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L'hôpital numérique, faisons le point !

L'hôpital numérique, faisons le point !
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Lancé fin 2011, le plan « hôpital numérique »,  c’est le programme français de modernisation des systèmes d’information hospitaliers. A mi-parcours, 61 millions d’euros dépensés, 401 projets dans 248 établissements, quel bilan faire de cette initiative...
Publié le 19 Février 2015 par Géraldine Gaillard dans hôpital numérique
l'hôpital numérique, faisons le point !

Lancé fin 2011, le plan « hôpital numérique », c’est le programme français de modernisation des systèmes d’information hospitaliers. A mi-parcours, 61 millions d’euros dépensés, 401 projets dans 248 établissements, quel bilan faire de cette initiative nationale ?

confidentialité, fiabilité et dynamisme, les socles du plan « hôpital numérique »

Un petit saut dans le passé, ça vous dit ? Nous sommes en 2012, le programme « hôpital numérique » vient tout juste d’être lancé. L’objectif de la  Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) et de l’Agence Nationale d'Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) est alors de faire entrer les hôpitaux français dans une grande vague de modernisation. L’ambition est claire : avoir à terme au niveau des SI hospitalier un socle commun, de façon à améliorer significativement la qualité et la sécurité des soins.

3 prérequis, indispensables pour assurer une prise en charge du patient en toute sécurité, sont alors identifiés comme prioritaires :

  • la confidentialité des systèmes
  • leur fiabilité
  • leur dynamisme 

et 5 domaines fonctionnels pour lesquels le programme définit des exigences d’usages du SI sont également mis en avant :

  • les résultats d’imagerie, de biologie et d’anatomo-pathologie
  • le dossier patient informatisé et interopérable
  • la prescription électronique alimentant le plan de soins
  • la programmation des ressources et l’agenda du patient
  • le pilotage médico-économique

Pour quels résultats ?

Si « 2012 a été l’année de lancement du programme, 2013 celle de sa mise en œuvre et 2014 celle de la dynamique engagée »  comme le dit Franck Jolivaldt, chef de la mission système d’information des acteurs de l’offre de soins (MSIOS) à la DGOS, il est grand temps de faire un bilan.

A date donc, 800 établissements remplissent les trois priorités pré-requises par le programme… ce qui représente environ 30% des établissements de soins français. Un bon début donc mais qui doit s’accélérer dans les 3 prochaines années pour espérer atteindre les 100% en 2017.

401 projets dans 248 établissements ont été engagés pour une dépense totale de 61 millions d’euros.  Les projets couvrent ainsi largement les 5 domaines fonctionnels prioritaires :

  • le plus grand nombre (30 %) concerne la prescription électronique alimentant le plan de soins
  • le pilotage médico-économique est au centre de 19 % des programmes, tout comme la mise en place d’un dossier patient informatisé interopérable, suivi à 17% par la  programmation des ressources
  • enfin la numérisation des résultats d’imagerie concerne 15 % des projets.

L’évolution globale est donc plutôt favorable, même si certaines régions sont plus en avance que d’autres et certains projets favorisés par les établissements.

une action pérennisée jusque 2017

La 3ème journée de l’ANAP a été l’occasion de réaffirmer l’attachement du gouvernement à ce programme. Yannick Le Guen, sous-directeur de la DGOS, a ainsi précisé que 70 M€ sont déjà engagés pour la suite…  Les chantiers au niveau des établissements hospitaliers pourront donc se poursuivre et de nouveaux projets pourront émerger car les établissements ont jusqu'à 2016 pour déposer leur dossier.

De bons augures semble-t-il ! Il faudrait donc peut-être s’interroger sur la suite à donner à ce programme en 2017… Sera-t-il alors pertinent de renouveler un plan « hôpital numérique » bis ? Faudra-t-il faire évoluer et augmenter le niveau de prérequis pour continuer de faire monter en qualité les SIH ? Qu’en pensez-vous ?

