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virtualisation des serveurs

les serveurs
La virtualisation en maximisant leur utilisation, permet un rendement plus efficace et garantit la sécurité des données qui s'y trouvent.

des serveurs souvent  foisonnants et sous-exploités

Les serveurs ont une tâche précise est assignée au sein d’un réseau: celle de tenir à disposition des utilisateurs notamment des fichiers, des programmes. Ils ont pour mission - de "servir" via  le réseau-  dès qu’un utilisateur (client) le sollicite, à partir de son PC. Mais avec l’explosion des données à stocker et à traiter, ce modèle – quoique encore prépondérant – gagne à être supplanté par des solutions plus rationnelles, telle la virtualisation. Les serveurs, dont le cumul se ressent en termes d’impact énergétique global, sont alors utilisés en moins grand nombre mais de façon plus intensive, en assurant des missions identiques de façon plus fiable. De plus, la diminution des besoins en infrastructures et la mutualisation des ressources hardware influencent sur les coûts.

Dans un article paru sur reseaux-telecoms.net le 5 janvier 2009, Thierry Danckaert, DSI* du fabricant de vêtements Armor-Lux, affirme que « le budget de la virtualisation du stockage, c'est-à-dire le matériel et le logiciel, s'est monté à 110 000 €. Une solution classique à base de matériel propriétaire aurait atteint le double ».

un gaspillage de capacités

Dans les salles informatiques des entreprises, les serveurs ont d’abord côtoyé, puis parfois remplacé, ici et là, les unités centrales des gros systèmes (mainframes). Au sein des entreprises, ces serveurs se sont multipliés, chacun étant dévolu à une tâche spécifique. Aux serveurs d’applications (toujours plus importants, vitaux pour l’entreprise) se sont ajoutés des serveurs de fichiers. Puis, le développement de la messagerie électronique a nécessité l’installation de nouveaux serveurs dédiés.

Corollaire de cette spécialisation: une sous-utilisation patente des différents serveurs. Pour un tiers d’entre eux, le taux d’utilisation moyen tourne autour de 5%, et il atteint au mieux 20% sur certains types de machines, selon les technologies mises à contribution. Cela signifie que les serveurs consomment en pure perte 80% voire davantage de l’électricité qui les maintient en fonction 24 heures sur 24. De plus, la nécessaire sauvegarde des données, ou la nécessité de les avoir à disposition en permanence, impliquent la multiplication de ces machines, connue sous le terme de redondance.

avantages

  • mutualiser, pour accroître le rendement des serveurs
Dans ce contexte, la virtualisation s'avère une solution capable de tirer le meilleur parti des serveurs, par un procédé de partage et de mutualisation des ressources*. Par exemple, on regroupera sur un seul et même serveur physique des applications tournant sur des machines auparavant dédiées. Ceci  maximise le taux d’utilisation du serveur, dès lors mieux exploité. A la clé, une réduction du nombre de machines. Pour ce faire, on ajoute soit un gestionnaire physique, soit une couche logicielle qui supervisera le fonctionnement des serveurs que l’on souhaite virtualiser. Comme l'explique les experts Orange, "cette couche de virtualisation (que l’administrateur du système peut bien entendu surveiller et piloter), agit comme un chef d’orchestre dirigeant des serveurs physiques sous ses ordres, qui se trouvent instrumentés de façon dynamique, en fonction des besoins du moment." Les applications et services à fournir (messagerie, stockage et fourniture des fichiers, des applications, pare-feu*, etc.) deviennent indépendants d’un serveur physique précis. On dit alors du système d’information de l’entreprise qu’il gagne en agilité.
  • des pannes de machines moins pénalisantes
Les serveurs virtualisés opèrent sous la direction d’un système qui répartit en permanence la charge entre les machines en fonction des besoins en temps réel, la défaillance possible d’une machine physique (qui pénalise de nombreux utilisateurs dans une configuration classique) est un obstacle qui se contourne facilement dans une architecture virtualisée: de nouvelles machines virtuelles seront automatiquement créées par le système, qui exploitera simplement plus intensément les ressources restant à disposition. Les applications connaissent ainsi un taux de disponibilité supérieur, puisqu’indépendantes des machines physiques. A noter que cette architecture est complémentaire d’un système de sauvegarde des données hébergées par les serveurs de type SAN*, fondé sur des principes de mutualisation similaires.