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La DSI de l'Etat français s'engage sur le cloud computing

La DSI de l'Etat français s'engage sur le cloud computing
2013-05-272013-05-31cloud computingfr
L’Etat a validé, fin 2012, son choix bureautique en termes de logiciels ouverts et ce choix va être déployé de façon large, un premier pas vers la virtualisation, mais cette transformation, largement basée sur le besoin de transparence exigé par le mouvement « open data » ne fait que commencer !
Publié le 27 Mai 2013 par Yann Gourvennec dans cloud computing
le cloud computing au coeur de la nouvelle politique
La DSI de l'Etat français s'engage sur le cloud computing

C’est Jacques Marzin, directeur du DISIC, la DSI de l’Etat, qui a ouvert les états généraux du cloud auxquels j’ai assisté mardi 21 mai. La DISIC (créée en 2011) est composé de 15 personnes, et est une mission qui définit les orientations de l’Etat en matière de systèmes d'information. Le DISIC coordonne les DSI de l’Etat et est aussi maître d'ouvrage de ses projets. Ils s'appuient sur Renater ce qui a permis à monsieur Marzin de déclarer que « le débit ne sera pas le frein de l'innovation ». Afin de donner un exemple, dans son introduction, Jacques Marzin a expliqué que son fils avait créé sa société artisanale et que toutes ses données étaient sont dans le cloud ; il a ajouté « ce serait bien si toutes les PME avaient ce niveau de pratique du cloud computing également ». L’Etat a validé, fin 2012, son premier choix bureautique en termes de logiciels ouverts et ce choix va être déployé de façon large, un premier pas vers la virtualisation, mais cette transformation, largement basée sur le besoin de transparence exigé par le mouvement « open data » ne fait que commencer.

une démarche prudente

« En matière de cloud, des consultations ont été menées et la décision a été prise d'investir sur le Cloud mais avec 2 recommandations : en allant progressivement et en étant vigilant sur l'interoperabilité et la sécurité » a indiqué monsieur Marzin.

L'Etat veut en effet dédier à la rationalisation de ces datacenters la décennie qui vient. Ils travaillent actuellement sur un prototype à 10 ans sur base d'un Cloud privé tant « que nous n'avons pas d'offre nationale à 100% située sur le territoire francais » a-t-il ajouté. La capacité de réversibilité est aussi une préoccupation importante de l’Etat et « nous savons que ce n'est pas encore le cas aujourd'hui » a-t-il dit.

L’Etat a commencé sa réflexion sur le IaaS et poursuivra sur le PaaS plus tard. Ce travail a été commencé au début de l'année et l'expérimentation aboutit en ce moment et sera lancée début septembre pendant 6 mois avec un service annexe de l’Etat.

les perspectives

« Elles vont bien au-delà de cette expérimentation » a déclaré monsieur Marzin. « On fait beaucoup de virtualisation aujourd'hui mais c'est assez manuel » a-t-il ajouté, mais « maintenant il faut passer à l'industrialisation et la question est de savoir quel niveau de standardisation pour avoir un réflexe technologique Cloud ». Le système de l’Etat « ce sont des interconnexions massives mais pour un coût qui doit rester marginal dans par rapport à son coût global ». Et l'enjeu est de taille. Dans les 3 ans, « il faudra être capable d'installer toutes nos applications sur le cloud, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l’Etat ». Et c'est notamment le cas de l'open data a-t-il ajouté, car celui-ci "a parfaitement vocation à être intégré dans le cloud".

« J'attends de voir que des grandes banques s'y mettent pour voir si elles gagnent de l'argent » car le système d'information de l’Etat, même s'il n'est constitué que de 10 data centers est massif.

Monsieur Marzin qui représentera la France auprès de l’Europe et sera à Talinn en Juillet a indiqué que « 10 ans c'est très long et [qu’il espérait] bien que nous n'aurons pas à attendre ce délai ». L’investissement est central dans le dispositif informatique de l’Etat, et son SI est « extrêmement complexe avec ses 28.000 informaticiens et des applications d'une extrême complexité » a-t-il précisé. Le back-office fiscal est un outil « qui fonctionne correctement » mais qui est aussi d’une complexité inouïe, par exemple. Il « rêve aussi a la possibilité de créer une bulle d'innovation » qui permettrait à l’Etat de réaliser cette migration dans les 5 ans a-t-il conclu. En s’adressant aux fournisseurs de Coud computing, il les a incités à "[le] faire rêver" de façon à « mettre en place les processus dans un délai plus réduit que ce qui a été fait jusque maintenant » et ce fut son mot de la fin pour cette session introductive des états généraux du cloud 2013.

Yann Gourvennec

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