléphone de 10 min et 5 jours plus tard les médecins sont livrés d’un site personnalisé, hébergé et avec une url dédiée! C’est  ce que propose notamment Orange avec l’offre « site web pour les professionnels de santé » : un site clef en main en total respect des directives du CNOM !

les réseaux sociaux, la prochaine étape

Le CNOM encourage également la présence des médecins sur les réseaux sociaux.
On voit ainsi de plus en plus de professionnels de santé (connus ou moins) sur twitter comme le médecin journaliste Michel Cymes, le généraliste Dominique Dupagne ou encore le Vice Président du CNOM , Jacques Lucas qui donnent l’exemple. Une liste est même disponible si ça vous intéresse.

Pourtant, les médecins européens sont globalement en retard par rapport au reste du monde sur l’usage des réseaux sociaux et des communautés médicales onlines. C’est ce que révèle l’étude menée en 2012 par Cegedim Strategic Data qui pointe même le retard pris par l’Italie et la France dans le domaine.

Ce sont ainsi les médecins indiens qui fréquentent le plus les médias sociaux publics tels que Facebook, Twitter ou Linkedin à des fins professionnelles (58%). Les japonais utilisent le plus les communautés médicales en ligne (78%). L’utilisation d’Internet pour le networking professionnels est quant à lui particulièrement important en Inde (65%) et au Brésil (56%).

Internet et les réseaux sociaux sont donc en train d’insuffler une nouvelle dynamique à l’information médicale et au monde de la santé dans son ensemble. En décloisonnant l’information, le patient reprend un rôle à part entière dans le traitement de sa maladie et le professionnel de santé devient plus ainsi accessible. Et si la France est encore un peu à la traine dans le domaine, nul doute qu’elle rattrapera rapidement son retard !

Caroline

Crédit photo : © treenabeena - Fotolia.com

5 commentaires

  • 22 Avril, 2013
    2013-04-22
    par

    @Laurent Mignon : Bonjour et Merci pour votre analyse ultra détaillée des études sur le sujet ! Effectivement, vous avez raison, il est intéressant d'essayer de quantifier la "fracture numérique" mais peut être encore plus les raisons de cette dernière. Pour m'être pas mal intéressée au sujet des seniors en ce moment, étonnement on se rend compte qu'ils sont loins d'être les plus réfractaires et que c'est plus leurs aidants qui pensent qu'ils ne seront pas en mesure de comprendre et d'appréhender les technologies...

    @ACS Web Santé : merci pour votre retour sur l'article !

  • 22 Avril, 2013
    2013-04-22
    par
    ACS WebSanté
    Bonjour,
    bon travail d'analyse sur cet article, merci à vous.
    Les epatients sont en effet de plus en plus nombreux, la présence des professionnels et leur utilisation d'internet se développe aussi grandement mais la dynamique de cette évolution est moindre.
    A suivre donc, car il va être nécessaire de mieux accompagner ces epatients, et cet accompagnement passe par l'investissement des médecins sur internet.
  • 19 Avril, 2013
    2013-04-22
    par
    Laurent MIGNON
    Caroline, bonjour, Tout d'abord, je vous prie de m'excuser pour avoir oublié de vous saluer avant de poster mon précédent commentaire. Effectivement, nous sommes tous d'accord sur le fait que les Français utilisent largement le web pour s'informer sur la santé. Je dirais même qu'ils sont de plus en plus nombreux. Pour revenir sur l'étude de 2010, elle était menée dans le cadre du Medec par Doctissimo et Europe 1 et la question n'était pas “utilisez-vous internet en santé ?" (ce qui aurait permis de dire que 7 Français sur 10...) mais “lorsque vous recherchez de l'information sur la santé quelles sources utilisez-vous ?” Ainsi, parmi les différentes sources, 76% des répondants ont cité internet, puis 55% ont cité les médecins généralistes... De même l'enquête de 2011 réalisée par Ipsos Mori pour l'assureur Bupa et citée dans l'article de numerama ne portait que sur les internautes, ce sont 59% des Français utilisant internet qui l'utilisent pour des conseils santé dans cette étude. En dernier lieu, l'enquête de Via Voice porte elle sur tous les Français de 18 ans et plus et est donc comparable à celle que nous avons menée avec TNS Sofres. Le constat est clair, en 13 mois, le nombre d'internautes santé est passé de 30% des Français âgés de 18 et plus à 49% ! L'un des points que nous voulions éclairer en menant les deux études autour des ePatients avec Patients & Web était justement celui de la part réelle des Français utilisant l'internet santé mais aussi la part de ceux ne l'utilisant pas afin de quantifier la "fracture numérique santé" (le non accès au sens large : financier, technique, culturel, ...). De fait, il nous semble tout aussi important de s'attacher à ce que permet le web santé et l'e-santé au sens large qu'aux populations qui pourraient être exclues de ces domaines.
  • 19 Avril, 2013
    2013-04-22
    par

    Bonjour !
    Les études font état de différents chiffres sur le sujet. Sur une étude de 2010, on trouve que 76% des Français (et il est bien stipulé Français et non internautes) utilisent internet pour se renseigner sur les sujets santé (http://www.carevox.fr/sante-maladies/article/internet-plus-de-70-des-fra... - http://fr.121doc.net/news/sante-informations-medicaments-internet-172.html). Si on passe en 2011 sur une autre étude on est à 59% des Français (http://www.numerama.com/magazine/17761-pour-leur-sante-59-des-francais-u...), en 2012, ce serait 30% des Français (http://www.assurland.com/assurance-blog/assurance-sante-actualite/quand-...), et en 2013 dans la dernière étude de laumacom on est effectivement à 5 Français sur 10 (http://www.nolauma.com/)... tout dépend donc de quelle étude est notre référence... En tout cas, on est tous d'accord, les Français utilisent Internet pour se renseigner sur leur santé ;)


     

  • 18 Avril, 2013
    2013-04-22
    par
    Laurent Mignon
    Caroline, Ce sont 7 internautes sur 10, pas 7 Français... Cf A la recherche du ePatient sur www.nolauma.com

ajouter un commentaire

comments

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <br>

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Email HTML

  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.