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L'IoT santé, un nouvel espace à s'approprier

L'IoT santé, un nouvel espace à s'approprier
2016-07-132016-07-18relation patientfr
Le taux de pénétration des objets connectés ne cesse de croître. Mais pour séduire au-delà des consommateurs, les patients, ces objets doivent démontrer leur valeur d’usage au quotidien.
Publié le 13 Juillet 2016 par Rachel Bonjean dans relation patient

Le taux de pénétration des objets connectés ne cesse de croître. Mais pour séduire au-delà des consommateurs, les patients, ces objets doivent démontrer leur valeur d’usage au quotidien. Dans les domaines de la santé, des usagers témoignent qu’il y a bien un « avant » et un « après » l’acquisition de l’objet.

De l’intérêt à l’adoption


Au SIdO 2016 à Lyon, les 6 et 7 avril derniers, le patron de la société Sen.se et pionnier des objets connectés dans le monde, Rafi Haadjian, a raconté comment des objets de bien-être tels les montres et bracelets connectés, surtout dédiés au fitness, ont commencé à envahir les cours des collèges pour cette « attitude cool » et « à la mode » qu’ils donnent au collégien. 85 % des Français pensent ainsi que les objets connectés ne sont pas juste un phénomène de mode (OpinionWay, mars 2016). Mieux : pour 61% d’entre eux ces objets vont devenir incontournables, tout comme hier Internet ou les téléphones portables (sociovision, décembre 2015).

C’est généralement par les trackers d’activité que les consommateurs se familiarisent le plus souvent avec les objets connectés. En France, selon les chiffres dévoilés par l’institut GfK, 1,22 million de bracelets et montres intelligentes ont été vendus en 2015.

Les trackers de santé connectés commencent également à se diffuser auprès des patients atteints de maladies chroniques telles que le diabète ou l’asthme. En France, 10% des malades chroniques possèdent déjà un objet connecté de santé, ce taux montant même à 20% parmi les personnes diabétiques. Les concepteurs d’objets connectés ont fait des objets relevant de la santé une cible prioritaire. 32% des brevets déposés concernant les objets connectés en France ciblaient ainsi ce secteur en 2013.

1 objet pour 10 malades chroniques en France :

  • 29% un glucomètre connecté.
  • 27% un tracker d’activité.
  • 14% une balance connectée.
  • 14% un auto-tensiomètre connecté.
  • 11% un stylo injecteur ou une pompe à insuline connectée.

Source : Lab e-Santé, juin 2015

Connecté pour suivre et améliorer sa santé : un besoin de crédibilité médicale


La santé connectée doit encore surmonter quelques freins : le doute sur la fiabilité des mesures ; l’impression d’une intrusion dans le quotidien ; la méfiance quant à l’utilisation des données ; la peur de ne pas savoir se servir de l’objet ; et la crainte d’une dépendance, par exemple vis à-vis de son smartphone.

Finalement, tous ces freins sont relatifs au sentiment de perte de liberté, alors même que l’usager semble accepter facilement la technologie et ses contraintes dès lors qu’il est convaincu de son rôle crucial pour lui permettre de rester bien portant. Cette ambivalence est très courante dans les usages du numérique en général. Mais elle peut être « dépassée ». 71 % des Américains seraient ainsi disposés à utiliser un tracker de santé connectée si les données récupérées étaient cliniquement vérifiées, selon un sondage de ORC International.

En outre, selon cette même étude, 77% des sondés américains considèrent que les informations récoltées par les trackers de santé doivent être utiles à la fois pour les utilisateurs et pour les médecins. Et quand on interroge les Français (en 2013) sur l’acteur qui doit être en charge de leurs données personnelles en cas de partage, les professionnels de santé arrivent en tête avec 63% de réponses positives, avant les utilisateurs eux-mêmes (42%) !

Les usagers potentiels de la « santé connectée » soulignent donc le besoin de coopération avec le corps médical. Car sur ce terrain de la santé, la mise en jeu du corps a des effets anxiogènes : se poser plein de questions sur sa santé, son rapport à soi, s’écouter plus encore… au risque de devenir “supercondriaque”.  D’où l’importance du rôle régulateur du médecin.

Ainsi, Vigisanté, un programme de télémédecine destiné aux salariés, inclut-il le dépistage, l’accompagnement et le suivi à domicile des personnes atteintes d’hypertension artérielle, en relation avec les médecins traitants. Concrètement, les paramètres recueillis par des tensiomètres et piluliers connectés reliés à une plateforme d’accompagnement médicalisé sont analysés à distance par le médecin traitant du salarié. L’expérimentation a permis de réduire la dépense médicamenteuse moyenne de chaque participant au programme, tandis que 69% des médecins de ville des salariés participants ont constaté que la santé globale de leurs patients s’était améliorée.

Loin de « suppléer » les médecins, les objets de santé connectés prouvent ainsi leur rôle pour soutenir et renforcer la relation patient/médecin.

 

Rachel Bonjean
 

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