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Le Web 2.0 passe au vert

Le Web 2.0 passe au vert
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Le Web 2 connect, c'est l'événement phare de la communauté du Web 2.0 et du Social Media, organisé par 2 blogueurs émérites et bien connus de la communauté, Jean François Ruiz et Sébastien Rousset (sur la photo en plongée, reconnaissables grâce à leurs t-shirts noirs). L'évenement...
Publié le 12 Octobre 2009 par Yann Gourvennec dans entreprise 2.0
 
Le Web 2 connect, c'est l'événement phare de la communauté du Web 2.0 et du Social Media, organisé par 2 blogueurs émérites et bien connus de la communauté, Jean François Ruiz et Sébastien Rousset (sur la photo en plongée, reconnaissables grâce à leurs t-shirts noirs). L'évenement qui eut lieu le samedi 10 octobre à l'Usine à la plaine saint Denis, un espace événementiel faisant lui-même partie l'économie responsable via l'insertion des jeunes, était en outre sponsorisé par Orange (ceci de façon tout à fait discrète, je l'avais déjà souligné lors de la tenue de l'événement 2007). La session dédiée à l'informatique verte était intéressante pour Orange à double titre, comme sponsor, mais aussi comme partie prenante avec une intervention de Marc Fossier, en charge de la responsabilité d'entreprise pour le groupe et déjà connu de nos lecteurs pour une intervention sur notre WebTV http://orange-business.tv).
 
Voici donc, ci-dessous, pour ceux qui l'auraient loupé ou tout simplement les personnes qui n'ont pas pu participer au webdeuxconnect, le compte-rendu de cette réunion tel que j'ai pu le transcrire en direct samedi en séance. La question n'est pas simple. Suite à la présentation, je me suis prévcipité au cinéma pour voir le film de Nicolas Hulot (le syndrome du Titanic) qui ne m'a pas éclairé beaucoup je dois l'admettre. La critique de l'excès, pour pertinente qu'elle soit, n'apporte pas de réponse concrète. Ce que j'ai aimé dans cette présentation du webdeuxconnect, c'est évocation de la décroissance comme n'étant plus un sujet tabou. Mais est-elle une réponse pertinente ? ce n'est pas certain non plus, surtout d'un point de vue sociétal. Sujet pas silmple à aborder donc, où finalement les petits pas des uns sont certainement les signes les plus positifs que l'on puisse offrir aux autres, et on peut entrevoir quelqies idées séduisantes lancées par les startups invitées à ce forum. 
 

Les technologies peuvent-elles sauver la planète ?

 

Telle est la question ambitieuse à laquelle se sont attachés les participants de ce débat au Webdeuxconnect 2009 qui a eu lieu - sous le patronage d'Orange - à l'Usine, à la plaine Saint Denis ce Samedi 10 Octobre 2009.

Participants :

·        Adobe : Lionel Lemoine

·        Ijenko : Serge Subiron

·        Orange : Marc Fossier

·        Verteego : Jérémy Fain (cofondateur de Verteego)

·        Animateur : David Dornbusch : clean Tuesday

Les technologies peuvent-elles contribuer à la sauvegarde de la planète ?

·        Le pdf a été créé pour remplacer le papier et réduire l'usage du papier. Une fois dématérialisé, le pdf permet d'éviter de transporter le document, pour limiter l'impact carbone. Le sujet sur lequel Adobe est moins connu, ce sont les outils pour automatiser les procédures, toujours au travers du format pdf. Le dernier sujet ce sont les solutions de conférence à distance (voir connectnow, sur http://adobe.com au travers.

·        Ijenko est basé sur le Green IT et fournit les outils de mesure de l'empreinte carbone, non seulement en CO2 mais aussi en €. Et le but est d'accompagner pour agir. Que peut-on faire au quotidien pour faire des économies et diminuer notre empreinte carbone. Le résidentiel représente environ 1.8 tonnes equivalent carbone. L'enjeu est important. Les technologies déployées dans la maison sont des technologies basse consommation, les objets communicants sont aussi basse consommation.

·        Orange a la chance - selon Marc Fossier - de réduire l'empreinte carbone par les produits et services qu'elle diffuse. Mais Orange est aussi une entreprise responsable qui travaille à réduire sa propre empreinte carbone. En Afrique, Orange déploie des panneaux solaires pour alimenter ses stations de base.

