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01 Business Forum : réussir sa renaissance digitale

01 Business Forum : réussir sa renaissance digitale
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Pour les organisateurs du 01 Business Forum, qui réunissait mardi 2 février en partenariat avec Orange Business Services quelques-uns des acteurs les plus emblématiques de ce nouveau monde en devenir, la transformation digitale peut donner lieu à une véritable renaissance.
Publié le 4 Février 2016 par Joevin Canet dans actualités
01 Business Forum : réussir sa renaissance digitale

La révolution numérique est en marche, chacun s’accorde à le dire. Pour les organisateurs du 01 Business Forum, qui réunissait mardi 2 février en partenariat avec Orange Business Services quelques-uns des acteurs les plus emblématiques de ce nouveau monde en devenir, la transformation digitale peut donner lieu à une véritable renaissance. Un peu comme le phénix qui renaît de ses cendres, oiseau mythique d’ailleurs choisi pour illustrer cette journée d’échanges et de débats.

01 Business Forum par BFM BUSINESS  - Voir la vidéo sur Youtube

S’il suffisait d’un exemple pour illustrer l’importance de la révolution en cours, peut-être faudrait-il citer celui choisi par Thierry Bonhomme, en ouverture du 01 Business Forum ? Sortant son smartphone de sa poche, le CEO d’Orange Business Services rappelait ce qui ne semble plus étonner personne aujourd’hui : « nous avons dans la main une puissance de calcul supérieure à celle du supercalculateur Cray des années 90, qui occupait une pièce entière ». La miniaturisation de l’informatique et le web, couplés à une puissance de calcul sans cesse accrue (capable de doubler tous les 18 mois si l’on se réfère à la loi de Moore), sont au cœur des bouleversements actuels.

Le petit smartphone, les capteurs presque invisibles, les données immatérielles sont tout simplement en train de changer en profondeur les Etats, les organisations, les entreprises et les rapports qui structuraient leurs relations avec les individus. Pour Jean-Paul Agon, le Pdg de l’Oréal, « le digital change fondamentalement la relation avec le consommateur, mais aussi le consommateur lui-même, tout comme la relation qui unissait jusqu’à présent les entreprises avec leurs salariés ou les candidats à l’embauche ». Un exemple parmi d’autres : avec la mode du Selfie, L’Oréal a constaté une croissance des ventes de maquillage. Derrière l’anecdote se cache sans doute une vérité plus profonde : l’humain est en train de modifier en profondeur son rapport à son environnement. Voilà aussi pourquoi, toujours selon Jean-Paul Agon, « le digital n’est qu’un moyen. Il nous faut tout repenser différemment ».

Think different

A cet égard, le fameux slogan créé en 1997 pour Apple par TBWA/Chiat/day avait sans aucun doute une grande portée visionnaire. La transformation digitale bouleverse totalement le système en cours jusqu’à présent. En plus de défrayer régulièrement la chronique et d’incarner la disruption, Uber a réussi l’exploit de dépasser en quelques années la capitalisation boursière des grands groupes du CAC 40, avec à peine plus de …. 1500 salariés.

Face à cette révolution, les grands groupes n’ont pas le choix : s’inspirer de ces jeunes pousses ou prendre le risque d’un lent déclin. Egalement présent au 01 Business Forum, l’auteur du terme « Uberisation », Maurice Levy, le Pdg de Publicis (dont le groupe réalise déjà 42 % de ses revenus dans le digital), l’affirme sans ambages : « le bouleversement des habitudes est radical et toutes les entreprises sont à la traîne avec des organisations qui fonctionnent selon des modèles anciens ». Un bouleversement qui ne semble pas faire peur à Sébastien Bazin. Constatant que 80 % des entreprises du digital ont été créées par des jeunes de moins de 35 ans, le Pdg d’Accorhotels a décidé de créer un Shadow Comex, ou Comex fantôme, ouvert à 12 salariés du groupe hôtelier. La condition ? Avoir moins de 35 ans, une bonne connaissance du groupe et… des idées. L’objectif ? Secouer un Comex dont les membres ont tous largement dépassé la cinquantaine. Un choix somme toute peu éloigné de la ligne de conduite du Pdg de L’Oréal. Pour Jean-Paul Agon, « dans le fond, nous devons nous comporter comme une startup, et même si nous sommes leaders, nous devons nous comporter tous les jours comme un challenger ».

Cultiver la fraîcheur et la diversité

A cet égard, la renaissance digitale ne serait-elle pas avant tout un enjeu managérial ? Même les licornes doivent apprendre à gérer l’essoufflement et prévenir l’inertie à mesure qu’elles grandissent. Olivier Grémillon, DG Europe d’Airbnb, ne s’en cache pas : « La vraie menace pour Airbnb est de ne pas réussir à conserver sa culture initiale alors que l’entreprise double de taille tous les ans » concédait-il sur la scène du 01 Business Forum.

La véritable difficulté se situe sans doute ici. Car après tout, au-delà de leur offre de services basée sur les performances de leur plateforme technologique, et malgré tous les changements sociétaux qu’elles entraînent dans leur sillage, une fois qu’elles grandissent, les Startups ont tendance à devenir des entreprises comme les autres, où le facteur humain et managérial devient incontournable. Saviez-vous par exemple que « plus de la moitié des salariés d’Airbnb sont dédiés à la relation client au téléphone ? », comme l’explique lui-même Olivier Grémillon. Une fois qu’une bonne idée a fait ses preuves, qu’un nouveau service s’est imposé, qu’une entreprise a rencontré le succès, comment faire pour se renouveler et rester compétitif ? Sans doute la recette de Google est-elle la bonne ? Depuis 2001, le géant du web a acquis 183 startups pour l’aider à conserver son avance technologique et marketing. L’objectif est de créer un écosystème interne propice à l’innovation et à l’émergence de LA bonne idée. Hugues Le Bret, le fondateur de Compte Nickel, témoigne lui aussi au 01 Business Forum de cette difficulté qui se pose aux grands groupes. Avec ses associés, il a créé en 2014 un service bancaire qui permet d’ouvrir un compte de paiement low-cost, avec une simple carte d’identité et un numéro de téléphone, sans condition de dépôts ni de ressources. Disponible chez les buralistes, Compte Nickel rencontre aujourd’hui un succès éclatant et enregistre 18 000 nouveaux clients tous les mois. Avant de créer sa société, Hugues le Bret avait passé 10 ans à la direction de l’innovation d’une grande banque. Son constat est sans appel : « L’idée de Compte Nickel n’aurait pas pu germer en interne. Elle vient d’une rencontre entre les quatre cofondateurs, tous issus d’horizons et d’expériences très différentes ».

Joévin

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