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Comment devenir un champion de la santé digitale ?

Comment devenir un champion de la santé digitale ?
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Intéressons-nous à une entreprise comme Google qui jusqu’ici gagnait sa vie sur la génération de publicités, comment espère-t-elle devenir un champion de la santé digitale ?
Publié le 10 Juillet 2014 par Richard Billaudel dans transformation digitale
Comment devenir un champion de la santé digitale ?

On en a largement parlé dans mes deux précédents posts (1,2), on peut espérer beaucoup de l’application des technologies dans le secteur santé… et si on touche aux thèses transhumanistes, on peut même aller jusqu’à espérer vaincre la mort…
Mais concrètement, intéressons-nous à une entreprise comme Google qui jusqu’ici gagnait sa vie sur la génération de publicités, comment espère-t-elle devenir un champion de la santé digitale ?

amasser un maximum de données


C’est d’abord simple et mécanique : il faut assimiler un grand nombre de données. C’est ainsi que Google scanne tous les sites web possibles, ainsi que les livres les uns après les autres, afin d’amasser une connaissance théorique pure.

Vous participez d’ailleurs, vous qui lisez ce texte, à la reconnaissance de ces textes !
Chaque fois qu’un mot est mal reconnu, chaque fois qu’il mal scanné, vous pouvez participer à la reconnaissance de ces mots lors des processus ReCaptcha sur les pages web lorsque vous validez un formulaire par exemple (un système mettant à profit les capacités de reconnaissance des utilisateurs humains mobilisées par les tests Captcha). Le système a été mis au point par des chercheurs de l'Université Carnegie-Mellon et appartient à Google depuis fin 2009 !

être au centre des usages du personnel médical et de leurs patients… jusqu’à l’analyse de leur ADN…


Google a investi massivement au sein de la structure ONE MEDICAL GROUP,  qui cherche à développer une offre toujours plus aboutie dans la relation médecin – patient (prise de rendez-vous en ligne, personnalisation des soins, renouvellement des prescriptions ou encore de la consultation en ligne ou sur mobile des résultats d’analyses médicales) et comprenant des données sécurisées (en théorie).

Mais être au cœur de la relation patient ne suffit pas : pourquoi se contenter de données sur la maladie quand on peut associer ces maladies à des analyses ADN, et trouver ainsi des relations potentielles entre génotype (le génome) et phénotype (l’expression du génome) ?

C’est (presque) chose faite avec l’investissement dans 23andMe, société de biotechnologie basée en Californie qui propose, moyennant finance, une analyse du code génétique des clients. Potentiellement c’est fascinant ! Imaginez : profiter du cloud et des milliards de données pour déceler plus rapidement des anomalies sur le génome avant qu’elle ne se développent par exemple !

Google encore, en s’offrant NEST, affirme sa position au sein des foyers et des usages qui en découlent. Voilà un placement clé bien opportun ! Car si NEST développe pour le moment des capteurs de fumées intelligents, son cœur de métier est la domotique et rien n’empêche à cette structure de s’ouvrir à tous les objets connectés. Un potentiel énorme pour la médecine personnalisée dans le futur proche…

Objets connectés dites-vous ?


Quel bel exemple de réussite de celle des Google Glass. Ces lunettes intelligentes intéressent le monde de la santé et beaucoup travaillent, avant même leur sortie commerciale, sur des applications pour améliorer la collaboration entre médecins, pour  lier l’acte d’opération avec dossier patient du malade en pleine intervention, ou encore pour mieux visualiser certaines zones non visibles à l’œil nu grâce à la réalité augmentée.
Au-delà des lunettes, je ne rentrerai pas ici dans les détails des nombreux objets connectés capables aujourd’hui de mesurer les distantes parcourues, les calories brulées, le rythme cardiaque etc. mais il faut constater que l’apport des technologies mobiles et des biocapteurs révolutionnent aujourd’hui les usages ainsi que les modèles économiques.

Autrefois réservées à des laboratoires, certaines analyses sont effectuées plus rapidement et à moindre coût : on détecte par exemple l’ADN de parasites responsable du paludisme grâce à une goutte de sang posée sur un appareil de la taille d’un smartphone.

Le coût de certains diagnostics peut être divisé jusqu’à 1 000 000 (notamment en analyse génomique)… Ils seront bientôt disponibles à la population : Apple serait en train de donner à l’iWatch la possibilité de fournir un bilan sanguin (dans certaines mesures), quand Google met au point des lentilles de contact intelligentes capables de mesurer le taux de glucose dans les larmes des patients. Bref ces sociétés innovent, innovent, innovent

Et quand ces structures n’innovent pas seules elles assemblent leurs forces : Apple et Google viennent de créer CALICO, dirigée par Arthur Levinson, l'ancien patron de Genentech, pionnier des biotechnologies, et qui a pour objectif de lutter contre le vieillissement et la maladie…

« Seriez-vous prêts à dépenser plus pour vivre plus » ? Apparemment les dirigeants de Google et d’Apple y ont déjà pensé…

Richard.

 

crédit photo : © Kirill_M - Fotolia.com
 

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