·        Verteego : Green IT et IT for Green ne sont pas opposable. Beaucoup de societies de clean tech n'ont pas de politique internes de responsabilité societal. Ce qu'il faut regarder c'est la dynamique. C'est l'affaire ENRON qui aurait été selon Verteego à l'origine de cette prise de conscience, et on prend en compte des écogestes dans un monde où le baril sera peut-être à 400$.

La France est-elle en retard ?

·        La société 123 a été introduite aux US en bourse et ils n'existaient pas il y a quelques années. Ils fabriquent des batteries. En France il n'y aurait pas de startups Green qui feraient plus de 4 M€ de CA. Que faire pour que la France rentre dans ce wagon ?

·        Orange : travaille déjà avec des startups. Les Orange Labs montent des partenariats. Ce que Marc Fossier attend c'est la rupture des écosystèmes traditionnels. Le télétravail ne se développe pas à cause des habitudes. Le télétravail oblige à manager par objectifs ce que beaucoup ne savent pas faire. LMes startups qui ont des business models en rupture devraient pouvoir casser ça. Orange a besoin de tous les acteurs de cet écosytème pour que tous les acteurs se mettent au travail

·        Verteego : Les grands groupes ne sont pas frileux face aux startups. Nous travaillons avec une société du groupe Safran. Ils ont compris que si le pétrole était élevé à nouveau, ils devraient s'adapater. Mais en proportion de ses ressources, la grosse entreprise ne met que peut de % de ses ressources (0.001%) par rapport à 15% environ pour la startup. La doléance c'est que malgré ce qui se dit sur al relance verte, il y a des entreprises qui ne voient pas les immenses opportunités qui sont générés par ce business. L'argument de dire que les ventes ne décollent pas à cause de la demande est faux, il faut faire un marketing de l'offre

·        Adobe : Adobe a racheté Macromedia et ça se ressent sur nos produits aujourd'hui. Exemple des produits de conférence à distance : Une startup n'a pas vocation à prendre des événements. Produit par produit nous avons développé une offre entièrement gratuite pour les jeunes pousses. Dont un outil de webconferencing (voir http://acrobat.com). C'est pas seulement Green, ça fait gagner du temps aux gens. Pour bouleverser les lignes, il faut se remettre en question. L'événement externe du risque de pandémie fait que les remises en question se sont faites. Avec les petites entreprises, on a une approche open source, ce qui a un impact sur le travail avec les startups, qui leur permet d'inventer des choses que l'on n'avait pas forcément prévues

·        Ijenko : Je n'aime pas les termes de bulle (cleantech par exemple). L'Internet a déjà rendu le monde plat. C'est un univers fantastique pour arriver à agir au quotidien ; le sujet n'est pas un sujet macro. Mon ancienne startup est devenue un grand groupe (Cisco) Ce que nous faisons est basé sur de vraies valeurs et non sur une valeur de mode. Si on travaille sur la mode, on a tous perdu. En tant qu'ancien Cisco, je pensais avoir accès facilement aux grands groupes, mais il y a un manque de vision. On peut imaginer qu'on va tout faire soi même mais en fait le sujet c'est de ne pas créer des silos et d'enfermer consommateurs et entreprises dans des systèmes fermés.

Devrons nous faire des sacrifices et entrer - probablement - dans la décroissance ?

Doit on encore croire aux technologies ou doit-on entrer dans la décroissance, plus ou moins forte, alors qu'avec la sortie du film de Nicolat Hulot, même les plus sceptiques semblent attirés par la décroissance.

·        Orange : Marc Fossier pense que la question sur la croissance est mal posée car on voit toujours un lien fort entre croissance et ressources naturelles. C'est parce qu'il faut repositionner la croissance en y remettant l'intangible (la culture, le bien-être etc.). Sur les principales urgences qui sont les divisions par 4. 1.4M de tonnes pour les telecoms c'est impressionnant, mais pour Orange c'est seulement 5kg de CO2 par personne et par an. La question c'est qu'il faut attaquer les véritables sources de CO2 principales et se focaliser sur les priorités (bâtiments, cycles industriels, ...). Le désaccord que j'ai avec N Hulot c'est que la croissance doit se faire dans l'immatériel.

