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Services e-santé et connectivité : les piliers de la transformation digitale des labos pharmaceutiques

Services e-santé et connectivité : les piliers de la transformation digitale des labos pharmaceutiques
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Pour les laboratoires pharmaceutiques, on le sait, l’avenir du business n’est pas forcément au beau fixe. Pour ce faire, l’une de leurs perspectives réside certainement dans la transformation digitale et l’évolution vers les services d’e-santé.
Publié le 11 Avril 2014 par Jean-Yves Dugardin dans transformation digitale
services e-santé et connectivité : les piliers de la transformation digitale des labos pharmaceutiques

Pour les laboratoires pharmaceutiques, on le sait, l’avenir du business n’est pas forcément au beau fixe. Depuis quelque temps déjà, ces acteurs, qui comptent encore parmi les plus riches et les plus influents dans l’écosystème mondial de la santé, doivent faire face à des difficultés croissantes : perte d’exclusivité sur les brevets de leurs médicaments blockbusters qui tombent dans le domaine public, arrivée massive de la concurrence des génériques et de nouveaux distributeurs (cf. les médicaments OTC chez Leclerc !), coûts de R&D toujours plus lourds et complexité vertigineuse pour identifier et produire de nouvelles molécules…

Face à ces menaces qui viennent assombrir leurs perspectives de business, ils n’ont d’autre choix que de trouver des relais de croissance à la simple « vente de boîtes de pilules ». Pour ce faire, l’une de leurs perspectives réside certainement dans la transformation digitale et l’évolution vers les services d’e-santé.

l’innovation digitale par le service


Cette tendance est déjà avérée et ne va cesser de croître dans un avenir proche.

La plupart des laboratoires pharmaceutiques du marché, ainsi que les équipementiers médicaux, s’intéressent actuellement au sujet et lancent des études de faisabilité ou des projets pilotes pour apporter cette dimension « service » dans leurs offres qui se veulent de plus en plus digitales.
Le contexte actuel les pousse en effet à revoir leur positionnement vis-à-vis de leur activité historique centrée autour du médicament et à rechercher comment mettre en place de véritables solutions thérapeutiques intégrées et complémentaires.

vers de nouvelles relations avec les patients, les professionnels de santé et les financeurs


A bien y regarder, cette stratégie de services et de digitalisation présente en effet de nombreux avantages pour les labos :

fidéliser les patients (et consommateurs !)

Miser sur le service autour du médicament, c’est l’occasion de faire évoluer la relation avec les patients :

  • agir sur leur fidélisation
  • agir sur l’image des labos

en proposant des services différenciants et attractifs avec une valeur ajoutée concrète.

Le suivi de maladies chroniques comme le diabète en est un bon exemple.
Permettre à un patient diabétique d’utiliser un glucomètre connecté, c’est lui faciliter la vie et améliorer son suivi… Il peut en effet utiliser son smartphone pour visualiser ses constantes glycémiques en quasi temps-réel, partager ces données à distance avec son diabétologue, consulter des informations d’éducation thérapeutique, et recevoir des conseils de traitement… tout cela en utilisant des outils non stigmatisants qu’il a l’habitude d’avoir avec lui pour d’autres usages.

En résultent également pour le laboratoire une connaissance approfondie et améliorée des patients et de leurs comportements thérapeutiques qui leur permettent de mieux adapter leurs solutions.

améliorer la communication médecins – patients (et y participer !)

A l’instar des patients, les labos peuvent apporter aux médecins des services à valeur ajoutée pour leur permettre d’améliorer le suivi thérapeutique :

  • en collectant des informations plus fréquentes et plus précises sur leurs patients,
  • en leur proposant des outils d’aide à la décision médicale suivant des algorythmes éprouvés
  • ou encore en leur permettant de s’informer sur les nouveaux protocoles de traitement.

En termes d’image, c’est aussi un moyen pour les labos de remettre leur relation avec les professionnels de santé sur de bons rails en diversifiant les modes d’échanges pour sortir de l’unique relation des visiteurs médicaux si souvent décriés par les professionnels.

mettre en place des partenariats avec les financeurs

En développant des services d’e-santé pour les patients, les laboratoires ont également l’opportunité de se rapprocher des organismes d’assurance santé en permettant à ces derniers de proposer des programmes de prévention, de coaching ou de suivi à leurs assurés. Ils leur offrent ainsi la possibilité d’agir pour améliorer leur qualité de vie et limiter in fine les coûts de santé qu’ils ont à supporter.

Ce type de partenariats, déjà en vigueur aux USA, commencent à voir le jour en France notamment (certes plus lentement compte-tenu de l’environnement réglementaire très présent sur notre territoire).


L’e-santé et la transformation digitale fait donc son chemin, y compris dans l’industrie pharmaceutique. Sera-t-elle le nouveau blockbuster des labos face à l’évolution de leur écosystème ? C’est en tout cas une question intéressante !… Qu’en pensez-vous ?

