Pour la plupart des entreprises, le modèle du PC autonome doté d’un système d’exploitation
et de ses nombreuses applications est de moins en moins gérable et de plus en
plus coûteux. La gestion d’un parc informatique est de plus en plus lourde : éléments
disparates, risques en cas de perte ou de vol d’un terminal, interventions et
maintenance dues aux incidents techniques… En réduisant l’ordinateur à sa plus
simple expression, la virtualisation du poste de travail apporte à l’entreprise
plus de fiabilité, de sécurité et une gestion simplifiée.
mutualisation et fiabilisation des postes de travail
Ce concept permet de fiabiliser le poste de travail tout en protégeant les données
de l’entreprise. Il permet aussi de mutualiser facilement la puissance des serveurs
pour apporter un confort maximal à la personne qui a ponctuellement besoin de
plus de puissance, pour un calcul sur un tableur par exemple.
- Le poste de travail devient un « client léger » interchangeable
Virtualiser un poste de travail consiste à le dissocier du matériel qui le supporte
habituellement. Celui-ci devient un intermédiaire interchangeable entre l’utilisateur
et le serveur dans lequel vont résider en permanence l’ensemble des applications et des données de l’entreprise.
Plus aucune donnée ni application ne se trouve installée sur le poste de travail.
Les applications et les informations produites ou recherchée par l’utilisateur,
sont manipulées à distance et ne quittent à aucun moment l’environnement sécurisé
de la salle des serveurs ou du Data Center.
A travers le réseau de l’entreprise, ou par internet en situation de nomadisme,
l’utilisateur ouvre une session sur le poste de travail (au bureau ou sur votre
portable). Son environnement de travail apparaît alors à l’écran sous la forme
du bureau classique, avec ses icônes. Le lancement d’une application s’effectue
instantanément et l’ouverture, qui peut prendre du temps sur un poste de travail
classique, se fait ici en un temps record puisque la requête s’effectue sur un
serveur bien plus puissant qu’un poste de travail classique.
ubiquité et sécurité
- Des transmissions optimisées et plus sûre
Dans le modèle classique, le réseau qui relie l’ordinateur aux serveurs de fichiers,
d’applications ou de messagerie véhicule une masse considérable d’informations.
Les télécommunications sont proportionnelles à la taille des fichiers à utiliser
et éventuellement à celle des applications à charger. Parfois, les informations
saisies ne sont pas cryptées. En comparaison, le dialogue entre un poste virtualisé
et le serveur est insignifiant, car il se résume à la seule transmission de l’image
affichée à l’écran de l’ordinateur (un écran = 5 ko env.). Soit quasiment rien
à l’aune des capacités actuelles des réseaux. Cette importante diminution des
flux réduit d’autant les besoins en bande passante ; inversement, elle accroît
la sécurité des transmissions.
- Ubiquité totale du poste de travail
A partir du moment où le poste de travail est « dématérialisé », c’est à dire
dissocié des applications et des données qu’il traite, l’environnement de travail
(bureau, icônes, applications, données) peut être accessible à partir de n’importe
quel ordinateur, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise, via internet,
sans besoin de réplication des bases de données que vous allez utiliser.
économies et simplicité
Un poste de travail de type client léger*, ne possède pas de disque dur et n’a
pas besoin de ventilation. Dénué d’éléments mécaniques, il est plus fiable et
dure de fait plus longtemps : sa longévité moyenne est de 7 à 8 ans, contre 4
ans pour un PC traditionnel. Par ailleurs, la consommation électrique des « clients
légers » qui peuvent remplacer les PC ordinaires dans une architecture virtualisée
leur est très largement inférieure.
La maintenance d’un poste de travail virtualisé se réduit donc à sa plus simple
expression : clavier, souris, écran, boîtier renfermant les composants électroniques
à même d’assurer la connexion au réseau et à l’écran. Avec un poste virtuel, il
n’y a plus besoin de sécuriser le poste de travail qui peut devenir un poste «
client léger* ». Les anti-virus, anti-spam et filtres internet sont installés
une bonne fois pour toute sur les serveurs, et actifs pour tous les utilisateurs.
* « client léger « : ordinateur de bureau ou portable, doté d’une technologie
minimale et dont le fonctionnement repose sur la connexion, via un réseau, au
serveur distant (stockage des données, des applications, utilisation du processeur).
Certains clients légers fonctionnent à l’aide d’une carte SIM, comme les téléphones
mobiles.
pour quels besoins ?
Aussi ergonomique et familier qu’un PC, le poste virtualisé ou le « client léger
» est adapté dans de nombreux contextes (banque, hôtellerie, cabinets d’avocats,
cabinets comptables, études de notaires, etc.). Son utilisation est encore plus
pertinente pour les entreprises réparties sur plusieurs sites et qui bénéficieront
de fait d’une centralisation des applications et du stockage de données.