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Les défis de demain des DSI

Les défis de demain des DSI
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Les DSI ont encore de beaux jours devant eux. Mais il va leur falloir de la clairvoyance et de l'anticipation...
Publié le 23 Septembre 2010 par Dinh Hoang Nguyen dans transformation
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Les DSI ont encore de beaux jours devant eux. Mais il va leur falloir de la clairvoyance et de l'anticipation ...

Un récent article des Échos du 15/9/2010 révèle l'évolution de la consommation dans les années à venir. Surtout, les produits et services high-tech (équipement de communication et électronique) vont tirer les dépenses en France d'ici à 20...30 ! Cette étude, qui a été faite par Mc Kinsey, montre qu'en l'espace de cinquante ans (1980-2030), les montants consacrés par les ménages à ce poste devraient passer d'une moyenne de 130 euros à ... 4.080 euros, soit un facteur de 31,4. Les dépenses de santé devraient passer de 440 euros à ... 2.140 euros, soit un facteur de ... 4,8 ! Cette étude insiste sur le fait que « les entreprises doivent intégrer ces changements, de plus elles doivent continuer à innover en adaptant leurs approches et leurs offres à ces nouvelles tendances de consommation si elles veulent tirer leur épingle du jeu ».

Ces chiffres peuvent paraitre surprenants mais quand on voit la guerre des prix (et des services) que livrent aujourd'hui les opérateurs et la vente massive des produits high-tech on comprend un peu mieux l'étude de McKinsey. Avec les offres de triple et quadruple-play, les foyers sont incités à utiliser des équipements de communication, certes très conviviaux, mais qui sollicitent fortement les infrastructures réseau et IT. Qui plus est, les prix des équipements high-tech sont très abordables, ce qui incite les consommateurs à acheter et renouveler régulièrement, même si le besoin n'est parfois pas totalement justifié. C'est l'offre qui pousse la demande.
Dans le monde numérique d'aujourd'hui, le papier n'existe (presque) plus ! Tant mieux pour sauver des tonnes de papier vous me direz. Mais de l'autre côté, on filme, on prend des photos, on enregistre de la musique, on les partage via le net, on télécharge les photos, les films, les musiques, les logiciels, les jeux (et j'en oublie certainement) et, enfin, on dialogue via les réseaux sociaux tout en switchant d'écran en écran pour ne pas se faire « tondre » sur les jeux en ligne. Pendant ce temps là, les data centers tournent à fond, qui à leur tour consomment des tonnes de ... watts.

Les entreprises, elles aussi, sont très demandeuses de nouvelles technologies. Car « time is money » et, donc, le « time-to-market » doit être excellent ! Pour cela, elles utilisent les dernières technologies pour pouvoir répondre vite et bien au besoin des clients. Les métiers sont de plus exigeants envers leurs DSI. Produire plus vite pour pas cher. C'est un vrai casse-tête pour les DSI.

De la clairvoyance
Un DSI doit garantir que son SI réponde au besoin de l'entreprise, en d'autre terme, la stratégie du SI doit être en ligne avec la stratégie du business de l'entreprise. Le marché est si  concurrentiel, si étroit et si changeant que les entreprises doivent être très réactives et sans cesse apporter de l'innovation. Un DSI qui est toujours au fourneau ne pourra pas répondre à ces exigences et passera son temps à courir derrière les problèmes quotidiens. De fait, il ne pourra prendre de la hauteur pour identifier la vraie valeur ajoutée de son SI dans la chaîne de valeur de l'entreprise.

Ce recul est primordial car il permet au DSI d'identifier les composantes et activités qu'il doit absolument garder chez lui car c'est stratégique. Puis être clairvoyant pour déterminer précisément quels sont les éléments qui devraient être externalisés pour le soulager au quotidien. Car ces derniers ne sont pas stratégiques et ne lui apportent aucune plus-value.

 

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La mission du DSI est de voir comment répondre au mieux les demandes des métiers et non pas de se poser la question « est ce que mes serveurs tournent bien ce matin ? » ou « mes sauvegardes ont-elles bien fonctionné hier soir ? ». Ses compétences (=équipes) doivent être musclées et bien organisées pour faire face aux évolutions que demande la MOA, pour assurer une architecture technique et fonctionnelle toujours cohérente, pour rédiger les cahiers des charges (cdc) de façon précise, pour piloter les tierce-mainteneurs, puis enfin musclées pour assurer que ce que livrent les tierce-mainteneurs répondent bien au cdc et, surtout, ne dégradent pas son système d'information dans sa globalité.

