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L'Afrique, un nouveau relais de croissance pour les télécoms ?

L'Afrique, un nouveau relais de croissance pour les télécoms ?
2012-02-172013-02-28économie des télécomsfr
Le continent Africain connaît actuellement une véritable explosion de son marché des télécommunications et plus particulièrement de ses usages mobiles. C'était l'occasion pour l' EBG de réunir une table ronde sur le sujet. Voici ce que j'en ai...
Publié le 17 Février 2012 par Pascal Adam dans économie des télécoms
l'Afrique, un nouveau relais de croissance pour les télécoms ?

Le continent Africain connaît actuellement une véritable explosion de son marché des télécommunications et plus particulièrement de ses usages mobiles. C'était l'occasion pour l' EBG de réunir une table ronde sur le sujet. Voici ce que j'en ai retenu :

quelques chiffres

Avec 1 milliard d'habitants et 649 millions de cartes SIM fin 2011, essentiellement du pré-payé, l'Afrique est le deuxième marché de la téléphonie au monde derrière l'Asie. Mais le continent africain est vaste et disparate :

  • 25 de ses 54 pays totalisent 91% des connexions mobiles
  • sa population est essentiellement rurale
  • plus de 10 pays n'ont pas d'accès direct à la mer et ne peuvent supporter une connexion à l'international par satellite beaucoup trop chère...

les acteurs présents

De nombreux opérateurs télécoms et équipementiers, locaux ou internationaux (MTN, Orascom Télécom, Orange, Vodaphone, Barthi Airtel, Alacatel-Lucent) ont investi en Afrique, à commencer par les câbles sous-marins et la fibre optique autour de l'Afrique. Ils sont aussi très présents sur les réseaux mobiles et infrastructures fixes où la concurrence locale/internationale est parfois rude.

Un autre acteur majeur est la Banque Mondiale qui aide bon nombre de pays à développer leurs infrastructures télécoms.

les enjeux

L'influence des télécoms est primordiale : on a pu le mesurer lors des révolutions arabes... Mais les usages - bien différents de ceux de l' Europe par exemple - restent encore pour la plupart très limités à la voix et au SMS. L'enjeu des acteurs, notamment des opérateurs, est avant tout :

  • de rendre le téléphone accessible à tous, en multipliant les terminaux et accessoires multi-média moins chers
  • de transformer ou déplacer des usages vers l'internet, par la promotion des contenus locaux et les réseaux sociaux
  • d'apporter des services pour les PME : 90% des personnes actives sont aussi des entrepreneurs !
  • d'apporter des réels services à valeur ajoutée, des loisirs aux services vitaux comme la santé, l'éducation, les services publics, la banque via le paiement sur mobile... Imaginez : 50% de la population possède un mobile et seulement 10% un compte bancaire.

Pour les constructeurs et équipementiers, la téléphonie mobile n'est pas le seul cheval de bataille, d'autres axes de développement sont tout aussi déterminants et majeurs :

  • donner à la population l'accès à la téléphonie et l'internet fixes
  • donner l'accès tout simplement à l'énergie via des générateurs électriques, des infrastructures éoliennes ou solaires
  • développer et relier les infrastructures de couverture vers les zones rurales via la fibre optique

Toutes ces infrastructures contribuent ou permettent un développement économique pour tous. Un exemple : en permettant aux producteurs agricoles de connaître les prix du marché, via Internet, le revenu des paysans des zones rurales a augmenté de 30% !

Quels que soient les acteurs - opérateurs, équipementiers, Banque Mondiale - ils ont aussi une responsabilité économique et sociale envers l'Afrique.

des contraintes nombreuses

Beaucoup de pays africains ne disposent que d'une bande passante ou de fréquences limitées. Le plus sensible demeure néanmoins dans l'instabilité politique et militaire. Par ailleurs, il faut aussi noter :

  • une forte taxation des opérateurs dont 30% des revenus sont reversés aux états et qui ne sont pas uniquement utilisés pour le développement des infrastructures
  • une nette augmentation sur les prix des appels internationaux, due à la mise en place de la fibre optique pour relier les différentes infrastructures aux câbles sous-marins
  • une utilisation opaque du fond d'investissement d'accès universel : les fonds sont souvent utilisés par les gouvernements pour d'autres fins : santé, défense...

une vision à long terme

Si les solutions pour harmoniser la politique des TICs en Afrique appartiennent aussi aux régulateurs dans les pays eux-même, les différents acteurs ont tout intérêt à participer à cet élan dans la construction des réseaux. Si cela n'est pas toujours très stable et rentable aujourd'hui, il faut faire le calcul sur le long terme et ils voient en Afrique un fort potentiel de relais de croissance. Tout (ou presque) est à imaginer et à construire...

A voir également deux extraits du débat  BFM Pro spécial IT et pays émergents :

  • les solutions de collaboration : dans cet extrait Didier Jaubert, Vice President Global Services d'Orange Business Services évoque les besoins en matière de mobilité et de réseaux sociaux dans les pays émergents
  • quels savoir-faire exporter vers les pays émergents ? les solutions e-santé, de paiement ou de collaboration font parties des nombreux domaines de compétences maîtrisés en France ou en Europe et exportés vers les pays émérgents. Par exemple , le Group Sorin dans le domaine de la télémédecine.

Le câble sous-marin en fibre optique LION, opéré par un consortium constitué par France Télécom, Orange Madagascar et Mauritius Telecom, apporte à Madagascar une connexion au réseau internet haut-débit. Grâce à cette nouvelle connectivité, on assiste au développement du secteur de la santé à Madagascar. La télémedecine et la visioconférence, permettent de lever les barrières de communication entre les médecins et favorisent les échanges entre les hôpitaux.

Pascal Adam

credit photo : © Neliana Kostadinova - Fotolia.com

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