·        Verteego : Le décor est posé par Marc. Mais le Green Tech ne peut pas être une mode comme dit Serge. Il y a consensus scientifique, avant on se battait au bureau sur ce sujet, plus maintenant. Mais ce n'est pas seulement un sujet de météorologie. Je ne pense pas que la solution viendra de la technologie. Les députés pensent que ce sont les technologies, l'homme de la rue pense que le salut vient des changements de comportement. Ce sont les comportements qui doivent changer. Le titre de N Hulot est bien choisi, Le syndrome du Titanic. On a créé un modèle occidental qu'on interdit aux pays émergents. La solution sera la sensibilisation et cela se fera par les comportements. Les bonus des dirigeants devraient être indexés sur les réductions de CO2.

·        Ijenko : Le pb n'est pas de s'engager mais de savoir comment on le fait. Monsieur tout le monde peut changer son comportement, mais on m'aurait poser la question, j'aurais dit la technologie et les comportements. Quels sont les écogestes que nous pouvons adopter pour que les choses changent au quotidien. Ijenko va utiliser les technos pour aider les gens à changer leurs comportements.

·        Adobe : Je suis optimiste 1° parce qu'on n'a pas le choix. 2° c'est que toutes les technologies sont déjà là. Il y a un gap énorme entre les choses qui peuvent apporter du confort et celles qui sont utilisées. Il y a peu on a interrogé 3000 professionnels pour leur demander comment ils collaboraient en interne et en externe. Les principales réponses c'était : téléphone et email. Vidéoconférence, seulemenyt 15%. La wenconférence, on tournait autour de 2%. Et pourtant la webconférence ça existe depuis 10 ans mais les habitudes ont la vie dure. Il y a des industriels qui sont réfractaires au changement. Beaucoup de choses existent graphiquement et on a largement de quoi faire moins de CO2. Mais le pb ce n'est pas la décroissance, c'est de faire plus avec autant. Tout est déjà là, il faut l'utiliser. Dans un ancien job, chez Macromedia, je travaillais à Velizy. Un rdv sur 2 je le faisais en web conférence, mais pas pour des raisons vertes, simplement parce que j'en faisais plus et en fin de compte je passais plus de temps avec ma famille. Et ceci d'autant plus qu'à Velizy il n'y a pas de transports en commun. Il faut arrêter de croire que chacun dans son coin on peut avoir la meilleure idée du monde. Il y a une multitude de startups qui ont des idées mais qui ne peuvent pas tout réinventer. Le principal frein qu'on aura c'est ce changement des habitudes, mais les contraintes externes sont souvent un moteur de changement et des solutions existent déjà.

Q&R

·        Q : des startups font leur business sur l'écologie c'est compréhensible, j'ai plus de mal avec Adobe. Quand je regarde votre page web je ne vois pas le discours que vous avez donné et qui semble sortir de la boîte ? Est-ce dy Green-wahing ?

·        R : je n'ai pas vu le film (L Lemoine), mais comme on parle de Green IT du matin au soir, au bout d'un moment ça devient un terme marketing et l'amalgame devient très facile. Notre but est bien de vendre des logiciels, mais quand nous avons une démarche sincère nous essayons de la mettre en œuvre. Nous sommes sûrs que 80% des gens n'ont pas besoin d'autre chose que la version gratuite. On vend aux entreprises et les grandes, des solutions pour les réunions à 3-4 ou en événementiel. C'est de la démarche classique Internet, on commence par du gratuit et on évolue vers du premium. Ceci permet d'amortir l'investissement. La volumétrie du papier dans les entreprises US : 1 Trillion de papiers par an qui sortent des imprimantes. Si seulement 10-20% de cette masse restait en électronique on aurait déjà contribué. D'autant plus que le seul domain où on a encore besoin de papier blanc c'est pour le papier d'imprimante.

·        Q : vous n'avez pas parlé du tri. La technologie peut elle changer les choses ?

·        R : MF : un point m'a laissé mal à l'aise dans le fim de N Hulot c'est son côté global qui remet beaucoup d'enjeux de société et le problème c'est « que faisons nous demain ? ». Orange a financé mais pas produit ce film. C'est l'opinion de l'auteur. Son film, il s'n défend, ce n'est pas une recette, c'est un cri. Chacun en prend pour son grade. Il y a une scène sur les déchets qui est assez prenante : file de SDF et en contre-champ, une file de gens dans des couvertures qui attendent dans une file d'attente pour acheter l'iPhone à Tokyo. Le principal objet sur lequel Orange est mobilisé ce sont les mobiles. C'est l'objet le plus répandu. On en a dans nos tirois. Le problème c'est la collecte. Les 2 façons de faire bouger les choses, c'est la carotte et le bâton et il faut les 2. Il faut montrer qu'on peut faire du business différemment.

 

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