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Outils collaboratifs : quelles clés feront leur adoption ? Part.1 : une question de bon sens !

Outils collaboratifs : quelles clés feront leur adoption ? Part.1 : une question de bon sens !
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Selon Gartner, seulement 10% des projets de réseau social d’entreprise (RSE) représentent un succès. Cela vous étonne ? Moi non ! Les RSE seraient-ils donc à l’origine d’une bulle en train d’éclater ? Serait-ce encore une de ces innovations technologiques poussées à coup de marketing...
Publié le 27 Mai 2013 par Alan Boglietti dans entreprise 2.0
outils collaboratifs : quelles clés feront leur adoption ? Part.1 : une question de bon sens !

Selon Gartner, seulement 10% des projets de réseau social d’entreprise (RSE) représentent un succès.  Cela vous étonne ? Moi non !

Les RSE seraient-ils donc à l’origine d’une bulle en train d’éclater ? Serait-ce encore une de ces innovations technologiques poussées à coup de marketing, mais n’ayant finalement de pertinence que pour un périmètre restreint d’entreprises ? Je réponds non !

pourquoi ce chiffre n’est-il pas étonnant ?

Nous parlons de réseau social d’entreprise car il s’agit actuellement de la forme la plus évoluée des outils collaboratifs. Mais en réalité, leur mise en place et leur animation rencontre exactement les mêmes problématiques qui, de tous temps, ont toujours régi le travail collaboratif. Et si demain, un nouveau type d’outil apparait, je suis prêt à mettre ma main au feu que nous retomberons à nouveau dans le même cycle.

J’en veux pour preuves, deux exemples qui me passent par la tête :

  1. Comment se fait-il que, dans les mêmes conditions de travail et avec les mêmes ressources à disposition, certains enseignants arrivent à mieux se faire respecter que d’autres par leurs élèves ? Qu’ils arrivent à faire atteindre à leur classe un meilleur taux de réussite ? Qu’ils arrivent à faire aimer une matière pourtant habituellement rébarbative ?
  2. Pourquoi certaines équipes sportives réussissent-elles mieux que d’autres, avec un budget équivalent ?

Dans les deux cas, nous sommes bien dans une situation de travail collaboratif, valable de manière intemporelle. La technologie vient transformer et faciliter les manières d’apprendre et de travailler ensemble. Cependant, les mécanismes qui font que cela fonctionne se trouvent ailleurs. Ils relèvent plus de l’humain et de l’organisationnel ; ils touchent à l’aspect socio-psychologique.

Si la technologie permet évidement d’exercer un effet de levier, elle n’en apporte pas pour autant le savoir-faire. Prenons l’exemple d’un opérateur devant visser un écrou : s’il se trompe de taille ou de pas de vis, quelle que soit la force surhumaine qu’il exercera avec ses outils (aussi évolués soient-ils), son écrou ne sera jamais serré pour autant.

alors, quels sont les ingrédients-clés du succès ?

S’il existait une liste au Père Noël « type », cela serait trop facile ! ;-) Nous pouvons toutefois en identifier quelques grands principes.

les mécanismes psycho-sociaux de la collaboration

apprenez à reconnaître les actes de collaboration

La collaboration peut se définir par la réunion de 3 composantes, connues sous l’appellation des « 3 C » :

  • Communication : j’interagis avec les personnes ciblées, pour les informer et/ou leur émettre une requête.
  • Coopération : ces personnes produisent une action qui va dans le même sens que mes attentes.
  • Coordination : les actions produites, en plus d’aller dans le même sens que mes attentes, sont parfaitement en phase avec mes propres actions, afin de s’ajuster au mieux.

prenez en compte les 3 aspects intervenant dans le travail collaboratif : Humain, Organisationnel et Technique

Il convient de mettre les moyens nécessaires sur chacune de ces dimensions, afin d’éviter, par exemple, ce type de situations :

  • Lancer une killer-app’ sans aucun accompagnement au changement, ni animation.
  • Faire une campagne promo-marketing de « ouf’ », avec teaser et fanfare, pour finalement accoucher d’une souris et créer la déception générale lorsque les utilisateurs découvriront un outil techniquement peu stable et/ou une usine à gaz ergonomique.
  • Mettre en place un bon outil et une bonne communication, mais laisser l’usage être « plombé » par la bureaucratie et la politique interne exercées par les lignes hiérarchiques (souvent par peur de conflits entre directions).

Ces exemples peuvent paraître (un peu) « bateau », mais pour l’avoir vu (voire même « subi » !) sur certains projets, il ne me semble pas inutile de le rappeler.

vérifiez la pertinence de votre projet

J’aime beaucoup cette expression souvent utilisée, car elle résume très efficacement quelque chose de tellement vrai : une communauté est un ensemble d’égoïsmes compatibles. Les individus ne s’investissent dans une cause que parce qu’ils en éprouvent un plaisir et/ou qu’ils en ont la nécessité.

Vous pouvez aisément le vérifier, car c’est nécessairement l’un ou l’autre de ces leviers (ou les deux à la fois !) qui vous fait :

  • vous lever tous les jours pour aller au travail.
  • vous investir activement dans une association à but non-lucratif.
  • inviter des proches ou connaissances à manger.

De fait, si vous arrivez à trouver des profils :

  • ayant les mêmes centres d’intérêt et/ou les mêmes besoins,
  • qui ne soient pas en concurrence frontale,
  • qui disposent d’informations que vous n’avez pas et inversement,

alors vous disposez déjà des ingrédients permettant d’affirmer que votre communauté a une pertinence à exister ; et donc des chances qu’elle vive réellement.

Dans le prochain article, nous poursuivrons les mécanismes psycho-sociaux et entamerons les aspects pratico-pratiques sur les projets complexes.

Alan
Orange Consulting

Crédit photo : © peshkova - Fotolia.com

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