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Booster la valeur de l'identité digitale

Booster la valeur de l'identité digitale
2013-01-212013-10-02réglementation & marchéfr
Partager de l'information - (plus ou moins consciemment...) - sur ce et ceux qu'on aime, où l'on est et ce que l'on y fait, ce que l'on achète, ce à quoi on rêve (etc.) c'est créer des unités d'une nouvelle forme de monnaie.
Publié le 21 Janvier 2013 par Aurore Duconge dans réglementation & marché
 identité digitaleprotection des données

Partager de l’information – (plus ou moins consciemment…) - sur ce et ceux qu’on aime, où l’on est et ce que l’on y fait, ce que l’on achète, ce à quoi on rêve (etc.) c’est créer des unités d’une nouvelle forme de monnaie. Si les données personnelles ne sont qu’un pan du phénomène « Big Data », leur valeur potentielle est estimée à 328 milliards d’euros en 2020 pour les organisations et à 670 milliards d’euros pour les individus (chiffres Europe, étude BCG). L’essentiel de cette valeur s’explique par ce que ces données là constituent notre « identité digitale », intrinsèquement liée à notre identité « matérielle ».

L’étroitesse de ce lien affole les autorités partout dans le monde : comment réguler l’échange de cette monnaie tout en assurant la protection des citoyens ? C’est dans ce contexte que la notion de « consentement » fait son entrée dans le digital comme nouvelle arme d’empowerment utilisateur et pilier d’une nouvelle confiance numérique.

infographie chiffre identité digitale

le consentement au cœur de la protection des données

Trois commentaires pour mieux comprendre ces chiffres :

  1. les utilisateurs deviennent de réels citoyens numériques, ils ne sont plus des utilisateurs naïfs et veulent maîtriser leur identité digitale ;
  2. la valeur de ces données a suscité le développement de pratiques peu scrupuleuses, dont la révélation médiatique offusque régulièrement la société civile ;
  3. l’inadéquation entre les rythmes technologiques et réglementaires oblige aujourd’hui le régulateur à ne plus se contenter de l’existant, il doit être proactif pour absorber aussi l’avenir.

Ces trois tendances bousculent actuellement Bruxelles. Une proposition de réforme publiée en janvier 2012 introduit de nouveaux droits tels que la portabilité des données ou encore l’oubli numérique, et renforce les dispositifs de dissuasion en adoptant le principe d’extra-territorialité et en renforçant le régime de sanctions (celles-ci pouvant atteindre 2% du CA des entités fraudeuses). Les organisations n’auront bientôt plus le choix ; le consentement de l’utilisateur doit devenir la clef de voûte des systèmes de transactions de données personnelles.

un utilisateur outillé, qui maîtrise son identité digitale

Cette réforme audacieuse replace l’utilisateur au cœur de l’écosystème des données. De façon opérationnelle, son consentement de demain pourrait être…

  • sélectif : quelles données ? Pour quel traitement ? A qui ?
  • gradué : paramétrage de la protection en fonction des usages
  • renouvelé : suivi dans les temps du partage de données consenti
  • outillé : de l’opt-in simple au dashoard interactif

Les projets se multiplient pour tester l’outillage possible de ce nouveau consentement. Des initiatives de grande ampleur émergent dans le domaine public (prenons l’exemple de Midata au Royaume-Uni) comme dans le domaine privé, avec le développement de dashboards (Google) et d’une multitude d’autres outils de « Vendor Relationship Management » (gestion de la relation de la relation vendeur).

Le challenge principal pour l’implémentation de ces outils n’est pas technique mais bien socioculturel. La sensibilité des individus, leur maturité quant à la donnée sont extrêmement hétérogènes. De plus, si la transparence est nécessaire à la confiance, la vérité nue peut s’avérer anxiogène et provoquer un rejet en bloc. La mise en place de ce cercle vertueux repose donc entièrement sur le positionnement du curseur…Utilisateurs comme organisations doivent être accompagnés progressivement pour la réalisation de ce réel « power shift » et ainsi relancer une dynamique de confiance dans l’univers digital.

être moteur d’un renouveau de la confiance numérique

Se positionner en facilitateur dans un écosystème piloté par l’utilisateur :

infographie chiffre identité digitale

Le retour de l’utilisateur comme centre de gravité de l’univers digital est une tendance de fond. Les organisations ont aujourd’hui l’opportunité de se positionner pour créer une nouvelle forme de confiance avec les citoyens digitaux et de maximiser le potentiel de valeur de leurs données. Une chose est sûre avec le web, il n’attendra pas.

Aurore Duconge 

crédit photo - alphaspirit - Fotolia.com

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