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Hack4France : l'innovation made in France

Hack4France : l'innovation made in France
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Organisée par Agorize, une start-up qui promeut l’innovation participative, et Epitech, célèbre école d’informatique, la finale du Hack4France s’est tenue le 8 juillet dernier au ministère de l’économie, du redressement productif et du Numérique, en présence d’Axelle Lemaire.
Publié le 10 Juillet 2014 par Joevin Canet dans entreprise 2.0

Axelle Lemaire remettant le 1er prix à Raffi Tchoboian

Organisée par Agorize, une start-up qui promeut l’innovation participative, et Epitech, célèbre école d’informatique, la finale du Hack4France s’est tenue le 8 juillet dernier au ministère de l’économie, du redressement productif et du Numérique, en présence d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique. L’occasion de faire le point sur les enjeux clés de l’innovation digitale.

Premier hackathon en ligne dédié aux start-up françaises, Hack4France est un grand concours d’innovation ouverte, co-créé par Agorize et Epitech, sous le haut patronage du Ministère de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique. Il consiste à tirer parti des données disponibles dans les interfaces de programmation (ou API) des entreprises partenaires pour élaborer une application. Les participants disposent alors de 4 mois pour faire aboutir leur projet. En plus de récompenser 5 équipes gagnantes, la finale du 8 juillet a permis de revenir sur les grands enjeux de l’innovation made in France.

le virage de l’open data

«Les entreprises qui ne prendront pas le virage de l’open data auront de graves difficultés à survivre». C’est Guy Mamou-Mani qui le dit. Pour le président de Syntec Numérique, premier syndicat de l’écosystème numérique français, « il n’y a pas un seul secteur qui ne soit concerné ». Le numérique est partout, et qui dit numérique, dit données ; et qui dit données, dit inéluctabilité de leur ouverture. Voilà sans doute ce qui conduit des start-up comme Deezer à ouvrir au maximum leurs données. Selon Julie Knibbe, product manager chez Deezer, « en ouvrant nos API, nous créons de la valeur pour nos utilisateurs. L’API favorise l’innovation et constitue une condition essentielle à la création de nos partenariats ». Dans un écosystème de plus en plus ouvert, les entreprises qui seront le mieux tirer parti du numérique seront celles qui baseront leur stratégie sur l’efficience de leurs partenariats.

grands groupes / start-up : même combat

De grandes entreprises comme Total l’ont bien compris. Le groupe pétrolier, qui remettait un prix spécial à l’occasion de ce Hack4France, a d’ailleurs créé récemment une direction digitale chargée « de stimuler la transformation numérique en interne et d’intégrer l’écosystème digital », comme l’explique Gilles Villautreix, responsable e-commerce et digital marketing de Total. Pour l’entreprise, il ne s’agit plus seulement de vendre du pétrole, mais « d’explorer des marchés qu’un grand groupe ne peut explorer seul ». Voilà pourquoi il est essentiel d’opérer un rapprochement entre start-up et grands comptes : tout simplement parce que face aux changements qui s’annoncent, chacun a réciproquement besoin de l’autre.

Total a d’ailleurs noué récemment un partenariat avec BlaBlaCar. Bien sûr, tout n’est pas simple, les a priori et stéréotypes sont forts de chaque côté. Les jeunes pousses voient les grandes entreprises comme des mastodontes immobiles, fermés à l’innovation ; les groupes industriels perçoivent les start-up comme des puces agitées reposant sur des modèles économiques fragiles, voire défaillants. Pour Jean-François Galloüin, directeur général de Paris Région Lab, organisme chargé d’expérimenter les solutions innovantes sur le territoire francilien, la réalité est évidemment plus nuancée : l’innovation existe aussi du côté des grands groupes et tous les champions internationaux du digital ont d’abord été des start-up fragiles. « Chacun doit donc accepter de reconnaître la différence de l’autre pour créer une relation de confiance ».

l’innovation : une question de confiance

La confiance, voilà sans doute le maître-mot. Pas d’innovation sans confiance en l’avenir. Pas non plus de partenariat innovant sans confiance en son partenaire. A cet égard, Clément Moreau, CEO et co-fondateur de Sculpteo, spécialiste de l’impression 3D, a fait part de son expérience. Selon lui, « les start-up n’ont pas un rôle d’évangélisateur de l’innovation en tant que telles. Le problème réside surtout dans la protection juridique de nos idées. Bien souvent, les concours d’innovation organisés par les grands comptes deviennent des séances de pillage de notre propriété intellectuelle ». Le plus dur reste peut-être encore à faire.

Joevin

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