Jean-Yves.
 

crédit photo : © didesign - Fotolia.com

1 Commentaire

  • 3 Mai 2014
    2014-05-03
    par
    Rémi Dufourcq-Lagelouse
    Bonjour, Que voila d'enthousiasme ! Cependant, je crains que celui ci ne s'appuie sur des données qui nécessitent que l'on s'attarde un peu dessus. Vous indiquez que le modèle économique des laboratoires pharmaceutiques souffre. C'est tout à fait exact. De moins en moins d'acteurs sont en mesure de rester présent sur ce marché, tant les dépenses de R&D sont énormes. Une alternative se présente, soit grossir soit maigrir.
    Grossir : devenir capable de dépenser plus encore pour s'assurer une place au soleil. C'est la course à la taille. Pfizer proposait 77 milliers de dollars pour acquérir Astrazeneca il y a quelques jours.
    Maigrir : Faire disparaitre des coûts. Où sont les coûts les plus importants ? Dans la R&D. Faisons disparaitre la R&D et trouvons un autre marché que celui de l’innovation. C'est ce qu'on fait les laboratoires de génériques.
    Même si vous les opposez dans votre premier paragraphe, ce sont toujours des laboratoires pharmaceutiques soumis à la même cohorte d'obligations, mais qui ont fait un choix différent de marché. Il n'y a pas de raison de les opposer dans votre discours puisqu'ils recherchent tous à trouver des alternatives à la seule production de médicaments. Les laboratoires pharmaceutiques sont des industriels qui vendent leur production, qu'ils en soient les inventeurs ou non. L'introduction possible de l'OTC en grande distribution ne leur fait de l'ombre qu'au sens où la dissymétrie existant entre l'industriel et son distributeur va s’amenuiser. Leclerc n'est pas à la veille de fabriquer ses propres produits pharmaceutiques. Pour trouver de nouveaux relais de croissance, les laboratoires pharmaceutiques cherchent à s'introduire dans de nouveaux sites de la chaîne de création de valeur. Ils vont devoir y prouver leur légitimité. Vous citez la visite médicale et la présentez comme très décriée par les professionnels de santé. C'est confondre l'outil et la main qui l'utilise. Ce ne sont pas tant les personnes qui réalisent cette visite qui posent un problème à de nombreux médecins, mais la façon jugée partiale et biaisée dont l'information leur est délivrée. Devenir créateurs de services va mettre les laboratoires pharmaceutiques en concurrence avec une partie de ceux qui assurent l'écoulement des produits fabriqués par ces laboratoires : principalement médecins et pharmaciens. Tant que ces services seront perçus comme une stratégie de rabattement vers la vente de leur produit, les laboratoires seront suspects aux yeux tant des autorités de la santé que des patients/consommateurs. Difficile de fidéliser quand la loi interpose entre vous, producteur, et l'utilisateur final, le patient, au moins deux étapes, médecins et pharmaciens, qui sont indépendants de vous. L'usage du numérique peut être vu selon deux axes opposés : renforcement des liens entre le patient et le fabricant de son médicament ou, à l'opposé par la désintermédiation. Dans cette situation que nous vivons déjà, le médecin et le pharmacien ne sont plus la seule source d'information des patients. Pour être souvent sollicité à ce sujet, ce sont rarement les sites officiels, organismes institutionnels opérant dans la santé ou les sites d'informations des laboratoires, qui sont consultés par les patients. Dans un domaine sensible comme celui de la santé, il est peu probable que la loi donne aux laboratoires la possibilité de réaliser de la publi-information. Le monde du blogging est trop diversifié et insaisissable pour constituer un relai fiable entre les laboratoires et les patients. Restent donc les professionnels de santé. Comment se positionner vis à vis d'eux ? Concurrence dans le service, offre de support "désintéressée"... Revenons aux patients. vous présentez l'usage des objets connectés comme libérant le patient. La réalité risque d'être moins belle, quoique surtout liée à compatibilité de chacun d'entre eux avec les outils qu'ils auront à utiliser. Etre familiarisé avec un smartphone n'estompe pas le choc de l'annonce d'une maladie chronique comme le diabète. Un glucomètre connecté, c'est un niveau de complexité en plus à gérer. Une fois ceci absorbé, les bénéfices dans le suivi que vous citez me paraissent vraisemblables. C'est dans la dernière partie de votre article que je vous rejoins le plus, dans la relation entre payeurs et laboratoires. Il me semble réaliste de considérer que des partenariats d'égal à égal puissent être conclus entre eux. Le payeur aura toujours à coeur de s'assurer que ce pourquoi il paye constitue un optimum pour son assuré. Le laboratoire tendra naturellement à tirer vers le haut les dépenses et il me parait peu vraisemblable qu'une entente puisse survenir qui conduise à diminuer la qualité des soins et des services offerts aux patients. Cordialement, Rémi Dufourcq-Lagelouse
    Pharmacien

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