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Que faire de toutes nos images médicales ?

Que faire de toutes nos images médicales ?
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Rien qu’en Ile-de France, Orange Healthcare héberge et stocke déjà chaque année 4,8 millions d’images médicales nouvelles… La question de leur conservation commence ainsi sérieusement à se poser d’autant plus que la règlementation n’est pas encore exhaustive sur cette question.
Publié le 23 Septembre 2014 par Michel Burr dans hôpital numérique
Que faire de toutes nos images médicales ?

Rien qu’en Ile-de France, Orange Healthcare héberge et stocke déjà chaque année 4,8 millions d’images médicales nouvelles… essayez à partir de là d’imaginer le volume de données produit en France et dans le monde… Les chiffres deviennent tout simplement impressionnants du fait de la numérisation de l’imagerie médicale. La question de leur conservation commence ainsi sérieusement à se poser d’autant plus que la règlementation n’est pas encore exhaustive sur cette question.

un volume d’images qui explose


Un Directeur Informatique d’un Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC) affirmait récemment en public : «  Chaque année, pour stocker les images médicales produites, je dois doubler le nombre de baies de stockage au sein de mon datacenter ».

Autre exemple : une étude d’EMC (un éditeur spécialisé dans le domaine du stockage), datée de 2012, a posé les hypothèses suivantes (1) :

  • dans le monde, le volume cumulé d’images médicales numérisées augmente chaque année de 75% environ
  • en parallèle, le coût de stockage unitaire diminue d’environ 30% chaque année (diminution due à l’évolution des technologies).

En projetant ces hypothèses sur une dizaine d’années, on obtient les estimations suivantes :

En 10 ans, le volume des images stockées devrait ainsi être multiplié par près de 270. Et le coût associé serait multiplié par près de 8. D’où la problématique qui est posée à l’ensemble des acteurs du domaine (établissements de soins, institutionnels, industriels) : Comment allons-nous stocker toutes ces images médicales ? Et sommes-nous prêts à supporter l’accroissement du coût de stockage ?

une règlementation française encore partielle


Face à ces questions, la règlementation française reste assez floue : toutes les situations et techniques d’imagerie n’ont pas été légiférées ou arbitrées par les instances nationales.

Néanmoins, un décret du Ministère de la Santé (2), publié en décembre 2011 et désigné couramment comme le « supplément pour l’archivage numérique », précise certaines règles pour les scanners et IRM, notamment la durée minimale et le format de stockage de ces images :

  duree minimale de conservation des images
pour les établissements de santé 20 ans
pour les médecins libéraux 5 ans
  format d'archivage des images
les 3 premières années Les images doivent être stockées sans perte d’informations :
« Les données […] sont archivées en format DICOM sans compression ou avec compression sans perte (DICOM lossless) ».
au-dela de 3 ans Les images peuvent être stockées dans des formats avec perte d’informations :
« une compression plus importante sera admise (DICOM lossy) ».

En l’absence d’autres textes, ces règles peuvent être logiquement extrapolées à d’autres types d’images médicales, telles que les radiographies classiques, les échographies, les images d’anatomo-pathologie, … Pour autant rien n’est inscrit dans le marbre tant qu’il n’y a aucune législation…

Quelles techniques utiliser ? Sur quelle(s) structure(s) s’appuyer ? Nous en parlerons dans un prochain article !

Michel.

 

(1) source : http://austria.emc.com/campaign/global/forum2011/pdf/austria/emc-busines...

(2) source : http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-caisse-aube/i...

crédit photo : © beerkoff - Fotolia.com

 

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