Téléphone, e-mail, SMS, fax… Les portes sont nombreuses et faciles à ouvrir pour
le consommateur désireux d’entrer en relation avec l’entreprise. « Les clients
sont devenus maîtres de l’outil de communication, explique Jean-Marc Saladian,
directeur Marketing GRC chez Orange Business Services, ils en usent quotidiennement dans leurs relations inter-personnelles et ils attendent
des entreprises qu’elles mettent à leur disposition les mêmes canaux pour commander
un produit, se renseigner sur l’avancée de sa livraison ou se plaindre d’un dysfonctionnement.
» Cependant, l’éventail des technologies déployées et la disponibilité accrue
qu’affiche l’entreprise sont aussi susceptibles de desservir la qualité de la
relation. «Il existe par exemple de véritables phénomènes de rejet de la part
des consommateurs envers les centres d’appels où l’on demande aux clients de taper
une succession de chiffres sur le clavier de leur téléphone, sans qu’une réponse
à leurs attentes ne soit réellement apportée, souligne André Khalifa, directeur du développement commercial GRC d’Orange Business
Services. Le service d’accueil est jugé non seulement sur sa disponibilité mais aussi sur
des critères de simplicité d’accès, de rapidité et bien sûr de pertinence des
réponses. Les innovations technologiques, comme le dialogue naturel, et l’accompagnement
développés par Orange business services répondent à ces enjeux. »
Des enjeux critiques
Nouvelles opportunités ou nouvelles contraintes ? L’entreprise doit prendre
la mesure des évolutions apportées par cette communication « multicanal » et donner
les moyens à la relation client de remplir ses objectifs : à savoir, avant tout,
créer une expérience positive. Ce qui est loin d’être acquis. Une étude réalisée
en 2006, par l’agence KPAM sur les centres de relation client, souligne qu’une
absence de réactivité ou de pertinence dans les réponses génèrent un fort sentiment
de déception. 95 % des personnes interrogées lors de cette enquête, estiment également
que la Hot line est le canal principal où se formalise la relation avec l’entreprise…
pour le meilleur mais aussi pour le pire. Autre information édifiante, sur l’ensemble
des secteurs concernés, téléphonie, accès internet, VPC ou encore finance et banque,
69 % des sondés estiment avoir vécu une relation négative.
L’interface entre les clients et l’entreprise ne peut donc se permettre de générer
de l’incompréhension voire de la défiance. Autant d’éléments critiques qui poussent
aujourd’hui les entreprises à s’interroger sur la place dévolue à la GRC. Celle-ci
ne peut plus, aujourd’hui, être considérée comme un simple outil : la relation
client engage l’ensemble de l’entreprise, à la fois en termes d’image et de chiffre
d’affaires. C’est un levier fondamental pour renforcer le lien du client à la
marque. On passe d’une stratégie de moyens à une stratégie de résultat qui nécessite
d’élargir le champ de la réflexion.
L’accompagnement pour ne pas s’égarer
« Avant de chercher à déployer une solution technologique ou une infrastructure,
il est nécessaire de qualifier les besoins, de prendre la mesure du contexte »
explique André Khalifa. Orange business Services considère qu’il est essentiel
d’être impliqué le plus tôt possible dans la démarche, « Les entreprises qui
s’engagent dans l’optimisation de leur GRC doivent conduire une réflexion approfondie
sur leurs métiers et sur leur marché pour pouvoir ensuite la redéfinir, toute
la problématique de conseil prend sa source dans l’analyse des usages, insiste-t-il.
C’est la clé pour proposer des solutions adaptées à l’environnement propre de
chaque entreprise.» Cette notion de sur-mesure est la base d’une solution de GRC
efficace et fidèle à l’image de l’entreprise.
GRC et performance étant liées, Orange Business Services fournit par ailleurs
les moyens de mesurer la performance économique selon l’infrastructure déployée
: portails d’accueil vocaux, centres d’appels virtuels, gains offerts par une
bascule tout IP… La réussite du déploiement d’une solution de GRC dépend également
d’une bonne appropriation et implication en interne, c’est pourquoi l’accompagnement
se poursuit pendant la phase de déploiement avec la mise à disposition d’équipes
constituées d’ergonomes, d’experts en ressources humaines, et bien sûr de techniciens.
Enfin, un Responsable Service Client devient ensuite l’interlocuteur unique chargé
de l’analyse de la performance et de l’optimisation du service. L’entreprise se
rapproche aujourd’hui de son centre de gestion de contacts, une évolution amorcée
grâce à la convergence IP. Faire que les collaborateurs s’approprient et s’impliquent
davantage à ce niveau est un enjeu essentiel dans l’évolution de la GRC.