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L'impact de la transformation des DSI par le cloud computing 2/2

L'impact de la transformation des DSI par le cloud computing 2/2
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Suite de l’interview de Christian Eychene , VP Orange cloud Transformation chez Orange Cloud for Business. Dans cette 2ème partie, Christian Eychene revient sur les trois principaux impacts de l’adoption du cloud computing d’infrastructure et les quatre tendances phare du cloud computing.
Publié le 20 Mars 2015 par Yann Gourvennec dans transformation
3 impacts et 4 tendances du futur de l’informatique et du cloud computing
l'impact de la transformation des DSI par le cloud computing  (2ème partie)

Suite de l’interview de Christian Eychene , VP Orange cloud Transformation chez Orange cloud for Business, consacrée au cloud computing. Dans cette 2ème partie, Christian Eychene revient sur les trois principaux impacts  de l’adoption du cloud computing d’infrastructure et les quatre tendances phare du cloud computing.

Quels sont les trois conséquences les plus importantes de la cloudification ?

Christian Eychene : L'un des premiers impacts de la cloudification est la vitesse, notamment la vitesse de déploiement. Le déploiement de l'infrastructure est généralement long, car elle est liée aux composantes matérielles, aux contingences logistiques et c'est toujours très ennuyeux lorsque cette logistique vient interférer avec un projet logiciel. Car ce projet est dans le temps du client, et non pas dans le temps de l'infrastructure. Les solutions cloud permettent de sortir le projet de cette contingence temporelle d'infrastructure. Ce sont des gains importants, bien qu’elles n’apportent pas de gains en vitesse instantanée, puisqu'un projet informatique est toujours relativement long. Le moindre décalage du projet - ils sont souvent nombreux - vient percuter les planifications et si cette planification est liée à l’infrastructure, les impacts peuvent être très importants. Ici, l'infrastructure est indépendante et n'est donc pas gênée par ces problèmes liés à l’infrastructure.

Autre point, les développeurs du groupe ont été les premiers adopteurs du cloud, parce qu'ils pouvaient de façon extrêmement rapide constituer leurs ressources de travail, les relâcher, les reprendre sans aucune gêne, et sans aucun délai. Ce sont naturellement eux qui ont fait les premiers gros volumes sur le cloud.

Le deuxième impact est celui de l'évolution des compétences et des changements de pratiques. Il est encore un peu tôt, même après 2 ans de pratique terrain, pour apprécier complètement les changements de pratiques. Mais nous voyons néanmoins des évolutions et certaines activités qui étaient enfouies dans l'infrastructure, comme la gestion du parc de ressources, sont reprises désormais par les équipes projets. Ceci implique également que ces équipes s’organisent de façon plus autonome, notamment pour ce qui concerne les ressources et les serveurs virtuels.

Le dernier impact de cette modification du système d'information porte sur le volume. La proportion actuelle de serveurs virtuels sur le cloud par rapport au total de nos serveurs est un peu en dessous de 15 %. Nous avons, en effet, environ 30 000 serveurs « x86 » dans le groupe, pour 4 000 serveurs sur le cloud. Il y a donc encore des efforts à fournir. En revanche, nous constatons que le développement de la partie cloud est exponentiel, avec un nombre de serveurs virtuels dans le cloud qui a triplé en 2014. Le taux de pénétration du cloud va rapidement franchir la barre des 50 % et nous avons pour objectif d'atteindre les 75 %.

Finalement la DSI a été totalement transformée en 8 ans ?

Christian Eychene : Je ne pense pas que la transformation se résume à la migration des serveurs sur le cloud qui aura, en effet, pris à peu près 8 ans. En revanche, la transformation des métiers et des pratiques se ressent déjà et les résultats sont visibles. Notamment en termes d'agilité de livraison des fonctionnalités de l'informatique et de ses plateformes de services, mais aussi en termes de satisfaction des maîtrises d’ouvrage vis-à-vis des projets livrés par l’informatique.

Pouvez-vous nous décrire les 4 tendances du cloud computing qui se profilent à l’avenir ?

Christian Eychene : La première tendance, c’est l’hybridation cloud / non cloud. Toutes les fonctions que nous mettons en œuvre pour livrer des services s'appuient généralement sur des combinaisons de modules applicatifs qui sont développées pour le cloud, ou qui sont cloud-compatibles et qui vont migrer vers le cloud. Il y a des systèmes plus anciens encore qui sont à réécrire et qui ne sont pas toujours dans les priorités de l’entreprise. Par exemple, chez un opérateur comme Orange, il y a des informations relatives à la base clients qui existent depuis très longtemps, qu’il est plus délicat de réécrire en priorité. Les fonctionnalités applicatives sont donc véhiculées par une combinaison d'applications extrêmement hybrides.

Vient ensuite l’hybridation public/privé, c’est-à-dire l’hybridation entre ce que l'on fait soi-même et ce que l'on confie à un tiers opérateur. Cela est surtout applicable aux clients externes du cloud computing car pour ce qui est de l’interne, nous sommes nous-mêmes tiers opérateur, donc notre cloud privé se confond avec le cloud public général partagé.

La troisième tendance est l'accroissement de l'agilité dans la façon de développer. Il existe une autre façon de travailler entre développeurs et équipes d'opérations, ce que l’on appelle l’intégration continue ou ‘DevOps’ (voir « The Agile Admin » pour un descriptif exhaustif et clair en anglais de ce qu’est le DevOps. Voir aussi cet article de ZDnet).
Ces nouvelles méthodes favorisent la mise en service beaucoup plus rapide et accompagnent très utilement le fait que l'infrastructure elle-même ne soit plus un frein. Cette pratique de DevOps commence à se répandre. Elle est, pour l’instant, le fait de quelques équipes pilotes sur des projets visibles de nos clients finaux mais elle va prendre une part importante dans le travail des DSI dans les prochaines années.

Le processus du DevOps expliqué en dessin par Dustin Whittle sur le blog : blog.appdynamics.com

Signalons enfin un rapprochement entre les maîtrises d'œuvre et maîtrises d'ouvrage. C'est une nouvelle façon de travailler pour les informaticiens. À partir du moment où on a un outil informatique capable de mettre en production des applications de façon très rapide, le dernier maillon est d'être sûr d'être en phase avec les demandes. Cela favorise l’avènement de nouvelles méthodes de travail qui incluent autour d'un même projet aussi bien les métiers que les développeurs et ceux qui vont faire l'exploitation en aval.

Yann Gourvennec

Lire la première partie de l’interview de Christian Aychene : l'impact de la transformation des DSI par le cloud computing 1/2

crédit photo : © Seamartini Graphics, © apinan

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