Le « green IT » devient un enjeu majeur dans lequel la virtualisation joue un
rôle. Notamment, en réduisant le besoin en matériel, la consommation électrique
et les déplacements.
Virtualisation = moins d’énergie
Que ce soit en utilisant des postes de travail moins puissants et plus durables
que des PC ordinaires ou en optimisant le rendement des serveurs, de nombreux
experts s’accordent pour reconnaître que la virtualisation est "l’un des remèdes
à même d’abaisser la consommation énergétique imputable à l’informatique".
l’informatique : des besoins énergétiques grandissants
Avec l’expansion et la systématisation de l’utilisation d’internet, les datacenters*
sont en constante expansion. Les grands acteurs informatiques qui les exploitent
sont autant de très gros consommateurs d’électricité. Ils ont assez tôt réalisé
l’importance de réduire leur consommation, qui a doublé entre 2000 et 2006 puis
augmenté de 13% entre 2006 et 2007 pour ce type de centres. Aux Etats-Unis, les
datacenters sont en passe de devenir les plus gros clients industriels des fournisseurs
d’électricité et, dans la plupart des pays industrialisés, les datacenters* consomment
plus de 1% de l'électricité totale. Au niveau mondial, leur consommation avoisine
les 4,5 milliards d’Euros, dont plus de 2 milliards rien qu'aux Etats-Unis. Sans
une réforme des pratiques et de la conception de ces sites, leur consommation
sera multipliée par 20 d’ici une dizaine d’années. Enfin, on considère que la
chaîne informatique émet 2% des rejets de Co2 dans l’atmosphère.
agir sur chaque maillon de la chaîne
Par essence, la chaîne informatique consomme de l’énergie ; en agissant sur chacun
de ses maillons, il est donc possible de réaliser des économies afin d’abaisser
la facture globale d’électricité (poste qui représente 10% du budget d’une DSI*).
Proche de l’utilisateur, le poste de travail de type PC peut être remplacé par
un appareil de type client léger*. Les serveurs présentent un fort potentiel d’économies
d’énergie.
Plus globalement, à partir du moment où le matériel informatique est encore fonctionnel
bien qu’obsolète, il s’agit de le recycler, si possible en lui offrant une seconde
vie, en utilisant par exemple les canaux de revente en ligne. En optant pour la
virtualisation, on peut diviser la consommation énergétique des postes de travail
par 10, tout en facilitant leur recyclage par une moindre utilisation de composants
électroniques.
serveurs et datacenters : important volant de manœuvre
Dans de nombreux cas, l'architecture des datacenters ne répond plus aux besoins
actuels et ils réclament un renouvellement rapide. Les techniques de virtualisation,
de mutualisation* des serveurs qui permettent de regrouper plusieurs serveurs
virtuels sur une seule et même machine physique sont une réponse efficace à la
diminution de la consommation énergétique – comme le rendement accru des serveurs
virtualisés. Mais la conception même des datacenters doit parfois être repensée
afin de réduire la consommation énergétique. Car selon certaines études, c'est
mois de la moitié de l'électricité utilisée qui est en fait disponible pour les
données, le reste étant utilisé pour le refroidissement ou perdu lors de la distribution.
La virtualisation, associée à des dispositifs de refroidissement thermo-hydroliques
et convertisseurs électriques moins gourmands permet de réduire la consommation
d'énergie des datacenters* de plus de 50%. Pour chaque serveur virtualisé, on
estime que ce sont environ 7 000 kilowatts-heure (kWh) qui peuvent être économisés
chaque année, soit 4 tonnes de CO2.
postes de travail : les PC 30 fois trop gourmands
Au niveau du poste de travail, le remplacement d’un PC ordinaire (200 watts)
par un appareil de type client léger* (6 watts seulement) dans une configuration
virtualisée permet d’une part un gain considérable en terme de consommation électrique.
D’autre part, l’accroissement du cycle de vie de ce type d’ordinateur recèle un
autre potentiel d’économie. Il n’est pas à négliger, puisque ces appareils ont
une durée de vie de 7 à 8 ans – alors que les PC ordinaires devront être éliminés
au bout de 3 ou 4 ans, lorsque leur remplacement s’impose pour cause d’obsolescence,
même s’ils restent fonctionnels. Richard May, responsable de l’infrastructure
informatique chez BT Media and Broadcast Service, constate en 2008: " La solution
Citrix XenDesktop de mise à disposition de postes de travail virtuels nous a offert
une architecture flexible (...). La solution nous a permis de réduire en un an
notre consommation d’énergie de 50% ".