Géraldine

crédit photo : sudok1 - www.fotolia.com

5 Commentaires

  • 6 Mars 2015
    2015-03-06
    par
    Géraline Gaillard
    @Rémi Suinot : merci de votre commentaire qui permet de bien cerner que l’ambition de ces programmes est au-delà d’un budget de modernisation du SI. Cdt
  • 6 Mars 2015
    2015-03-06
    par
    Rémi Suinot
    Bonjour;
    En temps que soignant et à présent formateur pour un système de gestion de soins dans un CHU, je pense être, comme Mr Marrel, aux premières loges. Premier constat, effectivement la DSI n'est pas toujours réactive lors de problèmes hors horaires de bureau (des fois même pendant, mais ceci est un autre problème). Au niveau technique pur, ils sont très compétents, mais au niveau logiciel cela ne suit plus. De plus, il n'y a aucune porosité entre les différents acteurs. Le pire tel que je le ressens et le vois, c'est le cloisonnent des acteurs. Il y a des intervenants métiers mais après, chacun reste dans son pré carré et ne veut pas entendre (ou écouter) les problèmes des autres. Et côté innovation, ce n'est pas la peine d'y penser. Ce n'est ni une priorité, ni une nécessité. L'avantage pour les utilisateurs n'est pas pris en compte.
    Ceci pour le côté DSI. Pour le côté médical/paramédical, le constat n'est pas meilleur, car ils sont tous désinvestis du projet d'informatisation du soin (dans son ensemble). On demande beaucoup aux médecins, alors qu'ils sont déjà surchargé pour beaucoup, et il n'y a aucun référent médical!! Oui oui! Aucun! Il y a bien un référent pharmacie et soignant (nous sommes même plusieurs), et laboratoire, mais aucun côté médical.
    Quand aux fournisseurs de solutions logiciels, tout n'est pas non plus tout rose. Leurs logiciels fonctionnent, mais la réactivité n'est pas toujours au rendez vous lors de déclaration de problème(s). De plus dans les " 5 domaines fonctionnels pour lesquels le programme définit des exigences d’usages du SI", on retrouve l'interopérabilité des systèmes. Je suis à 100% pour ce constat, mais quand je vois un patient aller de réanimation en hospitalisation conventionnelle (ou le contraire), avec des prescriptions papiers, parce que les logiciels n'ont pas de moyen de connexion, cela me désole. Surtout à l'heure ou on demande au soignant de ne plus faire de retranscription papier! En conclusion, il y a encore du travail. 2017 date limite?
    Chez chacun des acteurs il y a des progrès à faire, dans les mentalités, car il n'y a pas non plus de "plan média" pour faire comprendre que la sécurisation des soins passe quand même par l'informatique, uniquement si tout le monde joue le jeu. Cordialement.
    R. Suinot
  • 5 Mars 2015
    2015-03-06
    par
    Géraline Gaillard
    @Philippe Marrel : Merci de votre commentaire. Votre expérience fait effectivement écho à un besoin de mettre le soin et sa qualité au cœur des projets et programmes. Il faut que la modernisation du SI soit vue comme une aide pour les soignants et que l’ensemble des acteurs de l’hôpital puissent y apporter leur avis, indicateurs, bonnes pratiques. @François TÊTE : Oui vous avez tout à fait raison et en fait, c’est tellement dans notre ADN chez Orange, que je ne l’ai pas exprimé. Le SI se doit d’être sans faille et plusieurs méthodes permettent de l’opérer (mais ce n’est pas le sujet). Il doit permettre d’assurer une transmission en tout lieux, à tout moment des données santé aux bonnes personnes sur les bons patients.
  • 5 Mars 2015
    2015-03-06
    par
    François TÊTE
    Bonjour, Il me semble qu'il manque un pré requis. Il va au delà de la fiabilité. il est nécessaire qu'il y ait une continuité d'activité du SI pour qu'il fonctionne quoi qu'il arrive. Cordialement
  • 2 Mars 2015
    2015-03-06
    par
    Philippe Marrel
    Bonjour,
    non, surtout pas reconduire le Plan sous sa forme actuelle! Et je vous parle d’expérience. Dans notre région, je connais de l’intérieur au moins deux très gros établissements (CHU et CHR) très engagés dans Hôpital Numérique. En tant que médecin (et un peu au courant du monde informatique), je peux résumer le constat:
    - du point de vue des DSI: des avancées , mais il y a toujours ces sacrés utilisateurs jamais contents!
    - du point de vue des médecins et soignants: un sac de noeuds où on attend toujours une mise à jour pour que ça marche, des charges de travail imprévues qui s’ajoutent aléatoirement sans étude préalable d’impact sur les organisations. En résumé, dans l’un de ces établissements, le service Qualité vient de déclarer l’informatique « première source de risque pour les patients ».
    Mon diagnostic: la conception-même des DSI est devenue un problème à l’hôpital public. Pensées au départ sur un domaine « froid » de type facturation/gestion de données archivées, elles n’ont ni les compétences ni les organisations internes (ni les moyens humains?) pour s’intégrer à la complexité du médical. A mesure que les processus de soins reposent plus sur l’outil, celui-ci doit atteindre une fiabilité et une réactivité H24 sans commune mesure avec les horaires de bureaux.Qu’on pense à la dépendance absolue du radiologue en télé-urgences, à l’équipe de SAMU dans son camion en liaison avec le logiciel, au chirurgien en télé-opération,...
    Ma prescription? repenser l’informatique hospitalière, en intégrant dès la conception les décisionnaires médicaux, avec un soutien en logisticiens et ingénieurs en organisation, pour ne définir qu’ensuite les outils qui fluidifieront effectivement l’activité médicale. Un exemple: la gestion de l’informatique médicale à Ottawa. Premier point saillant: c’est un médecin qui pilote! S’il s’agit de process médical, il ne peut tout simplement en être autrement.
    Il y aura du bulot pour y arriver...

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