Pour tout le reste (appelé aussi de la « quincaillerie informatique »), à savoir : l'exploitation du réseau, de l'infrastructure IT, de la sécurité, du bâtiment, de l'énergie, du remplacement des serveurs, du changement de bandes, de l'aménagement des salles machines, etc.... , le DSI ferait mieux de l'externaliser pour libérer ses ressources afin de les mettre là où il en a le plus besoin. Bien entendu, pour être tranquille sur cette « quincaillerie informatique », il vaut mieux la confier à des opérateurs compétents et reconnus dans ce domaine.

Le temps gagné sur la partie externalisée permettra au DSI de faire de la veille technologique. Comme chacun le sait cette tâche est essentielle pour faire évoluer son SI vers la bonne direction et d'en bénéficier tous les avantages. 
Un DSI n'est jamais seul devant ses difficultés. Il peut toujours se faire « seconder » par des partenaires éditeurs, intégrateurs, constructeurs, opérateurs. Prenons par exemple l'arrivée des ERP sur le marché. C'est grâce (ou à cause ?) aux demandes exigeantes des DRH de vouloir suivre de manière précise la situation des salariés et de leurs évolutions. Les salaires, les primes, le statut, les formations, les congés, les heures supplémentaires, les entretiens individuels, les changements de poste, les évolutions personnelles (adresse, situation familiale, coordonnées bancaires), les déclarations d'impôt, etc... Face à cette demande, il serait trop complexe et couteux de développer soi-même les programmes répondant à toutes ces fonctionnalités. C'est alors que les éditeurs avaient la bonne idée de développer toutes ces  fonctionnalités et de les intégrer dans un progiciel appelé ERP. Il y a d'autres exemples comme l'arrivée du CRM, du SOA, etc. Chacun problème a sa solution. Le DSI a  « juste » besoin du temps pour trouver la BONNE solution.

Plus près de nous, la technologie de la virtualisation des serveurs arrive au bon moment pour soulager les data centers pour des raisons que nous connaissons.
Aujourd'hui l'arrivée du Cloud Computing n'est pas non plus anodine. Par ce que les DSI ont besoin d'être soulagés sur tout ou partie de leurs systèmes d'information en utilisant les  nouvelles ressources informatiques à travers le réseau et non plus dans leurs propres data centers. Tout en gardant leur capacité d'investissement (CAPEX) sur les activités plus stratégiques de l'entreprise. La clairvoyance du DSI est à l'épreuve ici pour déterminer « comment le Cloud peut m'aider dans ma fonction ? ». Marc Boullier, Directeur d'activités de Solucom, s'est penché sur la question et a donné un éclairage instructif.
 

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Alors n'attendez pas que votre Direction vous impose de basculer très rapidement votre SI sur le Cloud, compte tenu des avantages financiers vus de sa fenêtre, mais plutôt anticipez pour gérer cette transition en douceur et à votre rythme !

De l'anticipation
Si aujourd'hui les entreprises ont beaucoup amélioré le parcours de leurs clients, ou des  citoyens pour les organismes de l'état, grâce à la dématérialisation et à la webisation, en contre partie elles peinent pour contenir et gérer toutes les données dont elles ont l'obligation de conserver. Certaines n'ont pas vu venir cette Tsunami de données qu'ils doivent gérer et payent aujourd'hui le prix fort pour leur gestion.

Les déclarations d'impôts en ligne, le stockage numérique des relevés bancaires, des factures, des bons de commandes, l'archivage des photos, vidéos, l'archivage des imageries médicales, des dossiers médicaux personnels, la multiplication des bases de données des moteurs  recherche, la duplication multiple des bases de données clientèles, la gestion des mails, des réseaux sociaux, les wikis, les ventes en ligne, ... les DSI s'arrachent les cheveux pour provisionner les serveurs, rajouter du disque stockage, augmenter les débits, adapter les sauvegardes, réaménager les salles machines, amener de l'air froid, trouver des salles machines supplémentaires, renforcer la sécurité, ... jamais on n'aura autant entendu parler de datacenter, green it, refroidissement, PUE (efficacité énergétique). Pourquoi ? Par ce que le virage du tout numérique n'a pas été assez anticipé et cela pose un vrai casse-tête aujourd'hui.

