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Illustrer les possibilités de l'Open Data par l'exemple : OpenDataWare (lauréat Dataconnexions)

Illustrer les possibilités de l'Open Data par l'exemple : OpenDataWare (lauréat Dataconnexions)
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Revenons sur les lauréats de dataconnexions d'Etalab avec aujourd'hui l'interview de Jean-Marc Lazard, fondateur de la société OpenDataSoft, primée le 29 mai dernier dans la catégorie des projets à usages professionnels pour le projet...
Publié le 17 Septembre 2012 par Marc Ribes dans séries
illustrer les possibilités de l'Open Data par l'exemple : OpenDataWare (lauréat Dataconnexions)

Revenons sur les lauréats de dataconnexions d'Etalab avec aujourd'hui l'interview de Jean-Marc Lazard, fondateur de la société OpenDataSoft, primée le 29 mai dernier dans la catégorie des projets à usages professionnels pour le projet OpenDataWare.

On ne peut pas dire qu'OpenDataWare soit une application qui exploite l'open data, mais plutôt qui en facilite l'exploitation. Dans l'écosystème complexe de l'open data, entre les producteurs de données et les acteurs qui les réutilisent, il y a en effet un rôle d'intermédiaire à valeur ajoutée sur lequel se positionne OpenDataSoft et qui vise à faciliter la mise à disposition et la réutilisation des données. C'est ce concept d'Open Data 2.0, ou de 2ème génération, qu'Orange Business Services développe d'ailleurs. (pour plus d'information, voir le replay d'Acteurs Publics TV en date du 6 juillet 2012)

le réseau social de l'open data

OpenDataWare se veut le "réseau social de l'open data". En clair, que ce soit des données originelles ou retravaillées, enrichies, voire corrigées, l'auteur de ces données peut avoir envie de redistribuer ces données pour un usage tiers. C'est là tout l'esprit de l'approche "open". Mais il est difficile de republier ces données si on n'est pas dans une démarche professionnelle. OpenDataWare propose donc de devenir le réceptacle de ces données que tout un chacun peut vouloir partager, comme on le fait avec nos statuts sur Facebook.

Donc un principe simple sur une plate-forme technologiquement avancée : je dépose mes jeux de données qui deviennent disponibles en téléchargement et également accessibles au travers d'API dynamiques (un exemple). De quoi développer l'esprit communautaire et, pourquoi pas, créer un acteur majeur en France du social networking.

Afin de bien comprendre l'esprit et les objectif d'OpenDataWare, j'ai posé trois question à Jean-Marc Lazard :

MR> OpenDataWare peut-il être considéré à la fois comme un service professionnel et grand public?

JML> OpenDataWare sera un service professionnel ouvert au grand public, c'est à dire permettant de bénéficier de services professionnels avec la simplicité d'usage des sites grands public.
OpenDataWare permettra donc à chacun de disposer en ligne de son propre espace de partage de données. Que le cadre soit un projet individuel, une association, une PME, un syndic..., le besoin de capitaliser des données, de les enrichir collectivement, de les publier et de les partager aisément est réel.
Grâce à OpenDataWare, il sera par exemple très simple pour une association de consommateurs de collecter auprès de ses membres des données relatives à un sujet précis, de les traiter et de les publier.
L'open data est une démarche qui doit être à la portée de tous, qui permettra au plus grand nombre de voix possible de s'exprimer et donc de publier ses propres données. Le débat n'en sera que plus riche.

MR> Lors de la présentation du projet au cours du rassemblement dataconnexions du 29 mai, tu as fait une comparaison avec DropBox. Peux-tu expliquer pourquoi ces deux solutions sont proches?

JML> Le service Dorpbox est un service sur le cloud de qualité professionnelle utilisable par tous du fait de sa gratuité, pour un usage simple et peu volumineux, et de sa simplicité. Tout comme Dropbox permet de déposer, stocker dans le temps et partager des fichiers (documents bureautiques, photos, ...), OpenDataWare s'attache aux données elles-mêmes (chiffres de relevés de consommation énergétique, relevés topographiques, listes de membres ...) de façon à ce qu'elles soient le plus facilement partagées et réutilisables dans diverses applications (suites bureautiques en ligne, réseaux sociaux, outils de cartographie en ligne...). C'est l'utilisateur du service qui décide du niveau de diffusion qu'il souhaite appliquer à ses données (pour lui seul, tel un coffre-fort de données, auprès de sa communauté, tel un réseau social de données, ou publiquement).
Mais tout cela relève d'un même mouvement qui est l'avènement des solutions sur le cloud, peu coûteuses et robustes à la fois, capables de traiter les besoins simples comme les plus complexes.

MR> Quel est le modèle économique attaché à OpenDataWare et quelle vision as-tu du développement de cette application?

JML> Nous sommes en période d'alpha-test (nous ouvrons notre plate-forme à la demande) et prévoyons une période "bêta" dès cette automne avant une ouverture complète fin d'année. Nous aurons une version gratuite qui permettra à nos clients de bénéficier d'un service simple et complet de stockage et partage de données, avec des limitations de volumes. Une version payante permettra à nos clients de bénéficier d'espaces de stockages supplémentaires et de fonctionnalités avancées pour le traitement et la restitution des données. Nous imaginons aussi qu'un certain nombre de services d'autres sociétés soient proposés en add-on de notre plate-forme.
Je souhaite qu'à la manière des réseaux sociaux classiques, OpenDataWare permette la fédération de communautés d'intérêts autour des données partagées. Et si tout un quartier se mettait à collecter l'information quotidienne sur l'état des services urbains, la qualité perçue de l'environnement, les services disponibles..., n'est-ce pas là le réel projet de démocratie participative promu par le mouvement open data? Je suis en tout cas à l'écoute de toute proposition que nous pourrions soutenir dans ce domaine.

MR> Merci Jean-Marc pour cet éclairage. Et tout le bien qu'on puisse souhaiter à OpenDataWare, c'est effectivement une courbe comme celle de Dropbox.

 

 

quel modèle économique ?

Pour revenir au modèle économique, à nouveau le modèle freemium semble s'imposer comme un moyen efficace pour promouvoir un service innovant, créer une communauté qui va en faire la promotion à la manière d'un réseau social, et générer des besoins professionnels qui pourront créer des revenus. Et à nouveau, comme dans tout réseau social en ligne, sur une base technologique innovante, c'est le contenu généré par les utilisateurs qui va en développer la valeur et faire croître le modèle.

Qu'en pensez-vous? Freemium = nouvelle martingale de l'Internet?

Marc

Crédit photo : © queidea - Fotolia.com

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