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Voler plus haut : pourquoi les entreprises se mettent aux drones ?

Voler plus haut : pourquoi les entreprises se mettent aux drones ?
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Auparavant considérés comme de simples gadgets à mode, les drones, tout comme leur image, ont bien évolué. Ces machines volantes multifonctions de plus en plus perfectionnées pourraient bien bouleverser notre quotidien. D’ailleurs, ils sont déjà à l’œuvre dans différents domaines.
Publié le 31 Mars 2017 par Rabi Kobeissi dans machine to machine
Voler plus haut : pourquoi les entreprises se mettent aux drones ?

Auparavant considérés comme de simples gadgets à mode, les drones, tout comme leur image, ont bien évolué. Ces machines volantes multifonctions de plus en plus perfectionnées pourraient bien bouleverser notre quotidien. D’ailleurs, ils sont déjà à l’œuvre dans différents domaines, des inspections de terrain aux contrôles de sécurité.

Drones, du rêve à la réalité

Amazon a été la première entreprise à faire une place aux drones dans le monde des affaires. Son PDG, Jeff Bezos, avait un rêve : faire livrer de petits colis par drone à ses clients dans les 30 minutes suivant l’achat. Un rêve en passe de devenir réalité puisque l’entreprise a obtenu en début d’année l’autorisation de tester ses drones dans l’espace aérien britannique. L’Autorité de l’aviation civile permet désormais au géant de la vente en ligne de s’exercer pour des vols au-delà de la ligne de mire, pour de l’évitement d'obstacles ou encore des vols simultanés de plusieurs drones autonomes.

Jeff Bezos a profité de la remise de prix des Pathfinder Awards 2016 pour partager plus d’informations sur les drones d’Amazon. Il a annoncé qu’ils seront complètement autonomes, pourront naviguer et atterrir seuls, tout en volant à une vitesse de plus de 80 km/h. Ils seront ainsi capables d’effectuer des trajets d’environ 30 km aller-retour pour livrer des colis pesant jusqu’à 2 kilos.

Mais Amazon n’est pas la seule entreprise à tester des drones. UPS, un des leaders mondiaux de la logistique, s’est associé avec le fabricant de drones CyPhy pour livrer des colis vers des régions isolées ou difficiles d’accès. Les essais ont déjà commencé. Une simulation de livraison de médicaments nécessaires d’urgence, de Marblehead à Children’s Island a été réalisée : un itinéraire de près de 5 km au-dessus de l’océan Atlantique. Le vol s’est déroulé sans encombre. La société a également testé des drones dans des entrepôts pour vérifier l’espace de stockage disponible sur des étagères en hauteur.

La législation doit ouvrir la voie à l’innovation

À l’heure actuelle, les drones sont déjà utilisés dans différents secteurs et rencontrent un franc succès. SNCF Réseau, par exemple, se sert de drones pour des opérations d’inspection, de surveillance et d’entretien, sur l’ensemble de son réseau en France. De son côté, le Drone Project a recours à des drones pour transporter des poches de sang et des ravitaillements au Rwanda. L’agriculture, l’un des domaines où l’emploi des drones devrait être prépondérant à court terme, utilise déjà ces nouveaux outils pour collecter des données permettant d’augmenter les rendements. Parmi les fournisseurs de logiciels d’analyse destinés au secteur agricole, on peut citer Precision Hawk, qui propose également des solutions dans le domaine de la construction et de l’énergie.

La législation en vigueur freine encore l’envol des drones. Mais le paysage évolue peu à peu. En août dernier, l’Autorité fédérale de l’aviation américaine a émis de nouvelles réglementations portant sur les objets volants de moins de 25 kilos et sans équipage, destinés à des usages autres que les loisirs. Le drone doit rester dans la ligne de mire du pilote à distance et doit pouvoir être vu par celui-ci sans l’aide d’un dispositif ou de lentilles de correction.

De nouvelles opportunités aux entreprises

Une évolution plus rapide du paysage réglementaire pourrait avoir pour résultat l’adoption des technologies de gestion des objets volants sans équipage (UTM – Unmanned aircraft systems Traffic Management) sur lesquelles la NASA travaille activement. Ces technologies pourraient permettre le vol de drones sécurisés au-delà de la ligne de mire. Cela ouvrira la porte à une plus grande intégration des drones à l’espace aérien américain et offrira v, aux gouvernements et au public en général. Cela explique l’énorme intérêt des marchés pour les technologies basées sur l’UTM telles que LATAS de Precision Hawk, qui propose une solution unique alliant dispositifs et logiciels innovants.

En parallèle, le Parlement européen travaille sur une mise à jour de la législation visant à faire entrer pour la première fois tous les drones dans le cadre de l’aviation civile européenne. Une conférence de haut niveau au sujet des drones a également eu lieu à Varsovie en novembre dernier. La Commission européenne travaille désormais sur un projet afin d’organiser les opérations des drones dans l’espace aérien de l’UE. Programme qui devrait être présenté dans les 6 prochains mois. La Commission européenne a déjà proposé d’octroyer à l’UE l’habilité à réglementer tous les drones, indépendamment de leur poids. Actuellement, l’UE ne peut réglementer que les drones de plus de 150 kg, tandis que les modèles plus légers dépendent des législations des États membres. Au plus tard fin 2018, l’UE devrait adopter une réglementation finale sur les opérations des objets volants sans équipage.

Voler plus haut grâce à l’Internet des objets

Les drones étant désormais une réalité commerciale, les acteurs de l’industrie et de l’aviation doivent créer une législation mondiale harmonisée qui contribuera aux avancées technologiques tout en garantissant avant tout la sécurité. De la même manière, les technologies innovantes comme l’IoT permettront aux réglementations d’évoluer et d’être efficaces.

Orange souhaite donner aux drones la place qu’ils méritent dans l’écosystème digital. L’entreprise a travaillé de concert avec les fabricants de drones et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) afin de surmonter des difficultés liées, par exemple, aux risques de collision ou aux vols hors de la ligne de mire. Un des principaux défis est l’échange fiable de données avec les drones en vol – dans ce domaine, les réseaux mondiaux d’IoT permettent d’aller de l’avant.

Par ailleurs, Orange s’entretient avec des entreprises telles que Precision Hawk afin d’accélérer à la fois l’adoption de systèmes anti-collision pour les drones ainsi que l’utilisation en temps réel des données des drones à des fins commerciales. Actuellement, certaines applications de drone exigent que l’appareil se pose pour que les données soient transmises via USB. On peut voir comment d’autres utilisations de l’IoT, par exemple dans le domaine des assurances – assurance basée sur l’usage, comme pour la voiture connectée – sont intégrées aux services liés aux drones.

L’âge d’or des drones est à venir

La technologie des drones a un énorme potentiel commercial, social et économique. Mais la législation en la matière a beaucoup de retard. En tant que fournisseur d’accès indépendant, Orange souhaite intervenir comme médiateur afin que tous les acteurs du marché et les autorités puissent collaborer sur la législation concernant les drones, encore en pleine évolution. L’objectif ? Exploiter plus rapidement le potentiel des drones pour les entreprises et les gouvernements. Dès que l’industrie et les gouvernements se saisiront de cette question et mettront en place des lois et des consignes pour l’utilisation des drones, cette technologie pourra enfin prendre son envol.

Pour en savoir plus sur les défis relatifs à la réglementation des drones, vous pouvez consulter cet article en anglais « High-flying drones face regulatory challenges »

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