Par précipitation, certaines entreprises se sont rendu compte que, après avoir construit leurs datacenters sur une nouvelle localisation, l'alimentation en électricité était insuffisante pour leurs besoins car les fournisseurs de l'énergie n'avaient pas la capacité technique d'en produire tout simplement. Quel gâchis !

Par manque d'anticipation, les serveurs sont empilés n'importe comment dans les salles informatiques. En hiver, on ouvre les fenêtres puis, en été, on rajoute un climatiseur par ci et un autre par là pour refroidir les équipements. J'ai bien dit « salle informatique » plus haut car beaucoup d'entreprises n'avaient pas anticipé à temps pour transformer leurs salles informatiques « à l'ancienne » en véritables datacenters, avec toutes les précautions nécessaires au tour de la sécurité et de l'efficacité énergétique. Une panne informatique aujourd'hui peut couter cher au business.  

Selon le journaliste Michael Krigsman, expert dans la valorisation des bugs IT, les pannes informatiques et l'échec des projets couteraient environ 6.000 milliard de dollars par an aux entreprises dans le monde ! 
En 2010, 50% des datacenters construits avant 2002 seront obsolètes, selon une étude d'IDC. Face à la masse de données à opérer et à l'ancienneté de leurs infrastructures, les entreprises préfèrent infogérer leur datacenters. C'est moins risqué et moins cher (réduction de 30 à 40% sur le budget du RUN).
En Europe, 95% des entreprises opèrent encore leur propre datacenter en interne, le marché mondial des datacenters neutres (hébergés en dehors de l'entreprise par un opérateur) va progresser de 725 millions d'euros aujourd'hui à plus de 2 milliards d'euros en 2013, selon une récente enquête menée par IDC. Cela se traduira par un taux de croissance moyen de 23% au cours des quatre prochaines années sur les principaux marchés européens (France, Royaume-Uni, Allemagne et Pays-Bas).
La tendance à externaliser les datacenters est en outre renforcée par les besoins en énergie et en climatisation et par la disponibilité de personnels qualifiés sur les datacenters externalisés. D'autant que les spécialistes sont plus à même de mutualiser l'infrastructure entre différentes entreprises pour faire baisser les coûts opérationnels. Sur ce mode d'infogérance, on peut parler du « retard à rattraper » et non plus de l'anticipation pour la majorité des entreprises européennes.

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Sans parler de l'arrivée de la génération Y, appelée aussi digital natives. Ils sont nés avec une souris dans une main et un Smartphone dans l'autre. Ils ont comme référents les réseaux sociaux. Ils représentent un tiers de la population mondiale. Facebook revendique 250 millions de membres La génération des 20-30 ans qui arrive dans les entreprises est rompue à toute la panoplie du technophile : blogs, wikis, réseaux sociaux, flux RSS... Ces adeptes du Web 2.0 se caractérisent par l'individualisme, l'impatience, l'interactivité, l'interconnexion. Une culture que l'entreprise doit intégrer pour éviter les clivages générationnels et retenir les meilleurs talents. L'infrastructure informatique aussi doit être évoluée pour devenir plus  souple, plus ouverte, plus « sociale » mais aussi plus de sécurisée.

Savoir prendre de la hauteur
Beaucoup de défis que doivent relever demain les responsables du SI. Passionnant qu'est le métier du DSI. Pour que cela reste passionnant, motivant et ne devienne pas une corvée, les DSI ont besoin de prendre de la hauteur par rapport aux tracas quotidiens. Et de fait, ils  pourront mener des réflexions de fond, comme par exemple :
-    Déterminer ce qui est cœur de métier pour mettre les ressources là où c'est nécessaire. Et se soulager des tâches de production en externalisant tout ou partie de son infrastructure.
-    Savoir comment tirer parti de l'arrivée de nouvelles technologies ou nouveaux concepts, comme la virtualisation, le Cloud Computing.
-    Lancer, par anticipation, des chantiers de transformation avec le rythme qu'ils auront  déterminé eux même.

PS : je vous invite à télécharger le dossier d'étude « bechmarking des coûts informatiques » du CIGREF qui apporte un éclairage très intéressant. 

Dinh Hoang Nguyen

 

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