Pour nous, l'innovation représente bien plus que produire simplement de nouveaux produits ou services techniques. Nous avons donc développé une approche holistique vis-à-vis de l'innovation, qui tient compte d’une analyse sociologique et comportementale ainsi que de l'impact sur les activités de nos clients.
Nombres de nos innovations sont évaluées, co-conçues et testées en collaboration avec nos partenaires et nos clients. Pour nous, c’est un facteur clé pour une réussite conjointe et pour l'amélioration de l'offre d'innovations du secteur.
C'est ce que le cabinet américain Forrester appelle « un accès unifié à un univers de services de grande valeur ». (1)
Notre approche unique dans le domaine de l’innovation prend le nom de «programme d’innovation conjointe» et est possible grâce à deux principaux éléments :

Au cours de ces dernières années, nous avons connu des changements spectaculaires dans la gestion de grands projets et dans le domaine de l'externalisation des services de communication. Les entreprises d'envergure mondiale s’appuient plus que jamais sur les prestataires de services extérieurs pour la prise en charge et la rationalisation de la structure d'assistance de leurs équipements, mais elles estiment souvent que cela n'est pas suffisant. Elles souhaitent en effet de plus en plus miser sur l'innovation et l'intégrer directement au contrat de service.
Cette nouvelle attente, que nous rencontrons chez de nombreux clients, procède de deux idées. Tout d’abord, nos clients lancés dans des grands projets ou des projets d'externalisation souhaitent être informés des capacités du prestataire de services à faire évoluer leur infrastructure pour mieux s'adapter aux changements techniques dans le cadre du contrat.
L'objectif n'est pas ici d'actualiser la fourniture actuelle en technologie par simple goût de la modernité, mais bien de s’assurer que le prestataire de services mettra tout en œuvre pour mieux faire évoluer l'architecture héritée et donc de veiller à ce que l'innovation permette le plus d'économies possible dans l'entreprise.
Cette approche, appliquée aux projets complexes du domaine des télécommunications et aux externalisations, est une approche holistique, qui s'étend à tous les bastions techniques.
La convergence peut ainsi être utilisée à son plein potentiel. Dans ce premier exemple (d'amélioration continue), la coopération active de tous les architectes des solutions est orchestrée dans le cadre de l'initiative d'innovation conjointe.
D'autre part, dans un monde de plus en plus compétitif, il y a aussi une exigence pour les organisations à se projeter en avant et à voir comment un processus d'innovation pourrait les mener à l'itération suivante de leur modèle économique. En réalité un processus qu'ils peuvent mener qui causera la rupture sur leur marché ou les emmènera vers de nouveaux marchés pour créer de la valeur. La rupture peut être causée d'un certain nombre de façons différentes; par l'introduction d'une nouvelle technologie, d’un modèle commercial différent ou d’un nouveau modèle d'exploitation (ou par n'importe quelle combinaison des trois). C'est ce que nous avons appelées les initiatives "immédiates", qui peuvent à leur tour être insérées sur une matrice d'innovation faite de 4 paniers distincts d'innovations (voir diagramme ci-joint).
C'est pourquoi nous avons créé le programme d'innovation conjointe au sein de notre offre de gestion de grands projets.

vision élevée
Lorsqu'on parle d'innovation, la plupart des gens répondent : « Tout est une question de mise en œuvre ; les idées sont simples, n'importe qui peut avoir des idées » ou au contraire : «l’innovation est affaire de créativité, seules les personnes créatives sont capables d'innover». Notre expérience auprès des entreprises nous a enseigné que pour formuler de bonnes idées susceptibles d'être rapidement exécutables, il faut à la fois pouvoir compter sur des processus efficaces mais aussi sur une véritable capacité à apprendre au sein de l'entreprise. Ce processus d'apprentissage doit être impulsé en interne (grâce à une culture de partage des connaissances) et depuis l’extérieur (ex. : clients, fournisseurs, entités de réglementation, leaders d’opinion, gouvernements, etc.).
analyser les attentes ou «se lancer dans l’inconnu» ?
En fait, déterminer si l'innovation naît exclusivement de la créativité ou de l'analyse des attentes du secteur est une fausse question. En effet, l’innovation requiert un peu des deux. Seul le mélange de ces deux éléments permet d’atteindre le bénéfice recherché. En outre, il est communément accepté que dès qu’un produit/service est utile, il peut se vendre en grande quantité. Dans ce contexte, la commercialisation de nouveaux produits ou services est en fait très simple, c’est-à-dire que ces attentes peuvent être mesurées et cette appréciation peut directement être intégrée au travail d’élaboration de nouveaux produits ou services.

Néanmoins, dans la pratique, il est très rare de voir les choses se dérouler ainsi, étant donné que l’innovation consiste souvent à se lancer dans l’inconnu, à
« commercialiser l’inconnu ». (2)
Par conséquent, pour fournir des innovations efficaces à l’entreprise il ne s’agit pas tant d’identifier les attentes sous-jacentes que de surprendre les gens avec de nouvelles idées, de nouvelles approches ou de nouveaux modes de vente des produits et services existants. Il faut également expérimenter ensemble de nouveaux concepts et apprendre des expériences passées. De cette façon, l’innovation reste le fruit d'un processus double mêlant avancées et inventions technologiques et réponses du marché face aux attentes du secteur.
Grâce à notre programme d’innovation conjointe, nous collaborons avec nos clients avec qui nous sommes lancés dans des grands projets pour pousser la réflexion au-delà des limites habituelles en termes de développement de produits et envisager de nouveaux modes de fonctionnement ; que ce soit au niveau opérationnel ou en développant de nouveaux services. Le programme d’innovation conjointe accélère le processus d’innovation et raccourcit les délais de mise sur le marché.